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Nouvelles

La météo québécoise: entre danger mortel et bouée de sauvetage

11 février 2014

C’est bien connu : les Québécois se préoccupent beaucoup de la météo et de la température. Ce qui l’est moins par contre, ce sont les possibles raisons qui expliquent ce phénomène. 

Croyez-le ou non, mais selon le bilan annuel de l’actualité élaboré par Influence Communication, le poids média de la météo au Québec en 2013 (1,52%) a été plus élevé que celui des nouvelles internationales (0,81%), de la pauvreté (0,13%) et des questions autochtones (0,05%) réunies. Encore plus surprenant, la météo au Québec pour cette même année a été respectivement trois fois et quatre fois plus populaire qu’au Canada (0,51%) et qu’à l’international (0,37%).

La météo peut  faire office de bouée de sauvetage à laquelle se rattacher en société. Comme l’explique Sylvie Lacombe à Impact Campus, professeure au Département de sociologie de l’Université Laval, « les gens ont besoin de sujets de conversation sur lesquels leur intégrité ne sera pas mise en jeu ». D’ailleurs, note-t-elle, chaque société possède ces lieux communs « sur lesquels il est possible de se rabattre sans se mettre les pieds dans les plats ou commettre un impair».

Paradoxalement, ce souci marqué pour les questions d’ordre météorologiques constitue peut-être un réflexe de survie. En effet, dans son livre Guide de survie des Européens à Montréal, l’auteur Hubert Mansion avance la théorie selon laquelle l’hiver et le froid québécois ne sont pas seulement des inconvénients comme en Europe, mais bien d’authentiques dangers mortels. « On peut périr du froid comme étouffé sous la neige. Le verglas peut paralyser et faire mourir de faim », écrit-il. À noter que la remarque peut tout aussi bien s’appliquer à l’été québécois et à ses humides canicules.

Source: Impac Campus