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Nouvelles

La génération X est à votre porte

23 octobre 2015

Ils sont nés entre 1960 et 1979, sont arrivés sur le marché du travail en pleine crise économique, n’ont pas un parcours de vie très rectiligne, mais commencent à penser à leur retraite… Tenez-vous prêts !

Invitée à s’exprimer lors du dernier congrès de l’Association des professionnels en services financiers (APCSF) un peu plus tôt cette année, Claude Di Stasio, vice-présidente Affaires québécoises de l’Association canadienne des compagnies d’assurances de personnes (ACCAP), prévenait ainsi les conseillers présents dans la salle : « Une récente étude démontre qu’en 2018 ce ne sont plus les baby-boomers mais bien la génération X qui détiendra la balance du pouvoir. Et vous feriez mieux de vous y préparer ! »

L’étude en question a paru mi-avril dans l’édition 2015 de L’état du Québec, ouvrage réalisé par l’Institut du Nouveau Monde et qui, chaque année, tente de faire ressortir les clés permettant de mieux comprendre vers où s’en va la province. Sous le titre « Poids électoral : la revanche de la génération X », François Gélineau, professeur au Département de science politique à l’Université Laval, y explique qu’à compter des prochaines élections provinciales les boomers ne seront plus majoritaires dans l’isoloir. Cette année-là, en effet, ils ne formeront plus qu’un tiers environ de l’électorat, plus assez pour prétendre continuer à façonner la société à leur image. Après avoir tant attendu, la génération X aura enfin l’occasion de faire entendre sa voix.

GÉNÉRATION PRAGMATIQUE

« Les X sont des pragmatiques, dépeint Stéphane Kelly, sociologue et auteur de À l’ombre du mur : Trajectoires et destin de la génération X. Ils sont arrivés sur le marché du travail dans les années 80, en pleine crise et, du coup, ils ont tout fait plus tard que leurs parents. Terminer leurs études, s’installer en couple, acheter une maison, faire des enfants, etc. Aujourd’hui, ils sont obligés de travailler bien plus que la génération précédente pour atteindre le même niveau de vie. »

Ainsi, explique-t-il, alors qu’un chef de famille boomer travaillait quarante-cinq heures par semaine, il faut de nos jours deux salaires à temps plein pour prétendre vivre de la même façon qu’avec un salaire de l’époque. Et cela, alors même qu’il y a souvent de jeunes enfants à la maison, qu’il faut rembourser l’hypothèque, les dettes contractées pour faire des études, que les X changent de boulot très souvent et qu’ils sont bien plus nombreux que les boomers à être travailleurs autonomes, parfois par choix, mais souvent aussi parce qu’ils ne l’avaient justement pas, le choix. « Bref, autant dire qu’ils n’ont pas vraiment le temps de penser à leur argent », conclut-il. Dans ces conditions, comment les rejoindre ? Et comment les convaincre du bien-fondé de monter un budget et d’épargner ?

Règle numéro un : utiliser les nouvelles technologies, avec lesquelles ils sont particulièrement à l’aise. Bien plus connectée que la précédente, cette génération privilégie en effet la communication numérique et suit la valeur de ses portefeuilles sur internet. Qui veut la rejoindre aura tout intérêt à rendre l’information facilement disponible sur le web, donc accessible à tout moment du jour et de la nuit.

Pour consulter l'article intégral d'Hélène Roulot-Banzmann, paru sur le site Internet Conseiller.ca le 20 octobre 2015, suivez ce lien