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Nouvelles

Ces jeunes Canadiens malades des réseaux sociaux

9 octobre 2015

Une enquête de l’Université Glascow en Écosse confirmait il y a quelques jours les appréhensions de bien des parents canadiens d’adolescents : la dépression guette nos jeunes connectés 24/7.

Parce qu’ils se soumettent à une pression folle afin d’être disponibles 100 % du temps en ligne sur les réseaux sociaux, nos adolescents risquent la dépression, les crises d’angoisse ou l’insomnie. La jeunesse canadienne n’est pas unique à ce chapitre, mais elle est sans doute l’une des plus à risque dans la mesure où au sein des nations du G8, les jeunes Canadiens sont les deuxièmes plus branchés après ceux du Royaume-Uni.

Selon des chercheurs de l’Université de Glasgow, la plupart de nos adolescents sont maintenant connectés à Internet toute la journée sur les plateformes Facebook, Twitter, Whatsapp, Snapchat ou Instagram. Leur attention n’est pas monopolisée par un seul réseau social, mais souvent par trois, quatre ou même plus. Or, cette dépendance a des répercussions sur leur santé.

Les résultats détaillés de la recherche

Les chercheurs ont soumis 467 adolescents à un questionnaire relatif à leur utilisation des réseaux sociaux, ainsi qu’à une batterie de tests. Beaucoup d’entre eux ressentaient le besoin d’être branchés de jour comme de nuit.

Cette dépendance, en plus de grignoter de précieuses heures de sommeil, se traduisait souvent par un investissement émotionnel excessif: parce qu’ils ont peur de manquer une publication, un message ou une information.

Parce qu’ils ne peuvent décrocher et qu’ils se sentent obligés de répondre immédiatement au moindre message reçu, ces jeunes, en proie souvent à des crises d’angoisse et à une baisse de confiance en eux, sont des candidats à la dépression. Ceux qui surfent de nuit sont les plus touchés, selon l’étude.

Les jeunes Québécois sont aussi à risque

Selon diverses enquêtes du Centre d’études sur les médias (CEM), les Québécois sont de plus en plus nombreux à utiliser les médias sociaux pour faire circuler et commenter des informations et la pratique est particulièrement répandue chez les 25 ans et moins.

Ils ont notamment relevé et analysé toutes les traces d’activités sur Facebook à des moments précis de la crise étudiante du printemps 2012, événement qui s’est avéré le plus médiatisé et le plus débattu au Québec ces dernières années.

Consultez les résultats des travaux notamment de Nicole Gallant, professeure-chercheuse agrégée au Centre Urbanisation Culture Société de l’INRS et directrice de l’Observatoire Jeunes et Société, et ceux de Madeleine Pastinelli, professeure agrégée au Département de sociologie de l’Université Laval. Cliquez ici 

Article de Stéphane Parent, paru sur le site Internet RCI, le 7 octobre 2015