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Nouvelles

Les Québécois sont heureux, conclut une enquête

23 septembre 2013

Par Annie Mathieu
Le Soleil

En moyenne, les Québécois évaluent leur bonheur à 7,1 sur 10. Sans surprise, ceux qui ont un portefeuille bien garni, des relations sociales et amoureuses harmonieuses ainsi qu'un boulot qui les satisfait sont plus heureux. À l'inverse, les paumés et les célibataires dégringolent dans l'échelle.

Ce sont là quelques constats tirés d'une vaste enquête sur la justice sociale menée par le directeur du Département de sociologie de l'Université Laval, Simon Langlois. Selon le professeur, ce score de 7,1 est comparable à ceux des pays du Nord de l'Europe, où les citoyens ont la réputation d'être particulièrement épanouis. 

S'il n'y a pas de lien entre le sexe d'un individu et sa perception du bonheur, l'âge joue cependant pour beaucoup. «Au début du cycle de vie et vers la retraite, on se dit davantage heureux qu'en milieu de vie», constate le chercheur.

Durant cette dernière période, l'insatisfaction et le stress liés au travail ainsi que sa conciliation avec la famille ont un impact sur le bien-être des Québécois. «Mais le sentiment de bonheur va remonter une fois les obligations familiales réduites», souligne Simon Langlois. C'est aussi vers la fin de la carrière que les gens acceptent davantage leur situation professionnelle.

L'importance de l'argent
Par ailleurs, les Québécois ne sont pas différents des autres, puisque l'argent est l'un des facteurs déterminants sur l'évaluation qu'ils font de leur bonheur. Et plus ils en ont, mieux ils se portent. Ce résultat n'étonne pas le chercheur, puisque dans une société de consommation, ce sont les billets de banque qui donnent accès aux biens et services, rappelle-t-il.

Mais la manière dont les habitants de la Belle Province gagnent leurs sous a aussi son importance. Les Québécois qui exercent des métiers professionnels, les cadres et ceux qui ont un emploi «intermédiaire» s'estiment plus heureux. Il en va de même pour ceux ayant décroché davantage de diplômes et qui se croient «bien traités» au travail. Les personnes dites «en mobilité sociale» se situent également plus haut dans l'échelle du bonheur, particulièrement ceux qui ont le sentiment d'avoir mieux réussi que leurs parents.

Les célibataires, les chefs de famille monoparentale et les gens vivant en colocation se disent moins heureux que ceux vivant en couple. Et dans cette dernière catégorie, ce sont ceux sans enfants qui évaluent leur bonheur à la hausse.

À noter, beaucoup d'entre eux sont des parents dont les enfants ont quitté le nid familial. Au-delà du statut matrimonial, la qualité des relations sociales et de celles avec les proches joue finalement pour beaucoup dans la manière dont les Québécois évaluent leur bonheur.

D'autres résultats de l'enquête menée par Simon Langlois seront dévoilés au cours des prochaines semaines. Un «échantillon représentatif» de 2727 Québécois a été interrogé en mai 2013 par le biais de la firme Léger.

Source : Journal Le Soleil
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