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Nouvelles

Salaires à Sainte-Brigitte-de-Laval: «Au-delà de tout entendement», dit un expert

10 décembre 2013

Roch Laflamme, directeur du Département des relations industrielles de l'Université Laval, considère les récentes augmentations salariales consenties aux cadres de la Ville de Sainte-Brigitte-de-Laval comme «un total manque d'éthique face à la population».

Le Soleil rapportait jeudi que le conseil municipal sortant de la petite ville située au nord de Québec a signé un contrat de travail de longue durée avec le directeur général, Gaétan Bussières, quelques semaines avant les dernières élections municipales.

La nouvelle entente, bonne jusqu'en 2018, inclut des hausses salariales à l'échelle et annuelles, des semaines de vacances supplémentaires et une clause de congédiement pouvant coûter 500 000 $ à la municipalité. Les autres cadres ont également obtenu des augmentations dépassant les 10 %.

Pour une petite municipalité, «c'est faramineux, les sommes qu'on s'est versées. C'est au-delà de tout entendement», constate M. Laflamme.

 

«Total manque d'éthique»

Les municipalités de même taille (environ 6000 habitants) de la région de Québec n'offrent d'ailleurs pas des conditions aussi généreuses. Selon le professeur, il aurait été facile de s'en rendre compte. Des firmes privées peuvent produire des études comparatives pour 5000 $ environ, évitant à un employeur d'accéder aveuglément aux demandes de ses employés et de sombrer dans la surenchère.

Le spécialiste des ressources humaines dit avoir reconnu à Sainte-Brigitte une pratique des grands partis politiques provinciaux ou fédéraux. «On récompense les gens pour services rendus, on les nomme permanents, pis c'est l'autre gouvernement qui arrive qui est pris avec ça. Ça pose problème. Et dans ce cas-là, c'est un total manque d'éthique face à la population, face aux commettants. Imaginez les nouveaux élus : ils n'auront aucun support de ces gens-là», fait valoir M. Laflamme.

Selon lui, il n'y a pas moyen de revenir sur cette entente, à moins que les employés visés n'y consentent sous la pression politique et populaire. Pas moyen non plus, dans une petite municipalité, de «tabletter» des gens qui mettraient des bâtons dans les roues au nouveau conseil municipal, car la force de travail est restreinte. Le seul point qui demeure contestable, selon lui, c'est la prime qui pourrait être versée au directeur général qui serait congédié pour incompétence ou infraction criminelle. Dans ces conditions, Sainte-Brigitte pourrait en faire l'économie, d'après lui.

Source: Le Soleil

Publié le 10 décembre 2013