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Nouvelles

Création d’un Observatoire sur la radicalisation et l’extrémisme violent

11 février 2015

Alors que les politiciens et les forces de l’ordre en parlent régulièrement, c’est au tour des universitaires d’entrer en jeu dans le dossier de la radicalisation et de l’extrémisme violent, avec la création d’un observatoire lancé aujourd’hui, 10 février.

Le Centre interuniversitaire de recherche sur les relations internationales du Québec et du Canada (CIRRICQ), l’École de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke, le Centre international pour la prévention de la criminalité (CIPC), la Chaire du Canada en surveillance et construction sociale du risque et l’Équipe de recherche sur le terrorisme et l’anti-terrorisme (ERTA), sont derrière le projet.

L’Observatoire sur la radicalisation et l’extrémisme violent (OSR) compte déjà plus d’une dizaine d’universitaires et chercheurs de renom dans des domaines aussi variés que les sciences politiques, les relations internationales, la psychologie, la criminologie, le droit, le terrorisme.

À la tête se trouve un directoire composé de Sami Aoun, professeur à l’École de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke, de David Morin, professeur à l’École de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke et directeur de recherche au CIRRICQ, Stéphane Berthomet, chercheur associé au CIRRICQ et Stéphane Leman Langlois, professeur à l’Université Laval, directeur de la Chaire du Canada en surveillance et construction sociale du risque et directeur de l’Équipe de recherche sur le terrorisme et l’anti-terrorisme (ERTA).

Définir le problème

S’il n’est pas question de se substituer aux corps policiers ou aux politiques, l’Observatoire sur la Radicalisation et l’extrémisme violent (OSR) aura pour mandat «d’observer, documenter et comprendre» les phénomènes de radicalisation et d’extrémisme violent au Québec et au Canada, selon ce qu’a dit Stéphane Berthomet en entrevue téléphonique avec 45eNord.ca. Six axes de recherche ont déjà été définis et il y en aura d’autres:

  • L’état du phénomène de radicalisation et de la violence extrémiste au Québec et au Canada.
  • Les causes de la radicalisation et les conditions du passage à l’action violente.
  • La géopolitique de la radicalisation et les enjeux des débats théologico-politiques sur le radicalisme islamiste.
  • Les réseaux et sources de financement des organisations radicales.
  • L’utilisation d’Internet et des réseaux sociaux dans les phénomènes de radicalisation et leur couverture par les médias traditionnels.
  • Les politiques et les programmes de prévention et de lutte à la radicalisation, incluant les programmes de déradicalisation.

«On veut reprendre possession de la question. C’est un enjeu de société que l’on veut comprendre et les universitaires veulent y prendre part»,

Favorisant une approche interuniversitaire et pluridisciplinaire, l’OSR met en place, dès sa création, un partenariat avec les chercheurs de l’ensemble des universités francophones du Québec et disposera d’un bureau à Montréal (CIRRICQ à l’École nationale d’administration publique), Sherbrooke (École de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke) et Québec (Chaire du Canada en surveillance et construction sociale du risque de l’Université Laval).

L’Observatoire travaillera en étroite collaboration avec les chercheurs au Canada et à l’étranger et des partenaires issus du milieu de la pratique ainsi que les institutions gouvernementales, le milieu associatif, les médias et les communautés. Des discussions sont déjà en cours avec divers partenaires.

Un site Internet verra le jour dans les prochaines semaines pour faire état des études, notes d’analyse et des documents de travail. L’Observatoire organisera aussi des cycles de conférences, des ateliers ouverts et fermés ainsi que des formations.

Il ne s’agira cependant pas qu’un énième mécanisme qui ne fera rien, puisque le nouvel Observatoire proposera des «pistes de solutions et d’actions» en vue de lutter contre ces phénomènes que sont la radicalisation et l’extrémisme violent, précise encore Stéphane Berthomet.

Source: 45e Nord.ca

Voir article de EstriePlus.com