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Nouvelles

Une fenêtre sur le monde

10 mai 2012

Le bien-être personnel passe par l’art et la culture

Par Renée Larochelle

Chaque année, à Trois-Rivières, un organisme de loisirs à but non lucratif offre à certains habitants défavorisés économiquement une paire de billets gratuits pour assister à un spectacle, en tenant compte de leurs intérêts. Il peut s’agir d’un humoriste, d’un chanteur ou d’une pièce de théâtre, selon le choix effectué par les personnes elles-mêmes. Étonnamment, beaucoup de ces billets ne trouvent pas preneurs. «Les gens ne se sentent pas toujours à l’aise d’y aller. Ils considèrent qu’ils ont le mot pauvreté écrit dans le front et qu’une salle de spectacle est en quelque sorte un endroit trop chic pour eux», explique Caroline Legault, qui a participé récemment à la conférence organisée par la Chaire publique ÆLIÉS sur le thème « Le public et la culture: entre consommation et démocratisation ». 

Théâtre, cinéma et musée

Doctorante au Département de sociologie de l'Université Laval, Caroline Legault estime à l’instar de bien d’autres que nous ne sommes pas tous égaux devant l’art et la culture. « On peut pointer du doigt l’éducation ou les disparités sociales, mais il y a aussi des périodes dans la vie où ça va moins bien économiquement, soutient-elle. Et, là encore, il faut nuancer. D’autres facteurs entrent en ligne de compte, comme l’ouverture d’esprit. »

Dans sa thèse de doctorat, la sociologue s’est penchée sur l’engagement personnel dans le domaine de la culture selon le discours de deux générations: les baby-boomers et les trentenaires. Lors des entrevues qu’elle a menées auprès de ses répondants, Caroline Legault a pu constater que les deux générations étaient animées du même désir d’accomplissement par la pratique d’activités culturelles. Par exemple, aller au théâtre ou au cinéma, visiter une exposition leur permettait de se sentir mieux dans leur peau et de mettre à jour leurs connaissances.

Trentenaires et baby-boomers différaient cependant sur certains aspects liés à leurs conditions économiques et familiales. Ainsi, les trentenaires étaient davantage portés à rester à la maison non seulement parce qu’ils avaient de jeunes enfants, mais également en raison de moyens financiers plus faibles. « Pour plusieurs, c’était une question de choix, dit Caroline Legault. Certains estimaient que la fréquentation des musées coûtait cher, mais les mêmes n’hésitaient pas à dépenser beaucoup d’argent pour l’achat d’instruments de musique et de livres, par exemple. Les baby-boomers, eux, allaient beaucoup au théâtre. Leurs préférences allaient davantage vers le théâtre expérimental que vers les pièces plus classiques, qu’ils disaient avoir vues et revues. Ceux qui avaient joué d’un instrument de musique dans leur jeunesse se remettaient au piano ou à la guitare. »

Cela dit, qu’on soit dans la trentaine ou à l’aube de la retraite, l’important est de se garder en forme culturellement, estime Caroline Legault. « Il faut promouvoir le développement des universités du 3e âge, donner des spectacles et proposer des activités stimulantes dans les centres pour les personnes âgées, dit-elle. Il faut aussi multiplier les activités qui servent de trait d’union entre les générations. »

Source : Au fil des événements