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Faculté des sciences sociales
Pavillon Charles-De Koninck
1030, av. des Sciences-Humaines
Local 3456-E
Québec (Québec) G1V 0A6

Événements

Midi de science politique

Le Département de science politique, la Chaire de recherche sur la démocratie et les institutions parlementaires, le Centre d'analyse des politiques publiques, le Groupe de recherche en communication politique et l'APEUL vous invitent à assister à la conférence de messieurs Jérôme Couture et Romain Bonnet.

La conférence s'intitule: «Le vote économique selon l’attache partisane lors du deuxième tour des élections présidentielles françaises de 2012».

La représentation démocratique peut être atteinte de deux façons; par des élus qui agissent tels des mandataires de l'opinion de leurs électeurs ou au moyen d'un mécanisme de reddition de comptes. La réactivité des élus aux préférences des citoyens et leur imputabilité politique sont deux concepts clés de la théorie démocratique. L’élection s’avère l’institution privilégiée assurant cette coordination.

Généralement, les élections s’appréhendent à partir d’un modèle partisan de compétition politique. Dans ce type de modèle, des partis politiques sont en concurrence pour prendre le pouvoir. Ils élaborent un programme politique conséquent avec la distribution des préférences des électeurs. Au moment du scrutin, les électeurs ont alors à faire un choix entre différentes alternatives. Cette façon de concevoir la représentation politique conduit à un étrange paradoxe.

Certes, la présence de partis politiques formulant un programme de gouvernement favorise le mécanisme de réactivité. Le parti qui propose le programme préféré des électeurs sera élu. Cela peut également renforcer le mécanisme d’imputabilité puisque les électeurs peuvent juger le gouvernement sur la base de la réalisation des promesses électorales. Sans oublier que les électeurs ne disposent pas toujours de l’information nécessaire pour être en mesure d’effectuer un choix entre différentes alternatives. D’où l’importance des étiquettes partisanes qui peuvent alors servir de raccourci heuristique simplifiant l’acte de voter.

Toutefois, l’école de Michigan a bien montré que le comportement des électeurs peut s’expliquer par leur affiliation à un parti politique. La présence de partisans qui voteront coûte que coûte pour leur parti préféré vient en quelque sorte annihiler les mécanismes de réactivité et d’imputabilité politique.

L’objectif est d’analyser le rôle des affiliations partisanes sur l’imputabilité politique ; soit la sanction ou la récompense électorale du candidat sortant. Il sera montré, à partir d’un modèle original où le vote est le fruit d’une décision unique permettant d’expliquer à la fois le choix ou l’abstention d’un électeur, que l’attache partisane a fortement réduit l’influence du vote économique lors des élections présidentielles française de 2012. 

Date et heure
Jeudi 4 février 2016 de 11 h 45 à 13 h

Lieu
Université Laval, pavillon Charles-De Koninck, salle 3470