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Nouvelles

Libérez la bouffe sur le parvis de l’Église Saint-Roch pour y rester

23 avril 2015

Ce qui devait être un projet étudiant d’une semaine prend finalement racine sur le parvis de l’Église Saint-Roch. Devant son succès, le projet Libérez la bouffe, qui permet le partage de nourriture par l’entremise d’une simple armoire installée en plein air, s’implante pour de bon dans le quartier et pourra même accepter sous peu des denrées périssables.

«C’est super beau de voir les gens aller, affirme Andréanne Wahlman, l’une des six instigatrices du projet, toutes des étudiantes en anthropologie alimentaire de l’Université Laval. Il y a vraiment une belle réponse. Autant il y a des gens qui sont contents de pouvoir se nourrir gratuitement, que d’autres qui sont contents de donner», fait-elle remarquer.

Le projet, lancé dans un cadre scolaire, devait durer une semaine, du 11 au 18 avril, d’abord pour contrer le gaspillage alimentaire. Mais l’engouement est tel que les jeunes femmes ont décidé de poursuivre le projet. Elles ont reçu lundi l’autorisation de la Ville de Québec, de la Fondation Saint-Roch et du curé de la paroisse pour que l’armoire qui recueille des dizaines de denrées de toutes sortes puisse s’y implanter définitivement.

Même un frigo débarquera sur le parvis de l’église Saint-Roch, possiblement la semaine prochaine. «On a eu l’autorisation d’y installer un réfrigérateur jusqu’aux temps froids, probablement jusqu’en octobre, explique Andréanne Wahlman. Ça va permettre aux gens de laisser ou de prendre des denrées périssables comme du yogourt, du lait, et même des légumes et des fruits, des denrées qui sont plus difficiles à conserver par temps chaud.»

La semaine dernière, raconte l’étudiante, l’armoire s’est remplie puis vidée très rapidement chaque jour. «Il y a une bonne rotation», mentionne-t-elle. Des boîtes de conserve, des pâtes, des céréales et du pain ont surtout occupé l’armoire, mais les organisatrices ont aussi vu y passer, notamment, des vêtements, de la nourriture pour chats et des paquets de gomme à mâcher.

 

Une aide aux plus démunis

Alors que le projet visait d’abord à permettre aux citoyens de se départir de leurs aliments en trop pour contrer le gaspillage, les étudiantes ont vite constaté que Libérez la bouffe avait une portée beaucoup plus large.

«Finalement, on s’est rendu compte que notre projet était plus axé sur la sécurité alimentaire que le gaspillage», soutient la jeune femme, indiquant que certaines personnes ont même acheté des aliments à l’épicerie tout près pour les offrir aux plus démunis.

D’ailleurs, la mixité qui caractérise le quartier Saint-Roch les avait convaincues d’implanter leur projet sur le parvis de l’église. «C’est un endroit où il y a des gens plus démunis et même des sans-abris, mais c’est aussi un endroit en plein développement où on retrouve des gens plus aisés qui peuvent contribuer. Ça comble vraiment un besoin», observe Andréanne Wahlman.

«Contentes» de voir que leur initiative se poursuivra, les étudiantes pensent déjà étendre le projet Libérez la bouffe à d’autres secteurs comme Limoilou, Saint-Sauveur et Saint-Jean-Baptiste.

Dans Saint-Roch, un partenariat avec un organisme du quartier pourrait voir le jour afin d’assurer la gestion du point de partage de nourriture. Entretemps, les six étudiantes se disent motivées pour la suite.

«C’est un projet qui nous tient à cœur. Ça ne nous dérange pas de nous investir là-dedans, on est contentes que ça serve à quelque chose. Et c’est plus facile qu’il n’en paraît de créer ce genre de projets pour les citoyens», conclut Andréanne Wahlman.

Article de Sophie Côté, paru dans le Journal de Québec, le 20 avil 2015