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Nouvelles

Territoire protégé

9 octobre 2015

La création d'une réserve naturelle à la Station agronomique de Saint-Augustin voit le jour grâce à un projet d'études en foresterie

L'Université, qui est propriétaire de la Station agronomique de Saint-Augustin (SASA), a fait classer, au cours de la dernière année, une partie du site en réserve naturelle. Cette appellation désigne un milieu naturel privé que le gouvernement du Québec reconnaît légalement comme aire protégée, conformément à la Loi sur la conservation du patrimoine naturel, afin d'en assurer la conservation. Le secteur protégé, qui couvre 13,66 hectares de boisés, est consacré à l'enseignement et à la recherche.

Fait particulier, c'est à une étudiante du baccalauréat en aménagement et environnement forestiers, Amélie Denoncourt, que l'on doit la création de la réserve naturelle. Encadrée par Louis Bélanger, professeur au Département de science politique, elle a produit un rapport de 90 pages qui met en lumière l'importance de protéger ces terres. Ce document répertorie plusieurs espèces floristiques et fauniques menacées ou susceptibles de l'être. C'est le cas, entre autres, de la chauve-souris argentée, du faucon pèlerin et du hibou des marais. Du côté de la végétation, on retrouve la cicutaire de Victorin, l'arisème dragon et le noyer cendré. «Il y a, dans ces boisés, une quarantaine d'espèces vulnérables, sans compter le bassin versant d'une petite rivière qui représente un autre enjeu de conservation. Des écosystèmes avec une telle biodiversité se font de plus en plus rares. C'est pourquoi j'ai proposé de protéger ce secteur», explique l'étudiante, qui a passé au peigne fin la législation en matière de préservation.

Son rapport, qui a été déposé auprès du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, a joué un rôle clé dans la signature de l'entente. «Le gouvernement a retenu l'intégralité des recommandations d'Amélie en ce qui a trait à la délimitation de la zone protégée. Ceci est un exemple concret des retombées qui sont possibles avec les stages en développement durable», se réjouit Hugues Sansregret, directeur des opérations de la forêt Montmorency, qui gère l'aménagement des boisées de la SASA.

Le projet a également impliqué le Vice-rectorat exécutif et au développement, la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation et la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique. Cette entente avec le gouvernement fait de l'Université l'un des rares établissements à posséder deux réserves naturelles reconnues. L'autre, qui est de nature publique, se trouve à la forêt Montmorency. La réserve naturelle de la SASA est la 176e au Québec.

Pas peu fière d'avoir contribué à ce projet, Amélie Denoncourt ne compte plus le nombre de personnes qu'elle avait dû convaincre, à l'époque, du bien-fondé de sa démarche. «Certains ne voyaient pas l'intérêt de créer un statut de conservation étant donné que les boisés étaient déjà bien gérés par l'Université Laval. Je crois qu'en ajoutant ce statut, on vient officialiser les efforts de conservation de l'Université qui se rapportent à ses territoires. On démontre aussi à la population que les institutions et les grands établissements peuvent participer à la préservation des lieux naturels au Québec.»

Le directeur des opérations de la forêt Montmorency abonde dans le même sens. «Il faut être réaliste: la protection des 13,66 hectares ne sauvera pas la planète. Mais, avec cette action, l'Université joue son rôle de bon citoyen et contribue à une cause qui lui tient à coeur, soit le maintien des écosystèmes et de leur biodiversité», conclut-il.