Don par téléphone

Contacter la fondation de l’Université Laval au 418-656-3292


Don par la poste

Imprimer cette fiche remplissez-la et postez-la avec votre paiement à l’adresse suivante :

Faculté des sciences sociales
Pavillon Charles-De Koninck
1030, av. des Sciences-Humaines
Local 3456-E
Québec (Québec) G1V 0A6

Nouvelles

Un coup plus dur que prévu

13 décembre 2012

Les victimes de traumatismes crâniens font face à une complication singulière: la fatigue

 
Ces personnes avaient toutes subi un traumatisme crânien modéré ou sévère il y a plus d’un an. «La récupération cérébrale se faisant principalement au cours de la première année, nous voulions voir les conséquences à long terme de tels chocs», explique Simon Beaulieu-Bonneau. Les sujets ont rempli des tests visant à documenter leurs habitudes de sommeil ainsi que leur penchant à la fatigue et à la somnolence. «La fatigue est indépendante du sommeil, elle est physique ou mentale, alors que la somnolence est plutôt une propension à dormir», précise le chercheur.

Les sujets ont ensuite passé une nuit au Centre de recherche de l'Institut universitaire en santé mentale de Québec. Bardés d’électrodes, ils ont dormi sous l’œil attentif des chercheurs et de leurs machines. La science ne connaît donc aucun repos…

Les résultats, publiés dans la revue Sleep Medicine, soulignent l’importance de la fatigue chez les victimes de traumatismes crâniens modérés ou sévères. Par contre, même s’ils rapportaient être davantage affectés par la somnolence dans leur quotidien, les participants n’étaient pas plus somnolents que des individus sans problèmes médicaux.

La somnolence est surtout présente pendant les premiers mois suivant le choc. La fatigue, quant à elle, importune les victimes bien des années plus tard, et ce, même si leurs nuits sont longues et réparatrices. Le journal du sommeil rempli par les participants a révélé qu’ils passaient plus de temps au lit que ceux du groupe témoin. Leur journée était aussi rythmée par de longues siestes. Les victimes tentent donc de compenser la fatigue ressentie en modifiant leurs habitudes de sommeil, constatent les chercheurs.

Les approches pharmacologiques pour traiter la fatigue sont peu concluantes chez ces patients déjà très médicamentés. «L’aide d’un psychologue est primordiale pour mieux gérer les activités et la luminothérapie est également très prometteuse», affirme le chercheur Beaulieu-Bonneau. Reste que le degré de fatigue ressentie varie beaucoup entre les victimes, ce qui complique la mise en œuvre des traitements.

«Un choc crânien modéré ou sévère est un événement ponctuel qui a des conséquences à vie», conclut le chercheur. Comme les causes de cette tendance à la fatigue demeurent encore incertaines, il est important que la victime et le personnel soignant collaborent pour envoyer ce problème au tapis.
 
Source : Le Fil