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Nouvelles

Au cœur de la guerre froide

12 janvier 2012

Les professeurs Aurélie Campana et Jonathan Paquin ont participé à la télésérie documentaire de Radio-Canada sur la rivalité entre les États-Unis et l’URSS

Jonathan PaquinJonathan Paquin: «Nous avons la responsabilité de tirer de la guerre froide les leçons qui s’imposent, notamment favoriser la coopération internationale et nous méfier de la propagande des gouvernements».

 

Par Yvon Larose

«La crise des missiles de Cuba de 1962, où des missiles nucléaires soviétiques étaient pointés vers les États-Unis, nous offre l’exemple parfait du jeu de la dissuasion nucléaire entre les deux blocs idéologiques opposés.» Jonathan Paquin est professeur au Département de science politique. Ce spécialiste de la politique étrangère des États-Unis et du Canada a participé, comme expert universitaire, à la télésérie documentaire Amour, haine et propagande: la guerre froide. Coproduite par la Société Radio-Canada (SRC) et la Canadian Broadcasting Corporation (CBC), la série de quatre émissions a été diffusée en décembre dernier. Animée par la journaliste Catherine Mercier, la série s’appuie sur de nombreux documents d’archives et donne la parole à 17 experts universitaires d’Europe et d’Amérique du Nord.

De la fin de la Seconde Guerre mondiale jusqu’à la chute du mur de Berlin en 1989, le monde entier, divisé en deux camps, a vécu une rivalité intense entre, d’une part, les démocraties libérales menées par les États-Unis et, d'autre part, les systèmes politiques à parti unique menés par l’Union soviétique. « Durant cette période complexe, affirme Jonathan Paquin, des puissances se méfiaient les unes des autres, il y avait absence de confiance mutuelle. Deux systèmes de valeurs s’entrechoquaient. »

En plus de la crise des missiles, Jonathan Paquin a commenté la dynamique de la guerre froide, le coup d’État au Guatemala fomenté par la CIA en 1954, la guerre du Vietnam qui a pris fin en 1975, les années Reagan (1981-1989) et le projet de bouclier spatial appelé Initiative de défense stratégique. Deux entrevues totalisant 1 h 40 ont été nécessaires. Elles ont eu lieu à la SRC à Montréal en avril et mai derniers.

« Je me suis replongé dans certaines lectures et cherché à synthétiser mon analyse afin de communiquer les informations nécessaires de manière concise et intelligible, explique Jonathan Paquin. Le format audiovisuel fait en sorte que je devais résumer ma pensée en quelques secondes, ce qui est un défi pour un professeur d’université. »

Le théâtre afghan

La professeure Aurélie Campana, du Département de science politique, est une spécialiste de la Russie et de l’Asie centrale. Dans la télésérie de la SRC-CBC, elle axe son propos sur l’intervention soviétique en Afghanistan. De 1979 à 1989, ce conflit a mis aux prises l’armée soviétique et les moudjahidines. « J’ai beaucoup parlé de la propagande destinée à vendre la guerre aux citoyens de l'Union soviétique, explique-t-elle. Au départ, l’intervention était vendue comme une assistance à un pays dirigé par des communistes, mais menacé de déstabilisation. Mais le gouvernement soviétique a dû ajuster son discours au fur et à mesure que les dépouilles des soldats morts et les blessés étaient rapatriés. » Selon elle, le Kremlin a eu beaucoup de mal à reconnaître qu’il menait une guerre. « Dans son discours, poursuit-elle, le gouvernement soviétique a fini par présenter l’intervention en Afghanistan comme une mission civilisatrice. »

La télésérie Amour, haine et propagande: la guerre froide peut être regardée à l’adresse suivante: www.radio-canada.ca/television/amourhainepropagande.

Source : Au fil des événements