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Nouvelles

Premiers à Birmingham

25 février 2015

Par Yvon Larose, journal le Fil

Du 30 janvier au 3 février étaient réunis, à l'Université de Birmingham, en Angleterre, une centaine d'étudiants universitaires provenant de quelques pays, dont la France et la Grande-Bretagne. Ils étaient là pour une expérience bien particulière: participer à la Simulation de la Ligue des États arabes. Une douzaine d'étudiants et d'étudiantes de l'Université Laval en faisaient partie.

Les participants étaient répartis dans des groupes qui reconstituaient, à l'identique, le conseil des ministres d'un pays en particulier. L'Irak, l'Arabie saoudite, la Syrie ainsi que la Russie étaient au nombre des pays représentés. Tous les échanges se déroulaient en anglais.

L'Université Laval était représentée par six étudiants à la maîtrise, six autres au baccalauréat et un au certificat. Ces étudiants sont rattachés à des domaines d'études variés: relations internationales, affaires publiques ou science politique. «La majorité des participants avaient au moins une expérience de simulation internationale, souligne Samuel C. Fleury, chef de la délégation de l'Université et étudiant à la maîtrise en commerce international et investissement. Pour ma part, j'avais participé aux simulations des Nations Unies à New York et à Buenos Aires en 2011 et 2012.»

L'expérience de ces étudiants a été couronnée de succès. La délégation de l'Université Laval a, en effet, raflé les grands honneurs en remportant quatre prix honorifiques (le Best Delegate Award ainsi que le Francis J. Underwood Award à trois reprises) et en se classant, par conséquent, au premier rang de la Simulation.

Il faut dire que le chef de la délégation UL et ses coéquipiers se sont préparés de façon très rigoureuse pendant six mois. Chaque semaine, les rencontres hebdomadaires visaient à mettre en application les principes de la négociation, à échanger sur l'actualité relative aux pays arabes du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord ou, encore, à pratiquer le rôle de diplomate au moyen de mini-simulations.

«Cette activité parascolaire est très exigeante, affirme le chef de la délégation. Elle nous fait sortir de notre zone de confort. C'est une épreuve difficile. Une décision d'un pays entraînait la réaction d'un autre pays. Tout ce qui est possible dans la vraie vie était possible là-bas. Par exemple, on pouvait simuler une conférence téléphonique entre deux ministres de pays différents.»

Samuel C. Fleury a incarné le ministre des Finances de l'Irak durant toute la durée de la Simulation. Son rôle consistait à assurer la stabilité financière pour les investissements internationaux. Comme les autres participants, il a été amené à se mesurer à la gestion de crise à répétition. «Dès les trois premières heures, rappelle-t-il, le cabinet irakien a dû gérer une dizaine de crises. À un moment donné, j'ai eu le sentiment que nous perdions le contrôle. Personne n'était prêt à ça. On tentait de régler un dossier, un autre survenait.»

Cela dit, la toute première crise, le cabinet irakien s'y attendait. Il s'agissait de l'avancée du groupe armé État islamique sur Bagdad, la capitale. Une des décisions a été de déplacer le cabinet dans une autre ville. Le conseil des ministres a également demandé à l'Arabie saoudite d'intervenir pour protéger les réfugiés dans le sud du pays.

Selon le chef de la délégation UL, les participants incarnaient assez bien leur personnage. Il a remarqué qu'en situation de crise, les individus étaient très critiques et moins portés sur la collaboration. Il insiste donc sur l'aspect du leadership. «La manière de travailler avec les autres est cruciale, dit-il. Cela prend du vrai leadership pour prendre une décision, et ce leadership, je l'ai vu chez des étudiants de l'Université Laval. Ils mettaient l'accent sur la recherche de solutions plutôt que celle de problèmes. Cette attitude a probablement contribué au succès de certains conseils de ministres.»

Les participants étaient donc amenés à défendre sans cesse leurs points de vue, mais, surtout, à trouver rapidement des solutions réalistes. Car après tout, une simulation, ce n'est jamais bien loin de la réalité!