FÉMINISME ET CHANGMENT SOCIAL
ENJEUX ET DÉFIS POUR
L’ACTION ET LA RECHERCHE FÉMINISTES
Université Laval, 20 – 25 mai 2012
NOTES BIOGRAPHIQUES DES
COLLABORATRICES
ET COLLABORATEURS
1er mai 2012
Nathalie Bissonnette
est
diplômée de l’Université Laval et exerce le métier de communicatrice
depuis plus de 20 ans. Successivement pigiste et conseillère en
communication au sein d’une grande institution financière, elle a mis
ses compétences à promouvoir les services des uns et des autres, à
prêter sa plume à différentes fins et à structurer ou consolider la
communication interne, tentant le plus possible de donner à ses
activités professionnelles un sens social. Son parcours a également été
parsemé de divers projets artistiques liés à la musique et à
l’écriture, ainsi que de la mise au monde de deux enfants devenus
aujourd’hui de jeunes adultes. Depuis 2009, elle agit comme rédactrice
en chef de la Gazette des femmes. Elle peut enfin assouvir sa curiosité
pour mille et un sujets d’ordre social et contribuer à la
reconnaissance des femmes comme individus à part entière. Elle est
également membre du conseil d’administration de Vidéo Femmes, un centre
d’artistes dont la mission est de soutenir et de stimuler la création
d’œuvres vidéographiques indépendantes réalisées par des femmes.
Doctorante en sociologie, Mélissa
Blais est également enseignante, membre du Réseau québécois en
études féministes (RéQEF) et membre du Groupe interdisciplinaire de
recherche sur l’antiféminisme (GIRAF) de l’Institut de recherches et
d’études féministes (IREF/Université du Québec à Montréal). Sa thèse
porte sur les effets de l’antiféminisme sur le mouvement féministe
québécois. Elle est l’auteure du livre “J’haïs les féministes" : le 6
décembre 1989 et ses suites et codirectrice des ouvrages collectifs Le
mouvement masculiniste au Québec. L’antiféminisme démasqué et Retour
sur un attentat antiféministe : École Polytechnique 6 décembre 1989,
parus aux éditions du remue-ménage.
Détentrice d’une maîtrise en histoire de l'Université Laval (2004) et
d'un doctorat en sociologie de l’École des hautes études en sciences
sociales à Paris et de l’Université de Montréal (2009), Hélène Charron a réalisé entre
2009 et 2011 un stage postdoctoral au Centre interuniversitaire
d’études québécoises, sous la direction de Johanne Daigle. Elle est
actuellement chercheure associée et adjointe à la titulaire de la
Chaire Claire-Bonenfant. Femmes, savoirs et sociétés de l’Université
Laval en plus d’être membre collaboratrice du Réseau québécois en
études féministes (RéQEF). Ses recherches portent en ce moment sur la
constitution des frontières disciplinaires entre la sociologie et le
travail social à l’Université Laval entre 1943 et 1960 dans une
perspective de genre. Plus généralement, elle fait la sociologie
historique de l’organisation hiérarchique des savoirs et des champs de
pratique, de la division sexuée du travail intellectuel et de l’accès
des femmes aux savoirs universitaires. En 2011, elle a publié La
sociologie entre nature et culture : genre et évolution sociale dans
L’Année sociologique, 1896-1913 aux Presses de l’Université Laval. Ce
livre analyse les représentations des rapports sociaux de sexe dans le
périodique phare de l’École française de sociologie autour d’Émile
Durkheim, notamment à travers le schéma d’évolution sociale privilégié
faisant succéder le patriarcat/patrilinéarité au
matriarcat/matrilinéarité. Sa thèse de doctorat, intitulée Les formes
de l’illégitimité intellectuelle : genre et sciences sociales en France
entre 1890 et 1940, paraîtra en 2012 aux Éditions du CNRS en France.
Renée Cloutier
(Renee.Cloutier@fse.ulaval.ca), professeure émérite, est associée au
Département des fondements et pratiques en éducation à l'Université
Laval après avoir été professeure régulière à la Faculté des sciences
de l’éducation de 1976 à 2006. Elle est titulaire d’un baccalauréat et
d’une maîtrise en sociologie de l’Université de Montréal ainsi que d’un
doctorat (Ph. D.) dans la même discipline (Université Laval). Ses
premières études, en sociologie de la famille, ont porté sur la
planification des naissances. Par la suite, elle a mené des recherches
en sociologie de l’éducation, sur la question des politiques
institutionnelles en milieu universitaire et de l’accès des femmes et
des minorités ethniques à l'université. Elle a réalisé également des
études sur les parcours ou trajectoires universitaires et l’insertion
socioprofessionnelle selon le sexe et le milieu social. Directrice du
Laboratoire de recherches en administration et politique scolaires à
l'Université Laval au cours des années 1980, Renée Cloutier a été
coordonnatrice du Groupe de recherche multidisciplinaire féministe
(GREMF) (1997-1999) et directrice de la revue Recherches féministes
(1997-1998, 1999-2000). Elle est de l’équipe fondatrice et
organisatrice de l’Université féministe d’été à l’Université Laval.
Elle est membre du Collectif Laure-Gaudreault, qui a publié aux
Éditions du remue-ménage, Femmes, éducation et transformations
sociales. Elle est aussi membre associée du Centre de Recherche
Interuniversitaire sur l’Éducation et la Vie Au Travail (CRIEVAT),
membre du comité scientifique et de la permanence du Consortium
d’Animation sur la Persévérance et la Réussite en Enseignement
Supérieur (CAPRES) au Québec ainsi que chercheuse associée à la Chaire
Claire-Bonenfant – Femmes, savoirs et sociétés de l’Université Laval.
En 2008, la Communauté de Recherche et d’Entraide en Éducation (CREÉ)
de la Faculté des sciences de l’éducation à l’Université Laval la
nommait première partenaire émérite. En 2010, l’Université Laval
l’honorait en lui décernant le titre de professeure émérite. Quelques
publications de l’auteure : Renée Cloutier, en collaboration avec
Isabelle Bellemare, Isabelle Côté et Hélène Paré (2005) « Regards des
sciences sociales sur l’accès à l’enseignement postsecondaire, les
cheminements, l’insertion socioprofessionnelle et la réussite éducative
», dans Pierre Chenard et Pierre Doray (dir.), L’enjeu de la réussite
dans l’enseignement supérieur, Sainte-Foy, Presses de l’Université du
Québec : 147-181 ; Renée Cloutier (2005) « Les rapports sociaux de
sexe, les appartenances de classe et de race et la réussite en
enseignement postsecondaire : état de la question », Éducation et
francophonie, Les femmes en éducation et en formation, XXXIII, 1,
printemps : 165-214; revue virtuelle [en ligne] http://www.acelf.ca/.
Issue d’une mère anglo-canadienne et d’un père immigrant, Alexa Conradi a grandi entre Londres
et Montréal. Elle s’est intégrée au milieu francophone au début de
l’âge adulte notamment en étant active au Centre des femmes de Verdun.
Elle a coordonné, alors qu’elle était au début de la vingtaine, la
marche « Du pain et des roses » en Estrie et a poursuivi son engagement
au sein de Solidarité populaire Estrie, une coalition large au cœur de
la mobilisation pour la justice sociale dans la région. De retour à
Montréal en 1998, elle a agi au sein de la Fédération des femmes du
Québec comme coordonnatrice de la Marche mondiale des femmes au Québec.
Ensuite, tout en étant mère de deux enfants à l’école primaire, elle
est retournée à l’université pour finir son baccalauréat en analyse des
politiques et entamer une maîtrise en communications sur la démocratie
et la sphère publique. En 2006, son intérêt s’est porté vers les études
doctorales où elle s’est intéressée à la question de la réconciliation
entre autochtones et non-autochtones. Entre 2004 et 2009, elle a
collaboré à la mise sur pied d’un parti politique féministe, Québec
solidaire, dont elle était la première présidente. En 2009, inquiète du
climat politique et des reculs subis par les femmes, elle a suspendu
ses études pour se porter candidate à la présidence de la FFQ avec la
volonté de travailler avec le mouvement féministe autonome à contrer
les politiques et les idées de droite. Elle a proposé au mouvement
féministe de tenir des États généraux du féminisme pour actualiser les
analyses et les stratégies du mouvement afin de renouveler l’espoir
dans un projet féministe de société.
Huguette Dagenais
(huguette.dagenais@ant.ulaval.ca), professeure émérite du Département
d'anthropologie de l'Université Laval, y a enseigné de 1976 à 2006.
Elle a longtemps travaillé dans la Caraïbe (1967-1969; 1975;
1983-1993), notamment sur les rapports entre le travail des femmes et
la fécondité. De 1997 à 2009, elle a été impliquée dans des projets de
consolidation des acquis dans l'intégration des rapports sociaux de
sexe en recherche au Vietnam. Cofondatrice et première coordonnatrice
(1983-86) du Groupe de recherche multidisciplinaire féministe (GREMF),
elle a aussi participé à la fondation en 1986 de la revue Recherches
féministes, dont elle été la directrice jusqu'en 1997. Elle a été
titulaire de la Chaire d'étude sur la condition des femmes de
l'Université Laval de 1993 à 1997 et directrice du DESS en études
féministes, de 2001 à 2010. Parmi ses publications, citons, sous sa
direction, aux Éditions du remue-ménage, Pluralité et convergences. La
recherche féministe dans la francophonie (1999) et Science, conscience
et action. 25 ans de recherche féministe au Québec (1996). Elle a
co-édité avec Denise Piché : Femmes, féminisme et développement/Women,
Feminism and Development (McGill-Queen's UP, 1994) et, avec Anne-Marie
Devreux en 1998, le numéro conjoint de Recherches féministes et
Nouvelles questions féministes intitulé « Ils changent... disent-ils?
»; leur introduction s’intitulait : « Les hommes, les rapports sociaux
de sexe et le féminisme : des avancées sous le signe de l’ambiguïté »
(p. 1-22). Dans Recherches féministes, elle a également publié «
Pour les femmes, un autre développement » (1, 2, 1988: 1-17) ainsi que
« 1995 : Quel développement pour les femmes et les populations? » (8,
1, 1995 : 1-14). Présentement chercheuse associée à la Chaire
Claire-Bonenfant – Femmes, savoirs et sociétés et membre retraitée du
Réseau québécois en études féministes (RéQEF), elle est responsable de
l’Université féministe d’été depuis la première édition en 2003.
Johanne Daigle est
professeure titulaire au Département d’histoire de l’Université Laval
(Québec, Canada) et membre associée du nouveau Réseau québécois en
études féministes (RéQEF). Comptant parmi les premières diplômées
formées dans le champ de l’histoire des femmes au Québec, elle a pu
bénéficier alors qu’elle était étudiante de l’expertise de pionnières
du champ (dont Nadia Fahmy-Eid et Micheline Dumont). Ses recherches
d’abord axées sur l’éducation des filles et les professions
historiquement féminisées au XXe siècle se sont élargies au rôle des
soins de santé dans le développement des régions excentrées. Elle a
ainsi collaboré avec le réseau de chercheuses canadiennes sur
l’histoire du nursing et contribué notamment à la publication du
collectif sous la direction de Meryn Stuart and Jayne Elliott, Place
and Practice in Canadian Nursing History, Vancouver, UBC Press, 2008 («
The Call of the North: Nurses in the remote areas of Quebec, 1932-1972
»). Elle mène en parallèle des recherches sur les dynamiques sociales
en milieu urbain en observant la manière dont les femmes façonnent la
ville. En étudiant les services sociaux à l’enfance et à la maternité
dans la ville de Québec à travers des réseaux aux combinaisons variées
– en raison même de l’exclusion des femmes de positions d’autorité et
de pouvoir qui se sont déplacées depuis le XIXe siècle – elle vise à
resituer les femmes comme agentes du changement social. Elle a publié
quelques articles sur ce sujet, dont « Un modèle d’économie sociale
mixte: la dynamique des services sociaux à l’enfance dans la ville de
Québec, 1850-1950 » (avec D. Gilbert, Recherches sociographiques,
numéro spécial sur la ville de Québec, vol. 20, no 1, mars 2008, p.
37-72) et réalisé une exposition virtuelle à l’intention d’un large
public sur les services sociaux à la jeunesse : Naître et grandir à
Québec, 1850-1950 (http://expong.cieq.ca/
<http://expong.cieq.ca/> ). Ses recherches et son enseignement
s’inscrivent actuellement au carrefour de la perspective féministe de
l’histoire, qui permet d’articuler les questions personnelles et
politiques, et celle qui marie les notions du genre et du (post)
colonialisme pour explorer les dynamiques sociétales dont les effets se
poursuivent dans le temps et imprègnent jusqu’à la vie quotidienne.
Détentrice d’un doctorat en relations industrielles, Esther Déom est professeure
titulaire au Département des relations industrielles de l’Université
Laval dont elle a été la directrice de 1994 à 1997. Elle y enseigne des
cours d’équité en emploi, d’équité salariale, de discrimination au
travail et de négociation collective. Elle a été présidente de
l’Association canadienne des relations industrielles (ACRI) en 1993.
Esther Déom a été membre du comité interne pour l’élaboration d’une loi
proactive sur l’équité salariale au Québec et membre du Comité de
consultation externe sur le même projet. Elle a aussi été porte-parole
de la Coalition en faveur de l’équité salariale au début des années
1990. Au début des années 2000, elle a été co-présidente du Comité
paritaire sur l’accès à l’égalité des femmes professeures à
l’Université Laval. De 2002 à 2004, elle a été présidente du Syndicat
des professeurs et professeures de l’Université Laval. Elle a aussi été
présidente du Comité de retraite du Régime de retraite des professeurs
et professeures de l’Université Laval (2006-2011) et présidente du
Comité de placement des régimes de retraite de l’Université Laval
(2006-2010). Elle est directrice de la Revue Relations
industrielles/Industrial Relations depuis 2006. Elle agit comme
personne-ressource ou experte en accès à l’égalité et en équité
salariale auprès de différentes organisations syndicales et patronales.
Elle a publié de nombreux articles sur l’équité salariale et a prononcé
de multiples conférences sur le même sujet.
Membre-fondatrice de l’Institut de recherches et d’études féministes de
l’UQAM, Francine Descarries
est professeure au département de sociologie de l’UQAM et directrice
scientifique du Réseau québécois en études féministes (RéQEF).
Cette année, l’Université du Québec lui a décerné le Prix d’excellence
en recherche et création, pour l’ensemble de sa carrière. Auteure, au
début des années 1980, d’un des premiers ouvrages québécois sur la
reproduction sociale des sexes, Les cols roses et l’école rose, ses
recherches portent depuis sur l’évolution du discours féministe
contemporain et du mouvement des femmes québécois, de même que sur des
questions relatives à la maternité, à la famille, aux conditions de
travail des femmes, à l’articulation famille/travail et à la
reproduction de la division sociale des sexes et la socialisation. Ces
dernières années, pour répondre à des besoins exprimés par les groupes
de femmes, Francine Descarries s’est intéressée à l’antiféminisme et
aux discours et des pratiques qu’il alimente de même qu’aux questions
touchant la socialisation des femmes, la publicité sexiste, la
condition des parents-étudiants, etc. Voici quelques-unes de ses plus
récentes publications : Descarries, Francine et als. (2011)
« Féminisme et engagement au sein du mouvement des femmes
québécois : convergence des récits et diversité des trajectoires »,
labrys, études féministes/estudos feministas; Descarries, Francine et
Richard Poulin, (2010) « Luttes, oppression, rapports sociaux de sexe
», Nouveaux cahiers du socialisme, no. 4, automne 2010 ; Descarries,
Francine et Marie Mathieu (2010), Entre le rose et le bleu. Stéréotypes
sexuels et construction sociale du féminin et du masculin. Québec,
Conseil du Statut de la femme. Descarries, Francine et Jacqueline
Heinen (2010) « Violences et resistances : militarisme et mouvements
féministes transnationaux », dans Jules Falquet, Helena Hirata, Danièle
Kergoat et al. (dir), Le sexe de la mondialisation. Genre, classe, race
et nouvelle division du travail, Paris, Sciences Po. Les Presses :
181-185 ; Szczepanik, Geneviève, Francine Descarries, Mélissa Blais et
Sandrine Ricci, (2010) « Penser le Nous féministe : le féminisme
solidaire », Nouveaux cahiers du socialisme, no. 4, automne 2010 ;
Francine Descarries (2009), Stéréotypes sexuels et publicité sexiste:
le sexe vend bien!, La Meute, France http://www.lameute.fr/index/ […]
Marie-José des Rivières
est chercheuse associée à la Chaire Claire-Bonenfant – Femmes, Savoirs
et Sociétés et au Centre interuniversitaire de recherche sur la
littérature et la culture québécoises (CRILCQ), membre du comité de
rédaction de la revue Recherches féministes et du Groupe de recherche
sur l’histoire de la vie culturelle ainsi que conseillère en
développement de la recherche à la Faculté des sciences de l’éducation
de l’Université Laval. Elle a publié Châtelaine et la littérature
1960-1975, elle est co-auteure de L’heure des vaches et autres récits
du terroir et elle a participé à plusieurs collectifs dont Femmes de
rêve au travail, le Traité de la culture, et 1937: un tournant
culturel. Elle travaille, avec Denis Saint-Jacques, à l’histoire des
magazines au Québec.
Anne-Marie Devreux
est sociologue, directrice de recherche au Centre national de la
recherche scientifique (CNRS) à Paris et directrice de la revue Cahiers
du Genre. Elle s’est spécialisée dans la théorie et l’épistémologie des
rapports sociaux de sexe (RSS). Depuis plusieurs années, elle développe
un programme de recherches sur les hommes comme dominants, dont
récemment un travail sur les pratiques masculines de récupération des
droits des femmes. Outre un numéro conjoint des Cahiers du Genre et de
Recherches féministes, codirigé avec Diane Lamoureux, sur « Les
antiféminismes » (2012), elle a récemment publié : Sous les sciences
sociales, le genre. Relecture critique de Max Weber à Bruno Latour avec
D. Chabaud-Rychter, V. Descoutures, E. Varikas (dir.), Paris, La
Découverte, 2010, et « Féminisme et syndicalisme : peut-on objectiver
le savoir militant ? », dans D. Naudier et M. Simonet, Des sociologues
sans qualités ? Pratiques de recherche et engagement. Paris, La
Découverte, 2011 : 62-79.
Francis Dupuis-Déri
est professeur de science politique, membre du Réseau québécois en
études féministes (RéQEF) et responsable du Groupe
interdisciplinaire de recherche sur l'antiféminisme (GIRAF) de
l'Institut de recherches et d'études féministes (IREF) à l'Université
du Québec à Montréal (UQAM). Il a codirigé les ouvrages Le mouvement
masculiniste au Québec : L'antiféminisme démasqué (2008) et Retour sur
un attentat antiféministe : École polytechnique, 6 décembre 1989
(2010). Il a publié divers articles sur le rapport entre les hommes et
le féminisme, dont « Hommes anarchistes face au féminisme »
(Réfractions, 2010), « Le "masculinisme" : Une histoire politique du
mot (en anglais et en français) » (Recherches féministes, 2009), «Les
hommes proféministes : Compagnons de route ou faux amis ? » (Recherches
féministes, 2008) et « Le mythe de la caverne conjugale : d’une
justification contemporaine de l’inégalité dans les couples
hétérosexuels » (Argument, 2008). Il travaille présentement à la
rédaction d’un livre qui proposera une analyse critique du discours de
la « crise de la masculinité ». Plus généralement, ses recherches
s'inscrivent dans le domaine de l'histoire des idées politiques et de
la sociologie des mouvements sociaux. Il est également membre du Réseau
québécois en études féministes (RéQEF).
Rim Gtari, a un
Ph.D en droit
civil de l’Université d’Ottawa, chargée de cours à L’UQÀM et à
l’Université d’Ottawa, elle enseigne le droit de la famille et des
personne au Québec et spécialiste en droit des femmes en Islam.
Elle a
obtenue la médaille du Barreau de Paris pour la meilleure thèse de
l’année 2006 à l’université d’Ottawa pour sa thèse intitulée : "Le
chantier d'égalité, un triomphe incomplet : les femmes tunisiennes
entre rénovation et conservatisme". Elle a beaucoup contribué, ici au
Canada, à dissiper les préjugés autour des femmes musulmanes, et
la
confusion qui touche le droit musulman. Elle a été invitée à participer
dans différentes conférences pour donner son expertise sur les droits
des femmes en Islam et en Tunisie, et à donner une formation au barreau
du Québec sur l’intelligence culturelle, pour permettre aux avocats de
mieux comprendre les réalités d’une société multiculturelle, et souvent
elle est appelée à donner son expertise sur des affaires en justice
touchant les droits des femmes musulmanes. Elle était candidate lors
des dernières élections en Tunisie pour la circonscription de
l’ensemble de l’Amérique et le reste de l’Europe.
Actuellement candidate à la maîtrise en études littéraires avec la
concentration en études féministes à l'UQAM, Jessica Hamel-Akré explore, sous la
direction de Martine Delvaux, les liens entre violence et féminité dans
la construction de l'identité sexuée des filles dans la littérature
états-unienne. Titulaire d'un baccalauréat en littérature et langue
française réalisé sur les deux rives de l'Atlantique, au Nazareth
College of Rochester et à l’université de Rennes II, elle s'implique
dans les milieux féministes depuis plusieurs années, notamment comme
fondatrice et présidente du groupe Women and Gender Studies en 2008 à
Nazareth College et, plus récemment, comme rédactrice de la revue
FéminÉtudes, pour une deuxième année. En plus de son implication
associative, elle affine ses intérêts de recherche par le biais de
divers articles universitaires et présentations orales. Ses
contributions universitaires incluent les articles « Faking it: le
faux-féminisme dans les téléséries contemporaine au féminin. Une
analyse comparative de Sex and the City et Secret Diary of a Call Girl.
», paru dans le 16e numéro de FéminÉtudes, « Je suis féministe,
mais…. et ! », et « De l'individu à l'objet : l’impérialisme
érotique sur le corps féminin dans La Vénus à la fourrure », paru dans
le 15e numéro de Postures, « En territoire féministe : regards et
relectures », ainsi que les communications présentées à l'UQAM : «
Perception, subjectivité et amputation : complétude du corps féminin
dans le Journal de Marie Uguay » et à l'Université Laval : « Wishing I
had been born a boy »: féminité, subjectivité et rêverie de petite
fille dans Bastard out of Carolina de Dorothy Allison ».
Katherine Hébert-Metthé a
reçu une formation universitaire hors du commun au cours de laquelle
elle a obtenu un baccalauréat en psychologie (Université de Montréal)
ainsi qu’une maîtrise en études féministes et en développement
international (Université Laval). De plus, de 2006 à 2008, elle a eu le
plaisir d'être la coordonnatrice de l'Université féministe d'été. Elle
est militante depuis plusieurs années à la Concertation des luttes
contre l’exploitation sexuelle (CLES) et a complété un stage de six
mois à la Division pour l’égalité des genres de l’UNESCO à Paris en
novembre 2009. Ce parcours multidisciplinaire lui permet
aujourd’hui d’analyser des enjeux de société à l’aide d’une
perspective féministe, soit sous l’angle des rapports sociaux de sexe,
de l’égalité femmes-hommes. Depuis mai 2010, elle occupe le poste de
conseillère dans le cadre du projet Hypersexualisation de la Table de
concertation jeunesse à Côte-des-Neiges, Montréal, ce qui l’amène à
animer des ateliers dans les écoles secondaires du quartier. Ce projet
a d’ailleurs été nommé Lauréat du Prix Égalité 2012 du Secrétariat à la
condition féminine, Ministère de la Culture, des Communications et de
la Condition féminine du Québec.
Danielle Juteau est
professeure émérite au Département de sociologie de l’Université de
Montréal. Ses enseignements et recherches portent les rapports sociaux
ethniques et de sexe, sur l’entrecroisement des catégories ainsi
constituées et sur leur lien à la citoyenneté. Elle a été parmi les
premières universitaires à offrir des cours en études des femmes où
elle a développé une perspective anti-essentialiste des catégories
sociales et de leurs visées identitaires, appréhendées en termes
d’inégalités de pouvoir et de contraintes structurelles. La
reconnaissance qui lui est témoignée sur la scène internationale est à
l'image de sa contribution à la compréhension des rapports ethniques
dans le système monde actuel et au développement d’instruments
théoriques pour appréhender ceux-ci comme réels, historiquement
construits, à la fois concrets et idéels. Fondatrice du Centre d’études
ethniques en 1991 (CEETUM), elle y a été la première titulaire de la
Chaire en relations ethniques. Membre de la Société royale du Canada
depuis 1996, Danielle Juteau a reçu le prix Marcel-Vincent de l’ACFAS
en 2001. Elle a été titulaire de la chaire d’études canadiennes à
l'Université Paris III Sorbonne Nouvelle, en 2001 et fut nommée Fellow
de la Fondation Pierre-Elliott Trudeau en 2003. L’Université York lui a
décerné un Doctorat Honoris Causa en 2006. Elle est l’auteure de
nombreux ouvrages dont La différenciation sociale : modèles et
processus, Montréal, PUM, 2003; L’ethnicité et ses frontières,
Montréal, PUM, 1999, et avec Nicole Laurin, Un métier et une vocation.
Le travail des religieuses au Québec de 1901 à 1971, Montréal, PUM,
1997.
Diane Lamoureux est professeure de philosophie politique au
département de science politique de l’Université Laval (Québec,
Canada). Ses travaux récents portent sur l’impact conjugué du
néolibéralisme et du néoconservatisme sur les sociétés occidentales
contemporaines. Elle s’intéresse plus largement aux enjeux de
citoyenneté et de démocratie. Elle est l’auteure de plusieurs ouvrages
et articles sur le féminisme québécois et les théories féministes dont
Fragments et collages (1986), Citoyennes? Femmes, droit de vote et
démocratie (1989), L’amère patrie (2001) et Pensées rebelles (2010),
tous publiés aux Éditions du remue-ménage. Elle a également coédité
avec Stephan Gervais et Dimitrios Karmis, Du tricoté serré au métissé
serré? publié aux Presses de l’Université Laval en 2008.
Louise Langevin est
professeure titulaire à la Faculté de droit de l’Université Laval, à
Québec, depuis 1991. De 2006 à 2009, elle a été titulaire de la Chaire
d’étude Claire-Bonenfant sur la condition des femmes de l’Université
Laval. Depuis 1986, elle est aussi membre du Barreau du Québec, qui lui
a décerné le Mérite Christine-Tourigny en 2010 pour son engagement
social et son apport à l'avancement des femmes dans la profession. Elle
a été secrétaire juridique auprès du très honorable Feu Antonio Lamer,
ancien juge en chef de la Cour suprême du Canada, Ottawa. Elle est
corédactrice de la Revue Femmes et Droit et a été active auprès de
l’Agence universitaire de la Francophonie. Ses champs de recherche et
d’enseignement sont en théorie féministe du droit, en matière de droits
fondamentaux ainsi qu’en obligations conventionnelles et
extracontractuelles. Elle a travaillé sur l’indemnisation des victimes
de violence sexuelle et conjugale, sur le consentement des femmes en
matière contractuelle, sur les sites web antiféministes, ainsi que sur
la question de la traite des femmes, plus particulièrement la question
des aides familiales domestiques immigrantes. Ses recherches portent
présentement sur l’accessibilité à la justice des victimes de
harcèlement sexuel.
Claire Lapointe (Ph.
D. en administration et politique scolaires, 1995, Université Laval)
est professeure titulaire et directrice du Département des fondements
et pratiques en éducation à la Faculté des sciences de l’éducation de
l’Université Laval. Tout en poursuivant ses études postsecondaires,
elle a commencé sa carrière en éducation en 1973 comme suppléante en
arts plastiques dans une école secondaire de Québec. Entre 1981 et
1995, elle a été éducatrice et administratrice au préscolaire en
Nouvelle Zélande et au Québec, puis gestionnaire en développement
international au Gabon. De 1995 à 2003, elle a été professeure
chercheure en administration scolaire à l’université de Moncton,
Nouveau-Brunswick, et elle est professeure chercheure dans le même
domaine à l’université Laval depuis 2004. Elle est membre régulière du
Réseau québécois de recherche féministe et du Centre de recherche et
d’intervention sur la réussite scolaire. Elle est également membre du
Conseil supérieur de l’éducation du Québec et présidente de la
Commission de l’éducation préscolaire et de l’enseignement primaire de
cette instance. Sensibilisée très tôt à l’analyse critique par ses
parents qui ont été actifs dans le renouveau social entourant la
réforme Parent, son intérêt pour le domaine de la gestion de
l’éducation, et particulièrement pour l’étude comparée des systèmes
d’éducation, s’est confirmé lors des séjours prolongés qu’elle a
effectués en Allemagne, en Nouvelle-Zélande, en Polynésie française et
au Gabon. Ses intérêts de recherche et d’enseignement portent
principalement sur l’influence de la culture sociétale sur les systèmes
d’éducation et sur l’influence du leadership et de la culture
organisationnelle sur la réussite scolaire, le tout dans une
perspective féministe appliquée à l’éducation.
Francine Lavoie,
Ph. D., est professeure titulaire en psychologie communautaire à
l’École de psychologie de l’Université Laval. Elle y fut la première
femme professeure. Après s’être longtemps intéressée aux groupes
d’entraide et à leur potentiel d’empowerment, elle s’est jointe à des
groupes d’universitaires dénonçant la violence faite aux femmes, ce qui
a été un point tournant dans ses travaux. Elle a depuis joué un rôle
majeur dans la conception et l’évaluation des programmes de prévention
ViRAJ (sur la violence au sein des relations amoureuses des jeunes) et
PASSAJ (sur la violence interpersonnelle chez les jeunes), programmes
diffusés au Québec et en Belgique et en voie de traduction, entre
autres en espagnol. Elle a également réalisé les premières recherches
québécoises sur la violence dans les relations intimes des adolescents.
Parmi ses contributions récentes, mentionnons une enquête sur la
violence sexuelle et physique auprès des Inuits du Nunavik. Sa
réflexion sur le vécu sexuel des adolescents et les contextes de
coercition l’a amenée de plus à démarrer un nouveau champ de recherche
sur les activités sociales sexualisées, (ex. imitation de striptease).
Elle est membre du Centre de recherche interdisciplinaire sur les
problèmes conjugaux et les agressions sexuelles (CRIPCAS) et de
l’Équipe violence sexuelle et santé (Évissa) qui mène actuellement une
enquête sur la revictimisation sexuelle auprès d’un échantillon de 8
000 adolescents québécois. Ses travaux ont été reconnus par l’American
Psychological Association qui lui a octroyé le titre de Fellow. En
avril 2010, son alma mater, l’Université du Québec à Montréal, a
souligné sa contribution exemplaire à la psychologie.
Estelle Lebel est
professeure titulaire au Département d'information et de communication
de l'Université Laval. Après un baccalauréat en enseignement des arts
plastiques, elle a réalisé des films d’animation, puis fait des études
de 2e et 3e cycles en sciences de l'éducation à l’Université de
Montréal. Sa thèse a porté sur les rapports entre les informations
visuelles et les informations verbales dans les images médiatiques.
Elle est co-fondatrice du Centre de ressources en éducation aux médias.
Ses recherches portent sur les représentations médiatiques, les images,
les rapports sociaux de sexe et l'éducation aux médias. Elle a publié
dans de nombreuses revues dont Recherches sémiotiques RS/SI,
Communications, Recherches en communication Médiamorphoses, Recherches
féministes, Alter, Le temps des médias, Vie pédagogique, Spirale. Elle
est directrice de la revue Recherches féministes depuis 2005. Elle a
publié notamment, en 2003, « Les images politiques », dans, A.-M.
Gingras (dir.), La communication politique, État des savoirs, enjeux et
perspectives, Québec, Presses de l'Université du Québec; plus
récemment, en 2009, avec Marguerite Lavallée, Mon enfant devant
l’écran, Montréal, Régie du cinéma et, avec Josette Brun, « Parole aux
téléspectatrices, place au féminisme : la 1 500e émission de
Femme d'aujourd'hui et les francophones du Québec et du Canada en 1973
» dans Le temps des médias; plus récemment encore, en 2012, Intégration
de l’approche genre dans la formation en journalisme des pays du
Maghreb, Rabat : UNESCO.
Marie-Andrée Lefebvre
est candidate à la maîtrise en science politique à l'université Laval
et détentrice d'un baccalauréat en Communication, politique et société.
Dans le cadre de ses recherches, elle s'intéresse notamment à la pensée
féministe en matière d'hétérosexualité de même qu'aux effets du
néolibéralisme sur la démocratie. Depuis quelques années, elle
s'implique activement au sein de divers groupes affinitaires et
collectifs féministes. Elle a notamment fait partie de l'équipe de
rédaction de la revue étudiante féministe de l'UQAM, FéminÉtudes; elle
a participé à l'organisation d'un cabaret du 8 mars, marquant la
Journée internationale des femmes, à Québec en 2012; elle a aussi fait
partie du comité d'organisation du colloque étudiant féministe à
l'Université Laval en avril 2012, dont elle nous entretiendra dans sa
communication.
Hélène Lee-Gosselin
est professeure titulaire au Département de management de la Faculté
des sciences de l’administration de l’Université Laval depuis 1981;
elle le dirigea de 1984 à 1987. Détentrice d’un Ph.D. en Organizational
Psychology, University of Michigan (1984), de même que d’une maîtrise
et d’un baccalauréat en relations industrielles de l'Université Laval,
elle consacre sa carrière à l’étude de la réalité des femmes sur le
marché du travail, de l’équité en emploi et de l’éthique dans les
organisations. Depuis janvier 2010, elle est titulaire de la Chaire
Claire-Bonenfant – Femmes, Savoirs et Sociétés où elle poursuit ses
travaux de recherche en partenariat avec le milieu, notamment sur les
femmes entrepreneures, sur les femmes dirigeantes d’organisations et
sur les programmes de réinsertion professionnelle, pour les femmes de
35 ans et plus. De 1997 à 2001, elle fut titulaire de la Chaire d’étude
Claire-Bonenfant sur la condition des femmes de l’Université Laval.
Universitaire engagée, elle est impliquée comme dirigeante au sein du
Mouvement Desjardins depuis 1982, comme membre du Comité consultatif
des partenaire, et du Comité des travailleuses non-syndiquées, à la
Commission de l’équité salariale depuis 2010. Depuis 2011, elle siège
au Conseil d’administration de l’Agence du revenu du Québec.
Yanick Noiseux a récemment terminé un stage postdoctoral au Tata
Institute of Social Science (Mumbai, Inde) où il a étudié les pratiques
d’organisations collectives des travailleurs et travailleuses du
secteur informel. Ses travaux portent également sur le renouvellement
du syndicalisme, les transformations du travail et les politiques
sociales dans le contexte de la mondialisation. Membre associé au
Centre d’études sur l’intégration et la mondialisation, il collabore
aussi avec l’Institut de recherches et d’études féministes (IREF).
Depuis décembre 2011, il est professeur adjoint au département de
sociologie de l’Université de Montréal.
Professeure émérite au département d’histoire de l’Université Laval, Christine Piette est spécialisée en
histoire sociale de la France au XIXe siècle. Elle est l’auteure
d’ouvrages et d’articles sur l’histoire de Paris, en particulier en
collaboration avec Barrie M. Ratcliffe, Vivre la ville. Les classes
populaires à Paris (1ère moitié du XIXe siècle) (Paris, 2007) et de
L’Université Laval au féminin (Québec, 1980). Parmi les nombreuses
responsabilités qu’elle a assumées figurent la présidence du Comité
directeur de la Chaire Claire-Bonenfant Femmes, Savoirs et Sociétés sur
la condition des femmes et la direction de la revue Recherches
féministes, dont elle est encore membre du Comité de rédaction.
Christine Piette a également été membre du Conseil du statut de la
femme du Québec. Elle effectue présentement une recherche sur le monde
du travail féminin à Paris au milieu du XIXe siècle.
Caroline Roy-Blais
est candidate à la maîtrise en anthropologie à l'Université Laval. Dans
le cadre de son mémoire de maîtrise, elle s'intéresse à l'analyse des
violences faites aux femmes au Mexique réalisée par des féministes
mexicaines. Titulaire d'un certificat en Études féministes de
l'Université du Québec à Montréal (UQAM), elle est une blogueuse active
de www.jesuisfeministe.com <http://www.jesuisfeministe.com>
depuis 2008 et a participé à l'organisation du Colloque étudiant
féministe à l'Université Laval en avril 2012. Féministe depuis
toujours, elle s'implique de plus en plus dans le mouvement en
diversifiant ses implications. Elle a, en autre, été élue déléguée à la
condition féminine du syndicat de l'hôtel où elle travaillait pendant
ses études de premier cycle et elle travaille présentement à temps
partiel dans une maison d'hébergement pour femmes et enfants victimes
de violences ou en difficulté. Elle est coordonnatrice de l'Université
féministe d'été 2012.
Après avoir travaillé pendant 20 ans comme journaliste, en particulier
à la radio et à la télévision de Radio-Canada, Armande Saint-Jean a abordé la
carrière universitaire en 1985. Elle est professeure titulaire à
l'Université de Sherbrooke, où elle a été à la direction du Département
des lettres et communications pendant 9 ans. Elle a siégé au Conseil
d’administration de l’université pendant 8 ans. Elle est détentrice
d’un doctorat en Communications de l’Université McGill et ses intérêts
de recherche portent principalement sur l’éthique dans les
communications publiques et dans les médias, l’évolution du journalisme
et de l’information, au plan des contenus autant que des pratiques
processionnelles. Reconnue comme l’une des rares éthiciennes dans le
domaine des communications publiques, elle a publié en 2002 un ouvrage
intitulé L’éthique de l’information. Fondements et pratiques au Québec
depuis 1960 (Presses de l’Université de Montréal), qui s’est mérité le
prix Alphonse-Desjardins et le prix littéraire de la Ville de
Sherbrooke (catégorie essai). À l’automne 2002, Armande Saint-Jean a
présidé le Comité conseil sur la qualité et la diversité de
l’information, qui a remis son rapport au gouvernement du Québec en
janvier 2003, faisant appel à la responsabilité de l’État afin d’éviter
les conséquences potentiellement négatives de la concentration de la
propriété des médias et des entreprises de presse. Depuis de nombreuses
années, elle s’intéresse à la situation des femmes, particulière dans
le domaine des médias et de l’information. Depuis 1983, date de la
publication d’un essai de théorie féministe (Pour en finir avec le
patriarcat, Éditions Primeur, Montréal), elle a donné de nombreuses
conférences et sessions de formation sur des thèmes reliés au
féminisme, à la condition féminine et aux rapports entre les genres.
Armande Saint-Jean habite la campagne des Cantons de l’Est depuis près
de 40 ans. Elle est la mère d’un fils et la grand-mère de quatre
petits-enfants qui illuminent sa vie.
Dominique Tanguay
(Dominique.Tanguay.1@ulaval.ca) est doctorante en sciences de
l’orientation à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université
Laval et membre étudiante du Centre de recherche et d'intervention sur
l'éducation et la vie au travail (CRIEVAT). Son projet de thèse porte
sur l’incidence de la maternité et de la paternité sur la persévérance
aux études doctorales, une question qui l’intéresse tant en théorie
qu’en pratique puisqu’elle est mère de trois enfants. Pour son projet
doctoral, elle s’est vu décerner une Bourse de doctorat du Fonds
québécois de la recherche sur la société et la culture, la Bourse de
démarrage au doctorat de la Chaire d’étude Claire-Bonenfant sur la
condition des femmes et la Bourse AFDU Québec-Faculté des sciences de
l’éducation. Elle a publié en 2010 un chapitre intitulé « Le soutien
aux mères étudiantes universitaires au Québec », dans l’anthologie
bilingue Mothering Canada : Interdisciplinary Voices. La maternité au
Canada : voix interdisciplinaires, dirigée par Shawna Geissler et ses
collaboratrices (Toronto : Demeter Press). Elle est titulaire d’un
Baccalauréat spécialisé en études internationales (Université York),
d’une Maîtrise en relations internationales et d’un Diplôme de 2e cycle
en études féministes (DESS) (Université Laval). Elle a également étudié
à la Lunds Universitet, en Suède. Dominique Tanguay est membre du
Comité de programme de l’Université féministe d’été depuis la première
édition en 2003 et a occupé le poste de coordonnatrice pour les
éditions 2004, 2005 et 2009. Elle a également été auxiliaire de
recherche pour le projet Enhancing Capacity to Engender Research for
Sustainable Development in Vietnam de 2001 à 2005, ainsi qu’assistante
et auxiliaire d’enseignement pour le cours Théories féministes du DESS
en études féministes.
Cliquez ici pour les notices
biographiques de l'édition 2010.
|