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Nouvelles

Les Québécois veulent que la politique soit plus représentative

10 avril 2015

Les Québécois montrent un fort penchant pour une remise en question des différentes façons de faire la politique chez nous, soutient un sondage CROP

Commandé dans le cadre d'un colloque sur l'état de la démocratie québécoise et canadienne, qui s'ouvre aujourd'hui à l'Assemblée nationale, le coup de sonde cherche à mesurer l'appui à diverses modifications de notre système politique. 

Plus habitué à mesurer la performance des partis dans l'opinion publique, CROP s'est cette fois penché davantage sur les institutions. «Il y a vraiment un appétit de changement pour les institutions politiques», estime Youri Rivest, de la maison de sondage. «Chaque fois qu'on propose aux gens un changement par rapport au statu quo, il l'emporte toujours. Et de loin.» Par exemple, les Québécois seraient favorables à 70 % à l'adoption d'un mode de scrutin proportionnel pour «avoir des gouvernements qui représentent mieux la diversité des points de vue», selon CROP. 

Le sondeur constate aussi une aversion pour la publicité électorale. En effet, 69 % des sondés seraient favorables à interdire ce type de publicité «afin de minimiser le rôle de l'argent dans les élections». «Les gens sont de plus en plus critiques face à la publicité, et lorsque tu y mélanges de la politique, ça génère du cynisme», selon M. Rivest. Les Québécois sont aussi largement favorables à l'introduction de cours obligatoires à l'école secondaire sur le fonctionnement de la démocratie. Ils sont 73 % à être d'accord avec cette idée. 

Proportion égale de candidatures

Agacées par la discipline partisane, 68 % des personnes consultées ont dit être d'accord avec l'abolition de la ligne de parti pour toutes questions autres que budgétaires. 

«Les gens ne veulent pas que leur député soit juste un relayeur des décisions d'un parti, estime M. Rivest. Ils veulent que la personne pour qui ils votent ait voix au chapitre.»

Les formations politiques devraient être tenues à présenter une proportion égale de candidatures féminines et masculines selon 59 % des Québécois, d'après CROP. 

Et 45 % des Québécois estiment que la période de questions serait plus constructive si les questions soumises au gouvernement étaient envoyées à l'avance pour que le ministre responsable ait le temps de préparer sa réponse.

Colloque

Chacune de ces questions sera au coeur de thèmes discutés aujourd'hui lors du colloque, organisé par la Chaire de recherche sur la démocratie et les institutions parlementaires de l'Université Laval (CRDIP). Un exercice qui s'inscrit dans un projet de recherche international intitulé Making Electoral Democracy Work, explique Éric Montigny, directeur général de la CRDIP. 

«L'objectif est de réunir des experts, des élus, des observateurs de la vie institutionnelle démocratique pour avoir une réflexion non partisane sur des propositions de réforme», ajoute M. Montigny. 

Le sondage a été mené auprès de 1000 internautes, au moyen d'un panel Web, entre le 11 et le 15 mars.

Article de Simon Boivin publié dans Le Soleil, le 8 avril 2015