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Nouvelles

À l'ère du Polimètre

12 décembre 2013

Grâce à un nouvel outil de recherche, il est maintenant possible de connaître le niveau de réalisation des promesses électorales des partis politiques au pouvoir

En 15 mois au pouvoir, le gouvernement du Parti québécois a réalisé, ou réalisé en partie, près de la moitié de ses promesses électorales. En août dernier, la proportion s’élevait à 36%. Ces statistiques sont tirées du Polimètre, un nouvel outil d’analyse et d’information mis au point par les chercheurs du projet Poltext hébergé par le Centre d’analyse des politiques publiques de la Faculté des sciences sociales.

«La méthode que nous avons mise au point permet d’évaluer le niveau de réalisation des promesses contenues dans les programmes électoraux des élus politiques, explique François Pétry, professeur au Département de science politique et idéateur du Polimètre. Notre objectif est de suivre la réalisation de ces promesses de façon évolutive.» Selon lui, le Polimètre permet aux citoyens, aux médias et aux chercheurs d’accéder de manière conviviale à une information politique objective, transparente et fiable. «La grande utilité du Polimètre, dit-il, est d’offrir un tableau complet, clair et à jour. Les résultats de nos recherches documentées permettent de faire des choix plus éclairés basés sur des faits.»

Depuis son élection, le gouvernement Marois a entièrement réalisé le cinquième de ses promesses électorales, soit 24 sur 113. Les promesses en voie de réalisation ou partiellement réalisées sont au nombre de 28, ce qui correspond au quart de l’ensemble de ses engagements électoraux. Par ailleurs, près de la moitié des engagements demeure en suspens. Enfin, huit promesses ont été rompues.

Pour être considérée comme réalisée, une promesse doit être suivie d’une action gouvernementale officiellement sanctionnée, comme une loi ou un règlement. On peut penser ici à la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2 décrétée par le gouvernement Marois. Un engagement est classé «en voie de réalisation ou partiellement réalisé» si une action pour le réaliser, par exemple le dépôt d’un projet de loi, a été officiellement entreprise. Un exemple est le branchement à l’Internet haute vitesse des citoyens de toutes les municipalités. Une des nombreuses promesses «en suspens» du gouvernement péquiste consiste en l’élargissement du mandat de la Caisse de dépôt et placement du Québec. Enfin, une promesse est considérée comme «rompue» lorsque, par exemple, le gouvernement a décidé de remettre sa réalisation à plus tard. Pour le gouvernement actuel, l’abolition de la taxe santé de 400$ par famille est l’un de ces engagements.

Le Polimètre contient l’ensemble des 113 promesses électorales du Parti québécois. En cliquant sur chacune d’elles, une ou plusieurs citations apparaissent en appui. Ces citations proviennent des communiqués de presse du gouvernement, des articles de loi et d’autres sources officielles ou journalistiques. Les chercheurs ont analysé près d’un millier de communiqués de presse diffusés par le gouvernement Marois ainsi que le contenu des sites des ministères et agences gouvernementales.

Selon François Pétry, les résultats se comparent assez bien à ceux de différents gouvernements, au Canada comme à l’étranger, durant une période de temps semblable. «Diverses études, précise-t-il, révèlent qu’en moyenne les gouvernements démocratiques, même minoritaires comme le gouvernement Marois, bouclent leur mandat avec 65 à 70% de promesses réalisées. Avec tous les projets en marche, je pense que le pourcentage de promesses réalisées par ce gouvernement va augmenter sensiblement.»

Une équipe de veille suit l’activité du gouvernement péquiste. Les scores du Polimètre sont modifiés toutes les deux semaines pour tenir compte des nouvelles actions du gouvernement. Un second projet monopolise actuellement l’attention des chercheurs, celui du Polimètre relatif au gouvernement Harper. Près de 10 000 communiqués de presse diffusés par le gouvernement conservateur fédéral sont en cours d’analyse. Les résultats devraient être mis en ligne fin janvier, début février 2014.

«De 2008 à 2011, rappelle François Pétry, Stephen Harper dirigeait un gouvernement minoritaire. Plusieurs initiatives n’ont pas passé. Mais une fois majoritaire, après mai 2011, Harper n’a pas eu de difficulté à les passer puisqu’elles étaient déjà dans le pipeline. Après 18 mois, ce gouvernement avait déjà rempli 65% de ses promesses.»

 
On peut consulter le Polimètre relatif au gouvernement Marois à l’adresse suivante: www.poltext.org/fr/polimetre/marois
 
Source: Le Fil
 
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