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Nouvelles

Une étudiante de la Faculté se distingue!

29 janvier 2014

Étudiante et stagiaire postdoctorale à la Faculté de psychologie, Cindy Chamberland a reçu le prix Mitacs pour son projet de recherche mené de pair avec le concepteur de jeux vidéo Ubisoft Québec. Ce prix récompense les jeunes chercheurs qui, par les réalisations exceptionnelles de leurs travaux de recherche, ont contribué à l'innovation industrielle, à la création de produits et de services et à la transformation de la vie des Canadiens. Les études de l'étudiante portent sur le rapport entre le mouvement oculaire des joueurs et l'expérience de jeu. En analysant ce mouvement, celle-ci a découvert que les joueurs étaient plus susceptibles d'abandonner la partie lorsque certains renseignements leurs échappaient.

Une première collaboration entre l'industrie du jeu vidéo et la psychologie cognitive permet d'envisager une éventuelle personnalisation du jeu vidéo en fonction des capacités cognitives des utilisateurs.

À l'aide de ses recherches menées en collaboration avec Ubisoft, Cindy Chamberland souhaitait établir des critères objectifs permettant d'évaluer les jeux vidéo. Ces derniers sont habituellement évalués par les utilisateurs selon des critères d'appréciation subjectifs.

Selon la chercheuse, suivre le mouvement des yeux des joueurs durant les parties peut procurer certaines informations utiles pour l'industrie du jeu vidéo qui souhaite améliorer l'expérience des utilisateurs.

« Les gens qui performaient mois bien, lorsqu'on voyait les mouvements oculaires, ils focalisaient sur des informations qui étaient non pertinentes à l'écran. C'était un jeu de stratégie, donc il y a certaines zones critiques qui n'étaient pas regardées par ces joueurs-là, ce qui fait que les performances étaient moins bonnes et qu'ils pouvaient se désintéresser du jeu », explique Mme Chamberland.

Ainsi, identifier les processus cognitifs des utilisateurs face au jeu permet d'envisager des ajustements afin d'augmenter la performance des joueurs, et donc leur intérêt pour le jeu.

Dans le futur, les paramètres du jeu pourraient donc être adaptés aux capacités cognitives des joueurs, soulève Mme Chamberland.

« L'humain a des limites cognitives et souvent, le développeur ne va pas nécessairement en prendre compte pour développer le jeu vidéo. C'est comme un pilote dans un cockpit. Il y a une panoplie de cadrans, mais l'humain ne peut pas traiter toutes ces informations, il y a un tri qui doit être fait, donc c'est la même chose pour les jeux vidéo. Il ne faut pas trop en demander au joueur, il faut tenir compte de ses limites cognitives. Dans l'avenir, on va essayer d'adapter le jeu aux capacités de la personne », pense la chercheuse.

Source: Le Fil

Entrevue Mitacs