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Faculté des sciences sociales
Pavillon Charles-De Koninck
1030, av. des Sciences-Humaines
Local 3456-E
Québec (Québec) G1V 0A6

Diplômés

Médaille Georges-Henri-Lévesque
Médaille d'honneur

Depuis 1989, la Faculté des  sciences sociales décerne une Médaille d'honneur à une ou un de ses diplômés.  Cette médaille porte le nom du Révérend Père Georges-Henri-Lévesque, pionner de  la Révolution tranquille au Québec et fondateur, en 1938, de l'École des  sciences sociales, économiques et politiques, devenue par la suite la Faculté  des sciences sociales. La médaille Georges-Henri-Lévesque  veut rendre hommage à des diplômés qui ont apporté une contribution remarquable  à l'avancement de la société, que ce soit ici, au pays ou à l'étranger. Dans le cadre du 75e anniversaire de la Faculté,  une dizaine de médailles Georges-Henri-Lévesque ont été remises à des diplômés

 
Marc Lortie, diplômé du Département de science politique (1971)

Dans le cadre des festivités du 75e anniversaire de la Faculté des sciences sociales, Marc Lortie s’est vu décerner la médaille Georges-Henri-Lévesque le 10 octobre dernier. Détenteur d’un baccalauréat spécialisé en science politique et diplomate de carrière, M. Lortie est l’image même de ce que représente cette distinction et de ce qu’elle vise à honorer. Par son parcours des plus considérables, ce dernier a su se distinguer dans son domaine et c’est avec fierté que le Département de science politique a souhaité lui rendre hommage.

Dès la fin de son baccalauréat en science politique (1971), Marc Lortie s’est joint au Ministère des Affaires étrangères et a été affecté en Tunisie (1973-75) ainsi qu’à Washington (1979-83). Par la suite, en 1985, il est détaché au Cabinet du premier ministre Brian Mulroney pour lequel il est chargé des relations avec les médias avant de devenir secrétaire de presse en 1987. Il fait un retour au sein du service diplomatique en 1989 en travaillant à l’Ambassade du Canada à Paris en tant que ministre-conseiller aux Affaires politiques ainsi que représentant personnel du premier ministre pour la Francophonie. Il est ensuite nommé Ambassadeur du Canada au Chili (1993) et occupe ce poste jusqu’en 1997, moment où il devient « Fellow » au Centre des Affaires Internationales de l’Université Harvard.

M. Lortie retourne ensuite à Ottawa en 1998 pour devenir sous-ministre adjoint pour les Amériques et sherpa pour le troisième Sommet des Amériques en 2001. Pour continuer dans sa lancée, il est nommé Ambassadeur du Canada en Espagne de 2004 à 2007 puis Ambassadeur du Canada en France de 2007 à 2012.

Parmi les nombreuses décorations que Marc Lortie s’est vu décerner au cours de sa carrière, notons celles des gouvernements du Paraguay ainsi que du Mexique. Il a également reçu la distinction de Commandeur de la Légion d’honneur de la République Française en 2012. De plus, il a reçu un doctorat Honoris Causa de l’Université d’Atacama au Chili pour son rôle dans le développement de la responsabilité sociale des entreprises canadiennes dans ce pays

 
Patrick Fougeyrollas, diplômé du Département d'anthropologie (1993)

Le 19 septembre dernier, la Faculté des sciences sociales a décerné la médaille Georges-Henri-Lévesque à M. Patrick Fougeyrollas. Professeur associé au Département d’anthropologie, ce dernier incarne parfaitement ce que cette distinction vise à récompenser et à honorer. Par sa contribution considérable à l’avancement de la société, M. Fougeyrollas a su se distinguer dans son domaine et c’est avec fierté que le Département d’anthropologie souhaité lui faire honneur.

Patrick Fougeyrollas est titulaire d’un doctorat en anthropologie de l’Université Laval et est spécialiste dans l’étude du phénomène de construction sociale du handicap. Il est à la base de plusieurs projets d’envergures et ses réalisations professionnelles sont nombreuses.

De 1979 à 1986, il a développé le secteur de la recherche à l’Office des personnes handicapées du Québec (OPHQ) et a coordonné l’élaboration de la politique À part… égale qui a marqué le Québec et la vie des personnes vivant avec des déficiences. Depuis une trentaine d’années, il est engagé dans le mouvement des droits humains des personnes vivant des situations de handicap. Sur les plans national et international, il est également expert dans le domaine de la réadaptation et de la participation sociale des personnes ayant des incapacités.

M. Fougeyrollas a contribué, avec son équipe de recherche québécoise, au développement conceptuel international dans le domaine du handicap. Ensemble, ils ont développé la classification Processus de production du handicap. Ce modèle conceptuel est innovateur grâce à sa reconnaissance entière des facteurs environnementaux comme déterminants de la qualité de la participation sociale des personnes ayant des différences fonctionnelles.

M. Fougeyrollas est aujourd’hui directeur du soutien aux mandats universitaires de l’Institut de réadaptation en déficience physique du Québec. Il est également chercheur au Centre interdisciplinaire de recherche en réadaptation et intégration sociale. Il est membre fondateur et président du Réseau international sur le processus de production du handicap. Il est également important de souligner que M. Fougeyrollas a été lauréat du Disability Achievement Award en 2005 par l’Association américaine de santé publique pour sa contribution exceptionnelle. De plus, il est le récipiendaire du Prix À part entière 2010 de l’Office des personnes handicapées du Québec ainsi que du Prix pour la région de la Capital-Nationale, décerné tous les deux ans afin de rendre hommage aux personnes qui ont contribué à améliorer la participation sociale des personnes handicapées.

 
Sophie Brochu, diplômée du Département d'économique (1987)

Dans le cadre du 75e de la Faculté des sciences sociales, la présidente et chef de la direction de Gaz Métro, Mme Sophie Brochu, a reçu la médaille Georges-Henri-Lévesque. Cette médaille d’honneur lui a été officiellement remise dans le cadre du 53e congrès annuel de la Société canadienne de science économique auquel madame Brochu participait à titre de conférencière.

« Cette marque de reconnaissance que m’offre la Faculté des sciences sociales de l’Université Laval, ma Faculté, me touche profondément, a affirmé madame Brochu au moment de recevoir la médaille. Je revois la jeune étudiante pleine d’ambition que j’étais et je ressens une grande fierté de constater le chemin parcouru depuis mon passage sur les bancs d’école… »

Madame Brochu est diplômée en sciences économiques de l’Université Laval, à Québec, où elle s’est spécialisée dans le domaine énergétique. Active dans l’industrie énergétique depuis plus de 25 ans, elle a entrepris sa carrière, en 1987, en tant qu’analyste financier chez SOQUIP (Société québécoise d’initiatives pétrolières). En 1992, elle est promue vice-présidente. En 1997, elle se joint à Gaz Métro, en tant que vice-présidente, développement des affaires. En 2005, madame Brochu est nommée vice-présidente exécutive. Depuis 2007, elle occupe le poste de présidente et chef de la direction de Gaz Métro. Elle siège également au conseil d’administration de la Banque de Montréal ainsi que de Bell Canada et de BCE Inc.

 
Paul Ouellet, diplômé de l'École de service social (M.A. 1989)

Le 6 mai dernier M. Paul Ouellet s’est vu décerner la médaille Georges-Henri-Lévesque, une distinction visant à reconnaître sa carrière exceptionnelle et son parcours pour le moins polyvalent et diversifié. Cette médaille visait également à récompenser sa contribution et son implication au sein de la société ainsi que sa détermination à développer un monde plus juste et égalitaire.

Paul Ouellet est détenteur d’une maîtrise en théologie (Université Laval, 1972) et d’une autre en organisation communautaire à l’École de service social (Université Laval, 1989). La recherche et l’établissement d’une société plus juste, voilà les principes clés qui orienteront l’ensemble de sa carrière.

Depuis longtemps, Paul Ouellet est un homme de terrain et un entrepreneur au service de la collectivité. Tout a commencé pour lui dans les années 1970 au cœur du quartier Saint-Roch de Québec en étant d’abord vicaire de la paroisse. C’est un homme progressiste et engagé qui a œuvré dans cette communauté pour ensuite devenir aumônier national du mouvement des travailleurs chrétiens puis, en 1976, participer à la fondation du comité des citoyens de Limoilou. Par la suite, c’est pendant plus de dix ans que l’action communautaire dans le domaine de l’habitation prendra une place d’importance dans sa carrière et fera de lui une personnalité très connue du monde communautaire et associatif de Québec. Il a participé au développement du bien commun en travaillant à structurer des coopératives et des associations.

Au cours des 21 dernières années, Paul Ouellet a occupé deux postes stratégiques dans l’entreprise coopérative que constitue la Caisse d’économie solidaire Desjardins. D’abord responsable du service aux membres particuliers de 1992 à 2007, pour ensuite devenir le directeur général de cette organisation. Il a su contribuer à la forte identité que la caisse s’est forgée au cours des 20 dernières années et il a su incarner la vision et les valeurs de celle-ci avec autant de noblesse que de détermination.

 
Jean Sexton, diplômé du Département des relations industrielles (1968)

Lors du 68e congrès des relations industrielles et dans le cadre du 75e anniversaire de la Faculté des sciences sociales, M. Jean Sexton s’est vu remettre la médaille Georges-Henri-Lévesque, une distinction visant à reconnaît sa carrière exceptionnelle et sa contribution remarquable à l’avancement de la société, au pays et à l’étranger.

Détenteur d’un baccalauréat et d’une maitrise en relations industrielles à Université Laval (1969) et d’un doctorat en relations industrielles au New York State School of Industrial and Labor Relations, Cornell University, Ithaca (1975), il a enseigné au Département des relations industrielles de l’Université Laval de 1972 à 2006. Ses enseignements et travaux de recherche ont surtout visé les politiques publiques en matière de travail (marché du travail), la négociation collective, l’arbitrage de griefs et de différends et l’introduction aux relations industrielles.

Il s’intéresse activement, depuis 1966, à l’industrie de la construction au Québec et ailleurs. Il a participé à trois commissions d’enquête québécoises sur cette industrie (Cliche, Picard-Sexton et Lesage) et s’est impliqué dans de nombreux comités de travail visant la construction québécoise. Il a été, pendant 32 ans, directeur-adjoint et directeur de la revue Relations industrielles / Industrial Relations Journal publiée par le Département des relations industrielles de l'Université Laval . De plus, il fut secrétaire-trésorier (1975-78) et président (1988-89) de l’Association canadienne des relations industrielles qui lui a décerné le prix Gérard-Dion 2006.

Il est membre des comités éditoriaux de l’Industrial Relations Journal (Australie), de l'European Journal of Analysis Policy and Practice (Grande-Bretagne), du Canadian Labour Law Journal, de l’Industrial and Social Relations of South Africa et de la revue Négociations (Paris) tout en étant  chroniqueur pour la revue Constas de l’Association des constructeurs de route et de grands travaux du Québec.

 
Michel Perron, diplômé du Département de sociologie (B.A. 1971 et M.A. 1986)

Le 20 mars dernier, dans le cadre  des 70 ans d’existence du Département de sociologie, M. Michel Perron s’est vu remettre la médaille Georges-Henri-Lévesque. Cette distinction, qui reconnaît sa carrière exceptionnelle et sa contribution remarquable à l’avancement de la société, au pays et à l’étranger, lui a été remise des mains du doyen de la Faculté des sciences sociales, M. François Blais.

Éminent sociologue, M. Perron a complété son baccalauréat (1971) et sa maîtrise (1986) en sociologie à l’Université Laval. En 1997, il a poursuivi ses études de doctorat à l’Université Paul-Valéry Montpellier III en Géographie de la santé, un domaine extrêmement novateur.

Ses recherches sur les déterminants naturels et sociaux des états de santé sur des territoires donnés font de lui un pionner au Québec en matière de sociogéographie de la santé. Plusieurs réalisations de M. Perron, notamment dans le domaine de la santé, nous permettent aujourd’hui de nous attaquer avec efficacité à des problèmes de santé, d’éducation et d’autres besoins de la population. En bref, son œuvre se caractérise par l’innovation sociale et la découverte de nouvelles pratiques sociales.

Le décrochage scolaire fut aussi l’un des objets d’étude et d’intervention sociale de M. Perron. Son approche innovante pour améliorer la réussite scolaire fut une source d’inspiration pour de nombreuses régions du Québec et de l’étranger et lui a valu la reconnaissance et l’estime du milieu de l’éducation québécois. Avec l’intervention de nombreux partenaires, il a même réussi à faire diminuer de façon très significative le décrochage scolaire au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Aujourd’hui professeur au Département des sciences humaines de l’Université du Québec à Chicoutimi et titulaire de la Chaire UQAC – Cégep de Jonquière sur les conditions de vie, la santé et les aspirations des jeunes, M. Perron s’intéresse tout particulièrement à la géographie de la santé, la prévention de l’abandon scolaire, la sociogéographie de l’éducation, la sociologie médicale, la sociologie urbaine et la prévention des maladies génétiques tout en occupant des postes clés au sein d’organismes, de conseils d’administration et de groupes de recherche.

 

 
Pauline Marois, diplômée de l'École de service social (1971)

Mme Pauline Marois est la première femme à exercer la fonction de première ministre du Québec, marquant ainsi une page de l’histoire. Mme Marois est diplômée en service social à l’Université Laval (1971) ainsi que détentrice d'une maîtrise en administration des affaires (MBA) du HEC Montréal. En trente ans de carrière politique, elle a dirigé plusieurs ministères, a occupé les fonctions de vice-première ministre et est devenue première ministre du Québec en 2012.

Pauline Marois a connu une carrière politique très fructueuse. Elle a été députée de La Peltrie, dans la région de Québec, puis de Taillon, dans la région de Montréal, pendant une vingtaine d’années. Elle est la personne qui a occupé le plus grand nombre de fonctions ministérielles dans l’histoire du Québec. Elle est aussi la seule politicienne à avoir été tour à tour ministre de l’Éducation, des Finances et de la Santé. À l’Éducation, Pauline Marois a mis sur pied la maternelle à plein temps et les commissions scolaires linguistiques. Elle a aussi été responsable du portefeuille de la Recherche, de la Science et de la Technologie en 2001-2002, et elle a représenté le Québec à l’international à maintes reprises. Pauline Marois est particulièrement fière d’avoir pu créer les Centres de la petite enfance et les places à contribution réduite.

Parallèlement à sa carrière politique, Mme Marois s’est impliquée au sein de plusieurs organismes communautaires, dont le Forum sur l’emploi de Montréal et Amnistie Internationale. Plus récemment, elle a siégé aux conseils d’administration de l’Université Laval et de la Fondation Paul Gérin-Lajoie.

 

 
Alban D'Amours, diplômé du Département d'économique (B.A. 1962 et M.A. 1965)

Président et chef de la direction du Mouvement Desjardins de 2000 à 2008, M. D’Amours a mis en place un modèle d’affaires coopératif qui conjugue performance financière et performance coopérative, qui suscite l’admiration à travers le monde et dont les assises sont fortement démocratiques.

Diplômé à la maîtrise en économique à l’Université Laval (1965), il a poursuivi ses études de doctorat en sciences économiques à l’Université du Minnesota (1969). Membre de l’Ordre du Canada, Grand Officier de l’Ordre national du Québec, membre de l’Ordre de Malte et de l’Ordre du Mérite coopératif canadien et québécois, il a reçu plusieurs autres prix prestigieux ainsi qu’un doctorat honorifique de l’Université du Québec.

 
François Côté, diplômé du Département de science politique (1978)

Secrétaire général sortant de l’Assemblée nationale du Québec, M. Côté a été au coeur de l’application et de l’interprétation de règles de procédures qui encadrent le fonctionnement de l’institution parlementaire en plus de mettre en place d’importantes propositions de réformes parlementaires. Diplômé à la maîtrise en science politique à l’Université Laval (1978), il a joué un rôle de premier plan dans la création de la Chaire de recherche sur la démocratie et les institutions parlementaires et dans la mise sur pied du Programme des pages. Il a également été agent de recherche et de planification socioéconomique à la Direction de la recherche et des politiques du Ministères des Affaires municipales.

François Côté a également reçu l'insigne de Commandeur de l'Ordre de la Pléiade le 19 mars dernier. Le président de l'Assemblée nationale, Jacques Chagnon, qui assure également la vice-présidence de l'APF, a remis l'insigne au récipiendaire qui a contribué au « rayonnement de la langue française au Québec et à l'étranger ».