Don par téléphone

Contacter la fondation de l’Université Laval au 418-656-3292


Don par la poste

Imprimer cette fiche remplissez-la et postez-la avec votre paiement à l’adresse suivante :

Faculté des sciences sociales
Pavillon Charles-De Koninck
1030, av. des Sciences-Humaines
Local 3456-E
Québec (Québec) G1V 0A6

Nouvelles

Miroir, dis-moi si j'ai de beaux abdos

9 octobre 2015

L'envie d'un corps plus musclé est fortement répandue parmi les adolescents et les jeunes hommes, qu'ils soient déjà minces, grassouillets ou de poids normal.

Même si les hommes se disent plus satisfaits de leur reflet dans le miroir que les femmes, ils sont nombreux à vouloir la carrure d'enfer et les abdos découpés de ceux qui font la une des magazines masculins. Ce problème d'image corporelle s'exprime aussi à travers des troubles alimentaires longtemps associés aux femmes.

Les garçons aux prises avec des troubles alimentaires se préoccupent moins de leur poids ou de leur alimentation que de leur musculature. C'est l'un des constats faits par la psychologue et chercheuse Dominique Meilleur, de l'Université de Montréal, qui participait à la fin de la semaine à un colloque mis sur pied par ProfIL, centre de référence sur les troubles alimentaires et l'image corporelle au masculin. Ces garçons de 8 à 13 ans, dont elle a scruté les dossiers, ne sont pas seuls.

L'envie d'un corps plus musclé est fortement répandue parmi les adolescents et les jeunes hommes, qu'ils soient déjà minces, grassouillets ou de poids normal. Ce désir est partagé par 75% d'entre eux, selon la chercheuse américaine Jillian Croll. Ce chiffre correspond à celui avancé il y a quelque temps par une étude limitée au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Puisque près d'un garçon de poids normal sur trois désire prendre du muscle, selon l'Institut de la statistique du Québec, associer la masculinité au muscle semble encore relever du réflexe.

Et les adultes ne sont pas en reste... «Si on pense à ce que les hommes dépensent en suppléments sportifs, en abonnement au gym et en magazines pour hommes qui sont orientés vers l'exercice physique, tout ça est à la hausse, c'est clair. Tout ça est prouvé empiriquement, affirme Marc Lafrance, sociologue de l'Université Concordia intéressé par la condition masculine. Alors si on utilise cette mesure comme preuve, on peut en tirer la conclusion que les standards sont plus difficiles à atteindre et que c'est une préoccupation montante.»

P'tit gars et gros bras 

Ces modèles d'hommes musclés, ce sont bien sûr les athlètes, mannequins ou acteurs qui exhibent leurs abdos bien découpés en une de magazine comme Men's Health ou sur grand écran. Gilles Tremblay, sociologue de l'Université Laval, se rappelle aussi avoir assisté à une conférence où des chercheurs s'étaient amusés à mesurer les biceps des figurines G.I. Joe. Une fois transposés à l'échelle humaine, les résultats étaient spectaculaires: «Ça donnait 27,5 po de biceps, alors que ceux du footballeur américain qui a les plus gros mesuraient quelque chose comme 21 po!»

Pour consulter l'article intégral et des statistiques...
Article d'Alexandre Vigneault, publié sur le site Internet LaPresse.ca, le 4 octobre 2015