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Nouvelles

Une douleur dans la nuit

28 janvier 2014

Près de la moitié des patients qui se présentent à l'urgence avec une douleur thoracique qui n'est pas causée par une anomalie cardiaque ou par un autre problème physique souffrent d'insomnie. De plus, l'intensité de cette douleur est proportionnelle à la sévérité de leurs troubles de sommeil et au dérangement qu'elle leur occasionne dans la vie quotidienne. Voilà les étonnants constats livrés par une équipe de l'Université Laval et de l'UQAM dans un récent numéro de la revue Psychosomatics.

Les chercheurs ont étudié 324 patients qui s'étaient présentés à l'urgence avec une douleur thoracique pour laquelle l'électrocardiogramme et les tests biochimiques se sont révélés négatifs. Ils les ont invités à remplir des questionnaires portant sur l'insomnie, l'anxiété et la dépression.

Leurs analyses révèlent que 44% des répondants présentent des symptômes nets d'insomnie. Ces problèmes de sommeil n'étaient pas forcément liés à un trouble de l'humeur ou à l'anxiété. L'intensité de la douleur thoracique ressentie par les sujets était davantage liée à l'insomnie que ne l'étaient leurs scores d'anxiété ou de dépression. «L'insomnie pourrait donc jouer un rôle important dans le développement et la récurrence des douleurs thoraciques inexpliquées», souligne l'auteure principale de l'étude, Geneviève Belleville, de l'École de psychologie.

Les douleurs thoraciques inexpliquées constituent un problème de santé publique important. Aux États-Unis, elles occasionnent environ 2,5 millions de consultations médicales chaque année. Dans près de la moitié des cas, il s'agirait d'attaques de panique qui échappent au diagnostic des médecins. Il faut souvent plus de dix ans avant qu'une personne aux prises avec ce problème reçoive un diagnostic adéquat.

«Si on retourne ces patients chez eux en leur disant que nous ne savons pas ce qu'ils ont, il y a de fortes chances pour qu'ils reviennent consulter ultérieurement, fait valoir la professeure Belleville. En leur posant quelques questions supplémentaires au moment de leur visite à l'urgence, on pourrait déterminer si ces personnes souffrent d'insomnie ou d'attaques de panique et, au besoin, les référer à des professionnels en mesure de les aider.»

L'étude publiée dans Psychosomatics est signée par Geneviève Belleville et Guillaume Foldes-Busque, de l'École de psychologie, Julien Poitras et Richard Fleet, de la Faculté de médecine, et leurs collègues de l'UQAM, Jean-Marc Chauny, Jean Diodati et André Marchand.

Source: Jean Hamann, Le Fil