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Nouvelles

Une médaille olympique, ça se paye!

11 mars 2014

Une étude en économique suggère que le succès olympique est proportionnel aux efforts financiers publics dans le sport

Au moment où les Jeux olympiques d'hiver battaient leur plein à Sotchi, un étudiant à la maîtrise en économique présentait des résultats de recherche préliminaires sur le coût d'une médaille olympique sous l'angle des investissements publics dans le sport. Il a fait sa communication le 21 février au pavillon La Laurentienne à l'occasion de la Journée d'économie appliquée 2014. Cette activité était organisée, entre autres, par l'Association des économistes québécois et le Centre interuniversitaire sur le risque, les politiques économiques et l'emploi.

Paul Blais-Morisset a étudié jusqu'à présent une cinquantaine de pays ayant participé aux Jeux olympiques d'été de Londres en 2012. Ses directeurs de recherche sont les professeurs Bernard Fortin et Vincent Boucher, du Département d'économique. Les nations étudiées par l'étudiant se trouvent dans l'ensemble des régions du monde. Selon Paul Blais-Morisset, l'investissement public dans le sport a forcément un effet positif sur le succès olympique d'un pays. «Mon projet de recherche n'est pas terminé, explique-t-il, mais les résultats préliminaires semblent indiquer qu'un pays qui double son investissement dans le sport obtient, en moyenne et selon la modélisation employée, trois médailles supplémentaires aux Jeux d'été. Ce résultat me semble assez réaliste à la lumière des données colligées. Dans le même sens, un pays déjà médaillé qui augmente du tiers son investissement annuel obtiendra en moyenne une médaille de plus aux JO d'été.»

Deux raisons ont poussé l'étudiant vers ce sujet de recherche. D'une part, le financement de l'élite sportive est très peu documenté. D'autre part, ce financement soulève plusieurs questions de nature économique. En 2012-2013, le gouvernement canadien a affecté 212 M$ au soutien aux sports, aux athlètes et aux événements sportifs. Ce montant ne couvrait pas les investissements dans les infrastructures sportives.

Depuis les années 1970, certains chercheurs ont tenté de cerner les déterminants du succès olympique. Ball, par exemple, insiste notamment sur le poids démographique du pays. «Plus le bassin d'athlètes prometteurs est grand, soutient Paul Blais-Morisset, meilleures sont les chances de trouver des champions tels que Michael Phelps et Ian Thorpe en natation.» Selon Levine, ce déterminant pèse pour environ 40% du succès. Clarke, lui, avance que les Jeux ont un effet direct et positif sur les athlètes du pays hôte. Ces derniers sont stimulés par le fait de se produire devant des compatriotes. Et ils n'ont pas à s'ajuster au décalage horaire. Sotchi est un exemple patent. Les Russes ont terminé premiers, à la fois pour le nombre de médailles et pour le nombre de médailles d'or. À Vancouver, en 2010, ils étaient sixièmes pour le nombre total de médailles et onzièmes pour les médailles d'or.

«Le gouvernement russe a investi plus de 50 G$ dans les Jeux de Sotchi, souligne-t-il. Une partie non négligeable de cet investissement massif est sûrement allée au soutien aux athlètes. En général, les investissements massifs en infrastructures en prévision de Jeux olympiques d'été s'accompagnent d'une aide substantielle aux athlètes pour les aider à améliorer leurs performances.»

Source: Le Fil