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Faculté des sciences sociales
Pavillon Charles-De Koninck
1030, av. des Sciences-Humaines
Local 3456-E
Québec (Québec) G1V 0A6

Nouvelles

Des professeurs remarquables

19 septembre 2014

Par Yvon Larose, jounal le Fil

La Société royale du Canada compte 90 membres de plus, dont deux professeurs de la Faculté des sciences sociales. Il s'agit de Jean-Yves Duclos, du Département d'économique et de Guy Laforest, du Département de science politique. C'est par voie de communiqué que la Société en a fait l'annonce le 9 septembre. Ledit communiqué mentionne qu'être élu à la Société constitue le plus grand honneur qui puisse être accordé à un universitaire oeuvrant dans les domaines des arts, des lettres ou des sciences.

La Société compte plus de 2000 membres. Les nouveaux seront intronisés lors de l'assemblée générale annuelle de la Société, qui se tiendra en novembre au Fairmont Le Château Frontenac à Québec. Fondée en 1882, la Société royale du Canada a également pour mission de conseiller les gouvernements et de promouvoir une culture du savoir.

Jean-Yves Duclos a obtenu son doctorat en économique de la London School of Economics and Political Science. Il est reconnu comme l'un des grands spécialistes internationaux de l'analyse distributive et redistributive. Ses recherches ont porté notamment sur la pauvreté, l'équité et les effets des politiques publiques sur la répartition du bien-être. «Un des faits saillants de ma carrière, explique-t-il, a été ma participation à un vaste programme de recherche sur les politiques publiques, couvrant les thèmes d'équité et d'efficacité, et portant sur les pays développés et en développement.» Selon lui, les microdonnées sur les familles et les individus sont devenues, grâce aux développements technologiques, plus abondantes et plus facilement utilisables.

Comme enseignant, Jean-Yves Duclos apprécie les discussions avec ses étudiants sur ce qu'ils pensent, par exemple, de la justice sociale ou des politiques publiques. Dans le cours de sa carrière, certaines personnes l'ont influencé. «Certains, dit-il, m'ont enseigné le plaisir et la satisfaction qu'il y a à partager ses connaissances en dehors des milieux universitaires.»

Le politologue Guy Laforest compte trois décennies d'enseignement et de recherche à son actif. Son approche, originale, combine pensée politique et histoire intellectuelle. Ses champs d'étude sont le fédéralisme, le nationalisme et les politiques constitutionnelles au Canada. Ce chercheur est reconnu internationalement pour ses travaux sur les fédéralismes et les nationalismes comparés. «J'appartiens à une école de pensée qui se situe un peu à la périphérie du courant dominant de la science politique, explique-t-il. Cette école étudie la politique en s'appuyant sur l'histoire et la philosophie.»

À l'Université Laval, les professeurs Louis Balthazar et Jean-Pierre Derriennic ont laissé une empreinte durable sur le jeune étudiant de science politique. Son doctorat, il l'a fait à l'Université McGill auprès de Charles Taylor et de James Tully. «Ils m'ont donné, dit-il, la passion de la pensée politique.» En début de carrière, Guy Laforest est entré non sans émotions à la Faculté des sciences sociales de l'Université Laval. «Cette faculté, rappelle-t-il, a été fondée par le père Georges-Henri Lévesque. Léon Dion et Fernand Dumont, qui y ont enseigné, lui ont donné ses lettres de noblesse. Je suis très heureux de me situer dans la continuité de cette filiation.»