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Faculté des sciences sociales
Pavillon Charles-De Koninck
1030, av. des Sciences-Humaines
Local 3456-E
Québec (Québec) G1V 0A6

Diplômés

Témoignages de diplômés

 

Natalie TremblayClaude Bernatchez
Nicolas VonarxAlban D'Amours
Jean-François BouletLucie Tessier
Soeur Louise BellavanceRégis Labeaume
François Blais
 
Louise Bellavance, Directrice générale du centre Signes d'espoir, diplômée à la maîtrise en service social - Service social - 1990 - 1991

« Mon nom est Louise Bellavance, s.c.q. et j’appartiens à la congrégation des Sœurs de la Charité de Québec. J’ai terminé ma maîtrise en administration des services sociaux à l’Université Laval en 1991. J’ai donc amélioré ma gestion des différents secteurs d’activités du Centre Signes d’Espoir, l’organisme que j’ai fondé en 1979.

Aujourd’hui, je suis très fière d’unir mes compétences avec des personnes aimantes et désirant redonner la dignité à des êtres moins favorisés par la vie. Je tiens à remercier tout particulièrement les professeurs Martin Poulin et André Beaudoin pour leur  professionnalisme et leur soutien tout au long du développement de mon essai.

La personne, qui pour moi, a été un mentor et un modèle très important est nul autre que Georges-Henri Lévesque, fondateur de la faculté des sciences sociales. Si les grands hommes se reconnaissent à la qualité de leur être et au rayonnement de leurs actions, ils deviennent souvent une source puissante d’inspiration pour quiconque aspire à un certain dépassement. Ayant été récipiendaire de sa médaille, alors qu’il était encore vivant, j’ai été émerveillée par sa grandeur d’âme, sa simplicité, sa fierté d’aider son prochain, son amour des gens et son désir profond de redonner à l’être humain sa dignité.

Pour ce qui est de mon choix de carrière en service social, j’ai toujours été attirée par des gens moins nantis et j’ai voulu que leur vie soit plus agréable. J’ai fondé un Centre communautaire dans le but de permettre à des gens sourds d’avoir un milieu de vie spécialisé en surdité. Différents services ont été développés, entre autres des services de réadaptation, d’adaptation, de participation et d’intégration sociale, par le biais d’un centre de jour, d’un atelier de travail adapté, de deux maisons d’hébergement et d’un service psychosocial.

Bravo au fondateur du département des sciences sociales et à tous les dirigeants qui ont contribués à l’avancement et au maintien de ce secteur, si important encore aujourd’hui. Plus que jamais, la société a besoin de professionnels qualifiés comme vous et passionnés du bien-être des gens. »

 
Janot Gosselin, Diplômé Baccalauréat en sociologie - Sociologie - 1977 - 1980

« De la même cuvée de finissants que le maire Labeaume en 1980, j'ai beaucoup apprécié mon passage en sociologie à la Faculté des sciences sociales de l'Université Laval. Arrivé à l'hiver 1977, suite à une grève ayant duré tout l'automne précédent, il s'est tissé des liens particuliers entre les professeurs et les étudiants et entre les étudiants eux-mêmes qui ont créé un environnement particulier. L'enseignement prodigué par les Fernand Dumont, Simon Langlois et autres ont marqué mes apprentissages et laissé des souvenirs impérissables. Oeuvrant depuis bientôt 28 ans comme organisateur communautaire dans le CSSS de mon coin de pays (Lac-Mégantic), j'ai été à même de mettre à profit tous les types de savoir acquis tout au long de ma formation. Enfin, merci et longue vie à la Faculté des sciences sociales et à son département de sociologie !!! »

 
Louise-Andrée Truchon, Diplômée en sociologie - Sociologie - 1975 - 1978

« Que de beaux souvenirs et quelle richesse pour l'esprit que d'avoir eu la chance de cotoyer des maîtres comme Jean-Charles Falardeau, Fernand Dumont, Marc-Andrée Lessard, Pierre St-Arnault et bien d'autres.

La qualité de la formation que j'ai reçue m'a permis d'occuper des emplois dans mon domaine d'activités jusqu'à mon dernier emploi à l'Université Laval depuis quelques années.

Je souhaite une longue vie à la Faculté des Sciences Sociales et quel magnifique milieu de vie pour les étudiants etétudiantes et pour tous ceux et celles qui y travaillent.

Merci ! »

 
Louis Simon Corriveau, Diplômé Bac en sociologie, Diplômé Maîtrise en sociologie - Sociologie - 2007 - 2012

« Il ne m’a fallu qu’une semaine ou deux avant que la partie ouest du pavillon Charles-de-Koninck devienne ma seconde maison, un lieu de confort et de réconfort. Combien d’heures y ai-je passé? Combien de discussions enflammées ces murs ont-ils entendus? Combien d’étudiants épuisés les confortables fauteuils du hall des Sciences sociales ont-ils accueillis? Comme tant d’autres, j’ai trouvé refuge dans ce petit monde où je me sentais entouré de personnes qui partageaient, avec moi, rêves et ambitions. Plus qu’un milieu intellectuel, la Faculté des Sciences sociales (FSS) est devenue un milieu de vie. Mais par-dessus tout, j’y ai trouvé une passion pour la connaissance, une soif inassouvissable de savoir, un appétit tellement gourmand pour de nombreux thèmes que j’ai développé une « boulimie livresque », comme s’amusait à dire un ancien collègue. Riche, stimulante et vivante, la FSS a su combler les attentes d’un jeune cégépien curieux qui ne savait trop à quoi s’attendre de la vie universitaire. En cinq ans, j’y ai appris à panser les maux de la vie et du monde par des mots; j’y ai compris l’importance de la pensée; j’y ai affuté l’art de la parole et de la rhétorique. J’en ressors heureux et quelque peu nostalgique, enviant même ceux qui, sans savoir ce qui les attend, entreront dans cet univers pour en ressortir changés. »

 
Hubert Laforge, Doyen de la Faculté des science sociales de 1984 à 1988 - Direction

Retour du Père Lévesque à sa faculté

« Mon premier jour dans le grand bureau de doyen commença fort calmement. Ma secrétaire Anne-Marie Larouche veillait à tout. Les divers bureaux de vice-doyens et des directions de départements et d’écoles bourdonnaient d’une rassurante activité. Aucun professeur ou étudiant à ma porte (seul m’attendait un mot de ce cher Léon Dion qui de Paris « sollicitait une audience au nouveau doyen » … ). À se demander si vraiment un doyen était utile à quelque chose ! Me vint alors l’idée de donner un coup de fil au fondateur de la faculté, le Père Georges-Henri Lévesque, alors âgé de quatre-vingts ans et résidant au couvent montréalais des Dominicains. Je ne le connaissais que de réputation. Lui ne me connaissait pas. Une conversation que je prévoyais durer quelques minutes se prolongea près d’une heure. Ce fut le début d’échanges réguliers et d’une amitié qui durera jusqu’à son décès survenu en janvier 2000. Son vœu souvent exprimé de voir le nouveau millénaire serait exaucé.

Mon premier geste à son endroit fut de l’inviter au lancement des événements du 45ième de la faculté et dont le premier fut le transfert de son portrait par Iacurto depuis la salle du Conseil jusqu’au centre du hall de la faculté. Étant donnée la valeur du tableau, le Secrétaire de la faculté Paul-Émile Roy veilla à le protéger dans une montre sous clé. Le Père Lévesque me fit discrètement observer que ce portrait lui avait été offert par ses étudiants dans les années ’40 et qu’on devrait peut-être le reconnaître comme sa propriété. Je n’eus pas de difficulté à le convaincre de le considérer comme un don de sa part à l’université. Il en fut de même un peu plus tard pour ses archives personnelles, en cours de pré-archivage à Montréal grâce au Prix Molson qu’il venait de recevoir du Conseil des arts du Canada. Le Père Lévesque les destinait aux Archives nationales à Ottawa. Mais il n’offrit pas de résistance à ma suggestion, faisant valoir qu’elles y seraient bien davantage consultées, de les offrir plutôt aux Archives de l’université.

Au cours d’échanges subséquents, le Père Lévesque m’apprit qu’il n’était pas revenu à l’Université Laval depuis qu’il considérait en avoir été écarté au milieu des années ’50 par un subterfuge de résolution du Conseil limitant dorénavant à deux le nombre des mandats d’un doyen. Comme il se voyait le seul concerné et étant données ses relations parfois tendues avec les autorités politiques, il avait compris le message. Il s’était alors tourné vers d’autres champs d’activité : la création et la vice-présidence du Conseil des arts du Canada, la fondation de la Maison Montmorency, la création de l’Université du Rwanda.

Une action majeure du recteur Jean-Guy Paquet fut la mise sur pied d’une grande campagne de souscription. Je m’y investis avec enthousiasme en faveur de la faculté. Voulant tirer avantage de nos forces et de l’influence des amis de nos amis je pris l’initiative de créer le Fonds Georges-Henri-Lévesque et de faire appel au Père pour orienter mes coups de fil de sollicitation. Les cinquante-huit personnalités contactées me répondirent toutes par un « oui » spontané, dont les Jean Marchand, John Meisel, Jean Pelletier, Simone Chartrand, John Kenneth Gaibraith, Alfred Rouleau, Guy Rocher, Arthur Tremblay, Pierre Valcour. Près d’un demi-million de dollars furent rassemblés. Vingt-cinq ans plus tard la faculté continue chaque année de disposer des revenus du capital administré par la fondation de l’université. Complémentaire à cette action, j’ai eu en 2012 le privilège de signer, à titre de président de la Fondation du patrimoine laurentien, une entente faisant don à l’UL de ses archives et du résidu de ses avoirs financiers. À cette fin, un sous-fonds a été constitué au sein du Fonds Georges-Henri-Lévesque et donc placé sous la responsabilité de la Faculté des sciences sociales. Je remercie vivement pour leur collaboration le doyen François Blais ainsi que la directrice Carole Saulnier des Archives et le directeur général Yves Bourget de la Fondation de l’université. Je suis heureux aussi de rappeler l’initiative de la Fondation du patrimoine laurentien et la collaboration de la faculté pour la désignation d’une rue de Québec et l’érection d’un monument à la mémoire du Père Lévesque entre les pavillons De Konink et Bonenfant.

Le retour du Père Lévesque à sa faculté fut particulièrement apprécié en 1988 au cours des événements du cinquantenaire : colloque sous sa présidence d’honneur et celle de la gouverneure générale Jeanne Sauvé, vidéo-entretien entre le doyen-fondateur et le doyen d’alors réalisé par Louise Sasseville, Marise Thivierge et Gérard Duhaime, archivage des documents de la faculté sous la responsabilité du directeur des archives Guy Dinel, publication de l’histoire de la faculté sous la direction d’Albert Faucher.

Parcours international

 Mon ouverture sur le monde remonte à bien avant mon arrivée à la direction de la faculté. L’initiative canadienne d’étendre la coopération internationale aux pays francophones avait été pour moi l’occasion en 1962 de laisser un enseignement peu stimulant dans une école normale sous l’emprise du clergé, pour me retrouver au Cambodge, avec Florence, en total dépaysement géographique, économique, culturel. Ce pays, récemment sorti du colonialisme français (tout en maintenant d’excellentes relations avec l’ancienne métropole) m’ouvrait une fenêtre lumineuse sur l’Extrême-Orient. Les deux années passées là-bas, avec séjours au Vietnam alors en guerre, en Thaïlande, à Hong Kong, au Japon, se révélèrent une véritable école. Elles précédèrent mes études de doctorat à Ottawa et furent suivies de trois années tout aussi formatrices, en pays arabo-musulman, la Tunisie.

De me retrouver à la direction d’une faculté des sciences sociales en interaction avec des collègues de disciplines variées dont chacune comporte un important volet international, me fit me sentir en milieu naturel. Rapidement le doyen que j’étais n’hésita pas, pour l’avancement de sa faculté, à s’impliquer de façon spéciale pour apporter « l’appui institutionnel qui fait parfois la différence ». Je citerai deux exemples : le programme de maîtrise en relations internationales et celui de coopération avec la Chine.

Création de la maîtrise québécoise en relations internationales prélude à celle de l’Institut québécois des hautes études internationales

 Le gouvernement du Québec souhaitait voir s’instaurer un programme d’études de maîtrise pour la formation de spécialistes des questions internationales en sciences politiques, économiques, juridiques. Une première tentative quelques années auparavant, sous René Lévesque, n’avait pas abouti. Les collègues de sciences politiques et de droit, comme ceux de Montréal, se mirent, chacun de leur coté, à la rédaction d’un projet. Vint ensuite le moment de présentation devant une commission de sélection du Ministère, le tout devant se passer à Montréal. Les collègues d’ici, confiants dans leur travail, mais conscients aussi des arguments en particulier économiques que les spécialistes de la métropole ne manqueraient pas de faire valoir, eurent l’idée de ma demander de participer à la présentation. Pour la même raison j’invitai le vice-recteur Michel Gervais à m’accompagner. Ce qu’il accepta sans hésiter. Le reste fait partie de l’histoire. La partie montréalaise réunissait seulement des professeurs et spécialistes. Aucun représentant de la direction de l’Université de Montréal ne s’étant déplacé. Mais la délégation de Québec avait avec elle une « arme secrète » qui me dit-on emporta la mise : l’appui visible et l’engagement fervent d’un vice-recteur et d’un doyen. Comme on le sait, ce programme de maîtrise devait mener à la création de ce que l’on connaît aujourd’hui comme l’Institut québécois des hautes études internationales qui réunit des spécialistes de six facultés et des collaborateurs de nombreux pays.

Missions à Shanghai et à Pékin

 Les collègues de sciences politiques entretenaient déjà des collaborations avec la Chine. Il s’agissait de les poursuivre et développer. Le professeur Hervouet n’eut guère de difficulté à me convaincre de me rendre là-bas durant le congé des Fêtes 1985-86 afin d’y rencontrer les autorités de l’Université internationale de Shanghai et celles de l’Institut de diplomatie de Pékin. Cette mission qui me ramenait à l’Asie de mes débuts de carrière ne pouvait davantage m’enchanter. Les collègues avaient, d’ici, admirablement préparé mes rencontres. Pour ma part, je m’y étais préparé en écoutant-répétant une trentaine de phrases de mandarin durant mes allers et retours entre résidence et université tous les jours de l’automne précédent. De telle sorte qu’en descendant là-bas de l’avion j’avais pu décliner spontanément et avec aisance les formules de circonstance. Au point que mes hôtes crurent comme ils le disaient « en ma parfaite connaissance » de leur langue avant d’accepter mes profondes limites et bien vouloir dialoguer en anglais habituellement ou en français parfois. Mais la glace était rompue et la mission se révéla plus que chaleureuse et productive. Cette expérience marqua le début d’une orientation de recherche sur la dimension psychomotrice du langage qui devait me conduire, pour tester les bases scientifiques proposées, à l’apprentissage jusqu’à niveau fonctionnel, de l’espagnol, du portugais et aussi de … l’arabe.

Le deuxième volet de cette mission en Chine se déroula à l’Institut de diplomatie de Pékin. L’objectif était de convaincre les autorités de choisir le Québec plutôt que la France pour son programme de formation en langue française de leurs futurs diplomates. Mon exposé sur les compétences et le projet de mes collègues eut son effet puisqu’il fut retenu. Avec espoirs d’engagements financiers de près d’un million de dollars de la part de chaque pays. Durant le repas d’adieu, assis à son côté, je proposai au directeur de l’Institut que nous signions sur le champ une courte lettre indiquant notre accord et les démarches respectives à entreprendre. Il exprima sa satisfaction pour cette suggestion simple et concrète. Je rédigeai à l’endos du menu un court texte que le directeur tendit à un assistant pour qu’il soit dactylographié. Je prévins mon interlocuteur que de notre côté il faudrait au moins six mois, peut-être même un an, pour convaincre Ottawa d’accepter le projet et de payer sa part. Je lui demandai alors combien de temps il pensait prendre pour obtenir de ses propres autorités approbation et financement. Je ne pouvais qu’imaginer le gigantisme et la lourdeur de la machine gouvernementale de l’Empire du Milieu. Avec un fort aimable sourire et une voix très douce il me répondit : « Moi, c’est fait; vous savez, je suis bien sûr le directeur de l’Institut de diplomatie mais je suis aussi le président de l’Assemblée nationale chinoise ». J’en tombai quasi de mon siège… !  »