Don par téléphone

Contacter la fondation de l’Université Laval au 418-656-3292


Don par la poste

Imprimer cette fiche remplissez-la et postez-la avec votre paiement à l’adresse suivante :

Faculté des sciences sociales
Pavillon Charles-De Koninck
1030, av. des Sciences-Humaines
Local 3456-E
Québec (Québec) G1V 0A6

Événements

Conférence Comprendre le financement des États-providence : pourquoi les États les plus généreux se ne financent-ils pas par une taxation progressive?

Le Département de science politique, la Chaire de recherche sur la démocratie et les institutions parlementaires, le Centre d'analyse des politiques publiques, le Groupe de recherche en communication politique et l'APEUL vous invitent à assister à la conférence d’Olivier Jacques.

Les études comparatives indiquent que, paradoxalement, ce ne sont pas les formes d’imposition les plus progressives qui assurent le mieux la redistribution. Ce constat peut paraitre contre-intuitif, mais les pays qui misent avec le plus de succès sur l’égalité, notamment les pays nordiques, ne le font pas tant en faisant payer les riches et les entreprises pour donner aux plus pauvres, qu’en mettant toute la population à contribution, afin d’assurer des services et des chances égaux à tous les citoyens. Contrairement aux idées reçues, l’égalité se gagne plus par la mise en place de bons services publics et de transferts sociaux généreux que par la progressivité de l’impôt. Pour réussir à maintenir de tels services et transferts, il faut nécessairement assurer un taux de prélèvement obligatoire suffisant. Or, les pays qui maintiennent un taux de prélèvement obligatoire élevé y parviennent davantage grâce à une taxation proportionnelle qui repose sur l’ensemble des contribuables que par une taxation progressive reposant sur les épaules d’un faible nombre de contribuables aisés.

Plusieurs phénomènes économiques, institutionnels et politiques expliquent ce constat. Les contraintes induites par la mondialisation des capitaux et la compétition fiscale forcent les États cherchant à maintenir des taxes élevées à limiter l’imposition des facteurs mobiles, entrainant des taxes plus régressives. D’autre part, le système électoral proportionnel ainsi que les arrangements du marché du travail corporatistes présents dans les États-providence les plus généreux transformeraient les préférences des partis sociaux-démocrates qui acceptent de financer l’État de manière moins progressive. Finalement, une taxation moins progressive rendrait les citoyens plus aisés moins réfractaires à financer un État-providence généreux, ce qui s’avère politiquement utile pour bâtir une coalition politique pro-État-providence.

Olivier Jacques est candidat au doctorat au département de science politique de l’Université McGill. Ses études doctorales sont financées par une bourse Joseph-Armand Bombardier du CRSH. Il détient un baccalauréat en études internationales et une maitrise en science politique à l’Université de Montréal. Son mémoire intitulé Les trois mondes des régimes fiscaux : l’économie politique du financement de l’État-providence est nominé pour le prix Brigitte Schroeder. Ses travaux de recherche portent sur les déterminants des politiques fiscales, de la redistribution, des inégalités économiques et sur l’économie politique comparée des États-providence. Il a notamment participé au programme de stage parlementaire à la Chambre des Communes en 2013-2014.
 

Au plaisir de vous y voir!

Un léger lunch sera servi!

 

Date et heure
Mercredi 16 mars 2016 de 11 h 45 à 13 h

Lieu
Pavillon De Koninck, local 3244