Don par téléphone

Contacter la fondation de l’Université Laval au 418-656-3292


Don par la poste

Imprimer cette fiche remplissez-la et postez-la avec votre paiement à l’adresse suivante :

Faculté des sciences sociales
Pavillon Charles-De Koninck
1030, av. des Sciences-Humaines
Local 3456-E
Québec (Québec) G1V 0A6

Nouvelles

Chaire de recherche sur les relations avec les sociétés inuit

5 décembre 2017

Le 5 décembre 2017 fut une journée bien spéciale pour la professeure adjointe au Département d’anthropologie de l’Université Laval, Caroline Hervé. Il s'agissait du lancement de la Chaire de recherche sur les relations avec les sociétés inuit. Financée par Sentinelle Nord, l’équipe de la Chaire analysera la relation entre Inuit et non-Inuit et les transformations de cette relation au cours des dernières décennies.

La chercheuse était pressentie pour ce rôle, elle qui s’intéresse depuis plusieurs années aux relations de pouvoir et aux transformations politiques vécues par les Inuit au cours des dernières décennies.

Après l’obtention de son doctorat en 2013 (Université Laval et École des hautes études en sciences sociales), elle a effectué un post-doctorat d’un an à l’Université d’Alaska à Fairbanks (2015). De 2014 à 2017, outre ses activités de recherche, elle a été directrice exécutive de Saturviit, l’association des femmes inuit du Nunavik. Elle y a travaillé à développer des projets pour améliorer le bien-être des femmes et des familles inuit.

« En produisant de nouvelles connaissances au sujet de l’histoire et des dynamiques sociales des sociétés inuit, nos travaux de recherche favoriseront une meilleure compréhension interculturelle, que ce soit dans les domaines de la gouvernance, de la justice ou encore de la santé », a souligné l'anthropologue Caroline Hervé qui, depuis plus d’une dizaine d’années, mène des recherches sur les dynamiques politiques des sociétés inuit en s’intéressant tout particulièrement aux relations que les Inuit ont tissées avec les Qallunaat (Blancs) vivants et travaillant dans le Nord.

« Ils donneront aussi aux Inuit une place centrale dans la production de la recherche et des activités pédagogique dans le but de renforcer leur rôle d’experts culturels et leurs capacités d’agir », a ajouté la professeure adjointe à la Faculté des sciences sociales, également membre du Centre interuniversitaire d’études et de recherches autochtones (CIÉRA). 

De plus, la Chaire développera des formations et des outils pédagogiques pour les non-Inuit (chercheurs, étudiants, professionnels, fonctionnaires, politiciens, etc.) afin de leur fournir des connaissances culturelles et historiques leur permettant de développer des relations harmonieuses avec les Inuit et de mieux intervenir auprès des communautés nordiques. Sensibilisés à l’histoire, à la culture et à la réalité des Inuit, ils seront à même de développer des pratiques professionnelles plus adaptées et plus respectueuses des différences culturelles.

Les activités de la Chaire se déploient dans le cadre transdisciplinaire dessiné par Sentinelle Nord visant à générer le savoir nécessaire pour suivre et se préparer à la transformation des milieux nordiques.