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Nouvelles

Les troubles du sommeil affectent 40 % des Canadiens

12 septembre 2011

Les troubles du sommeil affectent 40 % des Canadiens d’âge adulte, selon une étude menée par une équipe de chercheurs de l’Université Laval dirigée par Charles M. Morin. Les détails  des travaux du professeur Morin et de ses collègues seront présentés lors du 4e congrès de l’Association mondiale pour la médecine du sommeil qui aura lieu à Québec du 10 au 14 septembre.

L’équipe du professeur Morin a sondé un échantillon de 2000 personnes à la grandeur du pays afin d’établir un portrait de la qualité du sommeil des Canadiens.

Les données recueillies ont révélé que 40 % des répondants avaient éprouvé, au moins trois fois par semaine au cours du mois précédent, l’un des symptômes reconnus de l'insomnie, à savoir : prendre plus de 30 minutes pour s'endormir, avoir des périodes d'éveil excédant 30 minutes pendant la nuit et se réveiller au moins 30 minutes avant l'heure prévue. De plus, 20 % des participants se disaient insatisfaits de la qualité de leur sommeil et les critères nécessaires pour poser un diagnostic d'insomnie étaient réunis chez 13,4 % des répondants.

Même si une forte proportion des répondants éprouve au moins un des symptômes de l'insomnie, seulement 13 % disent avoir consulté un professionnel de la santé à ce sujet. Les données recueillies lors du sondage révèlent par ailleurs que, pour traiter leurs problèmes de sommeil, les Canadiens ont recours à des médicaments vendus sur ordonnance (10 %), à des produits naturels (9 %), à des médicaments en vente libre       (7 %) ou à l'alcool (5 %).

Fait étonnant, les chercheurs ont observé que la prévalence de l'insomnie est de 9,5 % chez les francophones contre 14,3 % chez les anglophones. Cependant, les francophones se révèlent de plus grands consommateurs de somnifères prescrits (13 % contre 9 %) et de produits naturels (16 % contre 7 %) que leurs compatriotes de langue anglaise.

« Un grand nombre de personnes qui souffrent d'insomnie hésitent à consulter un professionnel de la santé et tentent de se soigner elles-mêmes », constate le Charles M. Morin. « Cette façon de faire n'est pas souhaitable parce que nous ne connaissons pas les risques et les bénéfices des produits qui ne sont pas approuvés par les agences gouvernementales de santé », conclut le professeur rattaché à l’École de psychologie de l’Université Laval.

Outre Charles M. Morin, les coauteurs de cette étude sont Mélanie LeBlanc, Lynda Bélanger, Hans Ivers et Chantal Mérette.

À propos du congrès
Le 4e congrès de l’Association mondiale pour la médecine du sommeil, qui se déroule à Québec du 10 au 14 septembre, regroupe plus de 1200 spécialistes venus d’une cinquantaine de pays pour discuter des plus récents développements et découvertes en matière de recherche sur les troubles du sommeil. L’événement est organisé conjointement par la World Association of Sleep Medicine et la Société canadienne du sommeil. Le programme détaillé est disponible en anglais à www.wasmonline.org.