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Nouvelles

Les libéraux en tête dans le dernier virage

16 octobre 2015

Trente et un ans après son père, Justin Trudeau va-t-il devenir Premier ministre au Canada? Les libéraux passent en tête des sondages.

À l’approche des législatives canadiennes de ce lundi, le parti libéral est passé en tête dans les intentions de vote: Justin Trudeau, pourrait s’installer dans le fauteuil de Premier ministre occupé par son défunt père, Pierre Elliott Trudeau, du 20 avril 1968 au 3 juin 1979, puis du 3 mars 1980 au 30 juin 1984.

En une semaine, les libéraux ont, selon l’institut de sondage Ipsos, bondi de cinq points alors que les conservateurs et le NPD en ont perdu chacun deux. Avec 37% des intentions de vote, le parti libéral devance les conservateurs du Premier ministre sortant, Stephen Harper, crédités de 31%. Longtemps en tête, le Nouveau Parti Démocratique (NPD) de Thomas Mulcair, classé deuxième lors des élections précédentes, suit de loin, avec 24% des intentions de vote.

La différence semble se faire surtout en Ontario, la province la plus peuplée, qui enverra le plus de députés à la Chambre: 121 sur 338. Le parti libéral y emporterait près de la moitié des sièges. Si ces tendances se confirment dans les urnes, elles ne permettront à Justin Trudeau que de former un gouvernement minoritaire, s’appuyant sur 110 à 150 sièges à la Chambre des communes.

Le parti conservateur est crédité de 100 à 141 sièges, selon les projections et le NPD de 63 à 101 députés. Le Bloc québécois (indépendantiste) pourrait obtenir de 1 à 11 sièges et le parti Vert seulement un siège.

Le poids des autochtones

Particularité de ce scrutin: les autochtones qui boudaient régulièrement les urnes, comptent faire entendre leurs revendications ce lundi. L’Assemblée des Premières nations (APN) «a appelé ses membres à voter et il y a beaucoup d’activité sur les réseaux sociaux» en faveur du devoir citoyen, indique Thierry Rodon, professeur de sciences politiques à l’Université Laval à Québec. Les autochtones sont un peu plus de 1,4 million, soit 4% de la population canadienne, avec une forte prédominance des Premières nations (60%) par rapport aux métis et aux Inuits.

Le Congrès des peuples autochtones (CPA) – dont les membres sont principalement des Amérindiens vivant hors des réserves, les métis et les Inuits – recommande aussi de voter, car «on a beaucoup de difficultés avec le gouvernement en place», explique Robert Bertrand, membre du comité exécutif.

Soulignés, cet été, par le Comité des droits de l’Homme de l’ONU, les griefs des autochtones portent sur les inégalités, l’éducation des enfants, les problèmes de santé, les violences faites aux femmes, ou encore le respect des langues.

Article publié sur le site Internet l'avenir.net, le 16 octobre 2015