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Nouvelles

Dans la tête des hockeyeurs

26 avril 2013

Par Marie-Pier Cayer
Le Soleil

L'Université Laval sera l'hôte du 81e congrès de l'Association francophone pour le savoir (Acfas) du 6 au 10 mai. Des 4000 communicateurs qui partageront leurs découvertes, Le Soleil a rencontré 10 conférenciers qui dévoilent les résultats étonnants de leurs recherches. Chaque lundi, apprenez ce qu'ils vous réservent.

Les manies des joueurs avant les matchs sont connues, mais pourquoi sont-elles si présentes dans le monde du hockey? Les réponses à ces questions, le professeur Simon Grondin les connaît. Bien enfouis au fond du cerveau, des mécanismes psychologiques contrôlent leurs actions et leurs réactions.

«Glen Hall avait la nausée avant chaque match et Jacques Plante développait des allergies lorsqu'il jouait sur la route», révèle le professeur Grondin de l'École de psychologie de l'Université Laval. Ces réactions psychotraumatiques développées en jouant au hockey sont nombreuses et elles s'expliquent, selon le spécialiste.

Les joueurs de la Ligue nationale de hockey (LNH) sont aussi reconnus pour leurs manies excentriques. Simon Grondin explique que les joueurs professionnels qui excellent et qui n'ont presque plus à travailler leur jeu ressentent un certain «manque de contrôle, une vulnérabilité» devant la victoire ou la défaite. Il se crée donc dans le cerveau une forme de contrôle, d'où les manies. Il se rappelle le cas de Patrick Roy qui frappait les poteaux de son filet avant chaque partie, comme pour dresser une barrière symbolique.

La combativité des joueurs
La combativité des joueurs de hockey sur la glace cache bien autre chose. «Certains gardiens ont développé une réelle peur de mourir», affirme M. Grondin. À l'époque où les gardiens de but ne portaient pas de casque, le risque de blessures graves était réel. Certains ont été marqués de cicatrices émotionnelles profondes. Dépression, allergies et nervosités sont quelques-unes des réactions du cerveau répertoriées. Plus récemment, les cas de commotions cérébrales dans la Ligue nationale de hockey laissent eux aussi des séquelles permanentes au cerveau, mais elles sont encore peu connues.

«Les risques de blessures et d'incidents sont beaucoup trop élevés», affirme M. Grondin. Pour lui, le hockey n'a pas à être violent pour être spectaculaire. Il est catégorique. Un resserrement de l'application des règlements par les arbitres est nécessaire. «Le hockey n'en perdrait aucunement sa masculinité», explique-t-il.

La récente blessure au visage de Sydney Crosby montre bien que le sport est bien assez dangereux. Grand connaisseur de l'histoire du hockey et des statistiques du sport, il a développé son idée il y a plus de 20 ans. Également expert en psychologie, il a créé le prétexte parfait pour parler de hockey.

Tout comme son roman, Le hockey vu du divan, Simon Grondin a construit sa conférence autour d'anecdotes et de souvenirs d'enfance. La psychologie et ses concepts sont complexes, mais le professeur sait adoucir les théories.

VOUS VOULEZ Y ALLER?
Quand : 10 mai, 12h à 14h
Où : Atrium du pavillon Charles-De Koninck de l'Université Laval

Source :  Le Soleil