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FÉMINISME ET CHANGMENT SOCIAL
ENJEUX ET DÉFIS POUR L’ACTION ET LA RECHERCHE FÉMINISTES
Université Laval, 20 – 25 mai 2012
NOTES BIOGRAPHIQUES DES COLLABORATRICES
ET
COLLABORATEURS
  1er mai 2012


Nathalie Bissonnette est diplômée de l’Université Laval et exerce le métier de communicatrice depuis plus de 20 ans. Successivement pigiste et conseillère en communication au sein d’une grande institution financière, elle a mis ses compétences à promouvoir les services des uns et des autres, à prêter sa plume à différentes fins et à structurer ou consolider la communication interne, tentant le plus possible de donner à ses activités professionnelles un sens social. Son parcours a également été parsemé de divers projets artistiques liés à la musique et à l’écriture, ainsi que de la mise au monde de deux enfants devenus aujourd’hui de jeunes adultes. Depuis 2009, elle agit comme rédactrice en chef de la Gazette des femmes. Elle peut enfin assouvir sa curiosité pour mille et un sujets d’ordre social et contribuer à la reconnaissance des femmes comme individus à part entière. Elle est également membre du conseil d’administration de Vidéo Femmes, un centre d’artistes dont la mission est de soutenir et de stimuler la création d’œuvres vidéographiques indépendantes réalisées par des femmes.

Doctorante en sociologie, Mélissa Blais est également enseignante, membre du Réseau québécois en études féministes (RéQEF) et membre du Groupe interdisciplinaire de recherche sur l’antiféminisme (GIRAF) de l’Institut de recherches et d’études féministes (IREF/Université du Québec à Montréal). Sa thèse porte sur les effets de l’antiféminisme sur le mouvement féministe québécois. Elle est l’auteure du livre “J’haïs les féministes" : le 6 décembre 1989 et ses suites et codirectrice des ouvrages collectifs Le mouvement masculiniste au Québec. L’antiféminisme démasqué et Retour sur un attentat antiféministe : École Polytechnique 6 décembre 1989, parus aux éditions du remue-ménage.

Détentrice d’une maîtrise en histoire de l'Université Laval (2004) et d'un doctorat en sociologie de l’École des hautes études en sciences sociales à Paris et de l’Université de Montréal (2009), Hélène Charron  a réalisé entre 2009 et 2011 un stage postdoctoral au Centre interuniversitaire d’études québécoises, sous la direction de Johanne Daigle. Elle est actuellement chercheure associée et adjointe à la titulaire de la Chaire Claire-Bonenfant. Femmes, savoirs et sociétés de l’Université Laval en plus d’être membre collaboratrice du Réseau québécois en études féministes (RéQEF). Ses recherches portent en ce moment sur la constitution des frontières disciplinaires entre la sociologie et le travail social à l’Université Laval entre 1943 et 1960 dans une perspective de genre. Plus généralement, elle fait la sociologie historique de l’organisation hiérarchique des savoirs et des champs de pratique, de la division sexuée du travail intellectuel et de l’accès des femmes aux savoirs universitaires. En 2011, elle a publié La sociologie entre nature et culture : genre et évolution sociale dans L’Année sociologique, 1896-1913 aux Presses de l’Université Laval. Ce livre analyse les représentations des rapports sociaux de sexe dans le périodique phare de l’École française de sociologie autour d’Émile Durkheim, notamment à travers le schéma d’évolution sociale privilégié faisant succéder le patriarcat/patrilinéarité au matriarcat/matrilinéarité. Sa thèse de doctorat, intitulée Les formes de l’illégitimité intellectuelle : genre et sciences sociales en France entre 1890 et 1940, paraîtra en 2012 aux Éditions du CNRS en France.

Renée Cloutier
(Renee.Cloutier@fse.ulaval.ca), professeure émérite, est associée au Département des fondements et pratiques en éducation à l'Université Laval après avoir été professeure régulière à la Faculté des sciences de l’éducation de 1976 à 2006. Elle est titulaire d’un baccalauréat et d’une maîtrise en sociologie de l’Université de Montréal ainsi que d’un doctorat (Ph. D.) dans la même discipline (Université Laval). Ses premières études, en sociologie de la famille, ont porté sur la planification des naissances. Par la suite, elle a mené des recherches en sociologie de l’éducation, sur la question des politiques institutionnelles en milieu universitaire et de l’accès des femmes et des minorités ethniques à l'université. Elle a réalisé également des études sur les parcours ou trajectoires universitaires et l’insertion socioprofessionnelle selon le sexe et le milieu social. Directrice du Laboratoire de recherches en administration et politique scolaires à l'Université Laval au cours des années 1980, Renée Cloutier a été coordonnatrice du Groupe de recherche multidisciplinaire féministe (GREMF) (1997-1999) et directrice de la revue Recherches féministes (1997-1998, 1999-2000). Elle est de l’équipe fondatrice et organisatrice de l’Université féministe d’été à l’Université Laval. Elle est membre du Collectif Laure-Gaudreault, qui a publié aux Éditions du remue-ménage, Femmes, éducation et transformations sociales. Elle est aussi membre associée du Centre de Recherche Interuniversitaire sur l’Éducation et la Vie Au Travail (CRIEVAT), membre du comité scientifique et de la permanence du Consortium d’Animation sur la Persévérance et la Réussite en Enseignement Supérieur (CAPRES) au Québec ainsi que chercheuse associée à la Chaire Claire-Bonenfant – Femmes, savoirs et sociétés de l’Université Laval. En 2008, la Communauté de Recherche et d’Entraide en Éducation (CREÉ) de la Faculté des sciences de l’éducation à l’Université Laval la nommait première partenaire émérite. En 2010, l’Université Laval l’honorait en lui décernant le titre de professeure émérite. Quelques publications de l’auteure : Renée Cloutier, en collaboration avec Isabelle Bellemare, Isabelle Côté et Hélène Paré (2005) « Regards des sciences sociales sur l’accès à l’enseignement postsecondaire, les cheminements, l’insertion socioprofessionnelle et la réussite éducative », dans Pierre Chenard et Pierre Doray (dir.), L’enjeu de la réussite dans l’enseignement supérieur, Sainte-Foy, Presses de l’Université du Québec : 147-181 ; Renée Cloutier (2005) « Les rapports sociaux de sexe, les appartenances de classe et de race et la réussite en enseignement postsecondaire : état de la question », Éducation et francophonie, Les femmes en éducation et en formation, XXXIII, 1, printemps : 165-214; revue virtuelle [en ligne] http://www.acelf.ca/.

Issue d’une mère anglo-canadienne et d’un père immigrant, Alexa Conradi a grandi entre Londres et Montréal. Elle s’est intégrée au milieu francophone au début de l’âge adulte notamment en étant active au Centre des femmes de Verdun. Elle a coordonné, alors qu’elle était au début de la vingtaine, la marche « Du pain et des roses » en Estrie et a poursuivi son engagement au sein de Solidarité populaire Estrie, une coalition large au cœur de la mobilisation pour la justice sociale dans la région. De retour à Montréal en 1998, elle a agi au sein de la Fédération des femmes du Québec comme coordonnatrice de la Marche mondiale des femmes au Québec. Ensuite, tout en étant mère de deux enfants à l’école primaire, elle est retournée à l’université pour finir son baccalauréat en analyse des politiques et entamer une maîtrise en communications sur la démocratie et la sphère publique. En 2006, son intérêt s’est porté vers les études doctorales où elle s’est intéressée à la question de la réconciliation entre autochtones et non-autochtones. Entre 2004 et 2009, elle a collaboré à la mise sur pied d’un parti politique féministe, Québec solidaire, dont elle était la première présidente. En 2009, inquiète du climat politique et des reculs subis par les femmes, elle a suspendu ses études pour se porter candidate à la présidence de la FFQ avec la volonté de travailler avec le mouvement féministe autonome à contrer les politiques et les idées de droite. Elle a proposé au mouvement féministe de tenir des États généraux du féminisme pour actualiser les analyses et les stratégies du mouvement afin de renouveler l’espoir dans un projet féministe de société.

Huguette Dagenais (huguette.dagenais@ant.ulaval.ca), professeure émérite du Département d'anthropologie de l'Université Laval, y a enseigné de 1976 à 2006. Elle a longtemps travaillé dans la Caraïbe (1967-1969; 1975; 1983-1993), notamment sur les rapports entre le travail des femmes et la fécondité. De 1997 à 2009, elle a été impliquée dans des projets de consolidation des acquis dans l'intégration des rapports sociaux de sexe en recherche au Vietnam. Cofondatrice et première coordonnatrice (1983-86) du Groupe de recherche multidisciplinaire féministe (GREMF), elle a aussi participé à la fondation en 1986 de la revue Recherches féministes, dont elle été la directrice jusqu'en 1997. Elle a été titulaire de la Chaire d'étude sur la condition des femmes de l'Université Laval de 1993 à 1997 et directrice du DESS en études féministes, de 2001 à 2010. Parmi ses publications, citons, sous sa direction, aux Éditions du remue-ménage, Pluralité et convergences. La recherche féministe dans la francophonie (1999) et Science, conscience et action. 25 ans de recherche féministe au Québec (1996). Elle a co-édité avec Denise Piché : Femmes, féminisme et développement/Women, Feminism and Development (McGill-Queen's UP, 1994) et, avec Anne-Marie Devreux en 1998, le numéro conjoint de Recherches féministes et Nouvelles questions féministes intitulé « Ils changent... disent-ils? »; leur introduction s’intitulait : « Les hommes, les rapports sociaux de sexe et le féminisme : des avancées sous le signe de l’ambiguïté » (p. 1-22). Dans Recherches féministes, elle a également publié  « Pour les femmes, un autre développement » (1, 2, 1988: 1-17) ainsi que « 1995 : Quel développement pour les femmes et les populations? » (8, 1, 1995 : 1-14). Présentement chercheuse associée à la Chaire Claire-Bonenfant – Femmes, savoirs et sociétés et membre retraitée du Réseau québécois en études féministes (RéQEF), elle est responsable de l’Université féministe d’été depuis la première édition en 2003.

Johanne Daigle est professeure titulaire au Département d’histoire de l’Université Laval (Québec, Canada) et membre associée du nouveau Réseau québécois en études féministes (RéQEF). Comptant parmi les premières diplômées formées dans le champ de l’histoire des femmes au Québec, elle a pu bénéficier alors qu’elle était étudiante de l’expertise de pionnières du champ (dont Nadia Fahmy-Eid et Micheline Dumont). Ses recherches d’abord axées sur l’éducation des filles et les professions historiquement féminisées au XXe siècle se sont élargies au rôle des soins de santé dans le développement des régions excentrées. Elle a ainsi collaboré avec le réseau de chercheuses canadiennes sur l’histoire du nursing et contribué notamment à la publication du collectif sous la direction de Meryn Stuart and Jayne Elliott, Place and Practice in Canadian Nursing History, Vancouver, UBC Press, 2008 (« The Call of the North: Nurses in the remote areas of Quebec, 1932-1972 »). Elle mène en parallèle des recherches sur les dynamiques sociales en milieu urbain en observant la manière dont les femmes façonnent la ville. En étudiant les services sociaux à l’enfance et à la maternité dans la ville de Québec à travers des réseaux aux combinaisons variées – en raison même de l’exclusion des femmes de positions d’autorité et de pouvoir qui se sont déplacées depuis le XIXe siècle – elle vise à resituer les femmes comme agentes du changement social. Elle a publié quelques articles sur ce sujet, dont « Un modèle d’économie sociale mixte: la dynamique des services sociaux à l’enfance dans la ville de Québec, 1850-1950 » (avec D. Gilbert, Recherches sociographiques, numéro spécial sur la ville de Québec, vol. 20, no 1, mars 2008, p. 37-72) et réalisé une exposition virtuelle à l’intention d’un large public sur les services sociaux à la jeunesse : Naître et grandir à Québec, 1850-1950 (http://expong.cieq.ca/ <http://expong.cieq.ca/> ). Ses recherches et son enseignement s’inscrivent actuellement au carrefour de la perspective féministe de l’histoire, qui permet d’articuler les questions personnelles et politiques, et celle qui marie les notions du genre et du (post) colonialisme pour explorer les dynamiques sociétales dont les effets se poursuivent dans le temps et imprègnent jusqu’à la vie quotidienne.

Détentrice d’un doctorat en relations industrielles, Esther Déom est professeure titulaire au Département des relations industrielles de l’Université Laval dont elle a été la directrice de 1994 à 1997. Elle y enseigne des cours d’équité en emploi, d’équité salariale, de discrimination au travail et de négociation collective. Elle a été présidente de l’Association canadienne des relations industrielles (ACRI) en 1993. Esther Déom a été membre du comité interne pour l’élaboration d’une loi proactive sur l’équité salariale au Québec et membre du Comité de consultation externe sur le même projet. Elle a aussi été porte-parole de la Coalition en faveur de l’équité salariale au début des années 1990. Au début des années 2000, elle a été co-présidente du Comité paritaire sur l’accès à l’égalité des femmes professeures à l’Université Laval. De 2002 à 2004, elle a été présidente du Syndicat des professeurs et professeures de l’Université Laval. Elle a aussi été présidente du Comité de retraite du Régime de retraite des professeurs et professeures de l’Université Laval (2006-2011) et présidente du Comité de placement des régimes de retraite de l’Université Laval (2006-2010). Elle est directrice de la Revue Relations industrielles/Industrial Relations depuis 2006. Elle agit comme personne-ressource ou experte en accès à l’égalité et en équité salariale auprès de différentes organisations syndicales et patronales. Elle a publié de nombreux articles sur l’équité salariale et a prononcé de multiples conférences sur le même sujet.

Membre-fondatrice de l’Institut de recherches et d’études féministes de l’UQAM, Francine Descarries est professeure au département de sociologie de l’UQAM et directrice scientifique du Réseau québécois en études féministes (RéQEF).  Cette année, l’Université du Québec lui a décerné le Prix d’excellence en recherche et création, pour l’ensemble de sa carrière. Auteure, au début des années 1980, d’un des premiers ouvrages québécois sur la reproduction sociale des sexes, Les cols roses et l’école rose, ses recherches portent depuis sur l’évolution du discours féministe contemporain et du mouvement des femmes québécois, de même que sur des questions relatives à la maternité, à la famille, aux conditions de travail des femmes, à l’articulation famille/travail et à la reproduction de la division sociale des sexes et la socialisation. Ces dernières années, pour répondre à des besoins exprimés par les groupes de femmes, Francine Descarries s’est intéressée à l’antiféminisme et aux discours et des pratiques qu’il alimente de même qu’aux questions touchant la socialisation des femmes, la publicité sexiste, la condition des parents-étudiants, etc. Voici quelques-unes de ses plus récentes publications : Descarries, Francine et als.  (2011) «  Féminisme et engagement au sein du mouvement des femmes québécois : convergence des récits et diversité des trajectoires », labrys, études féministes/estudos feministas; Descarries, Francine et Richard Poulin, (2010) « Luttes, oppression, rapports sociaux de sexe », Nouveaux cahiers du socialisme, no. 4, automne 2010 ; Descarries, Francine et Marie Mathieu (2010), Entre le rose et le bleu. Stéréotypes sexuels et construction sociale du féminin et du masculin. Québec, Conseil du Statut de la femme. Descarries, Francine et Jacqueline Heinen (2010) « Violences et resistances : militarisme et mouvements féministes transnationaux », dans Jules Falquet, Helena Hirata, Danièle Kergoat et al. (dir), Le sexe de la mondialisation. Genre, classe, race et nouvelle division du travail, Paris, Sciences Po. Les Presses : 181-185 ; Szczepanik, Geneviève, Francine Descarries, Mélissa Blais et Sandrine Ricci, (2010) « Penser le Nous féministe : le féminisme solidaire », Nouveaux cahiers du socialisme, no. 4, automne 2010 ; Francine Descarries (2009), Stéréotypes sexuels et publicité sexiste: le sexe vend bien!, La Meute, France http://www.lameute.fr/index/ […]

Marie-José des Rivières est chercheuse associée à la Chaire Claire-Bonenfant – Femmes, Savoirs et Sociétés et au Centre interuniversitaire de recherche sur la littérature et la culture québécoises (CRILCQ), membre du comité de rédaction de la revue Recherches féministes et du Groupe de recherche sur l’histoire de la vie culturelle ainsi que conseillère en développement de la recherche à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université Laval.  Elle a publié Châtelaine et la littérature 1960-1975, elle est co-auteure de L’heure des vaches et autres récits du terroir et elle a participé à plusieurs collectifs dont Femmes de rêve au travail, le Traité de la culture, et 1937: un tournant culturel. Elle travaille, avec Denis Saint-Jacques, à l’histoire des magazines au Québec.

Anne-Marie Devreux est sociologue, directrice de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) à Paris et directrice de la revue Cahiers du Genre. Elle s’est spécialisée dans la théorie et l’épistémologie des rapports sociaux de sexe (RSS). Depuis plusieurs années, elle développe un programme de recherches sur les hommes comme dominants, dont récemment un travail sur les pratiques masculines de récupération des droits des femmes. Outre un numéro conjoint des Cahiers du Genre et de Recherches féministes, codirigé avec Diane Lamoureux, sur « Les antiféminismes » (2012), elle a récemment publié : Sous les sciences sociales, le genre. Relecture critique de Max Weber à Bruno Latour avec D. Chabaud-Rychter, V. Descoutures, E. Varikas (dir.), Paris, La Découverte, 2010, et « Féminisme et syndicalisme : peut-on objectiver le savoir militant ? », dans D. Naudier et M. Simonet, Des sociologues sans qualités ? Pratiques de recherche et engagement. Paris, La Découverte, 2011 : 62-79.

Francis Dupuis-Déri est professeur de science politique, membre du Réseau québécois en études féministes (RéQEF) et responsable du Groupe interdisciplinaire de recherche sur l'antiféminisme (GIRAF) de l'Institut de recherches et d'études féministes (IREF) à l'Université du Québec à Montréal (UQAM). Il a codirigé les ouvrages Le mouvement masculiniste au Québec : L'antiféminisme démasqué (2008) et Retour sur un attentat antiféministe : École polytechnique, 6 décembre 1989 (2010). Il a publié divers articles sur le rapport entre les hommes et le féminisme, dont « Hommes anarchistes face au féminisme » (Réfractions, 2010), « Le "masculinisme" : Une histoire politique du mot (en anglais et en français) » (Recherches féministes, 2009), «Les hommes proféministes : Compagnons de route ou faux amis ? » (Recherches féministes, 2008) et « Le mythe de la caverne conjugale : d’une justification contemporaine de l’inégalité dans les couples hétérosexuels » (Argument, 2008). Il travaille présentement à la rédaction d’un livre qui proposera une analyse critique du discours de la « crise de la masculinité ». Plus généralement, ses recherches s'inscrivent dans le domaine de l'histoire des idées politiques et de la sociologie des mouvements sociaux. Il est également membre du Réseau québécois en études féministes (RéQEF).

Rim Gtari, a un Ph.D en droit civil de l’Université d’Ottawa,  chargée de cours à L’UQÀM et à l’Université d’Ottawa, elle enseigne le droit de la famille et des personne au Québec et spécialiste en droit des femmes en Islam.  Elle a obtenue la médaille du Barreau de Paris pour la meilleure thèse de l’année 2006 à l’université d’Ottawa pour sa thèse intitulée : "Le chantier d'égalité, un triomphe incomplet : les femmes tunisiennes entre rénovation et conservatisme". Elle a beaucoup contribué, ici au Canada,  à dissiper les préjugés autour des femmes musulmanes, et la confusion qui touche le droit musulman. Elle a été invitée à participer dans différentes conférences pour donner son expertise sur les droits des femmes en Islam et en Tunisie, et à donner une formation au barreau du Québec sur l’intelligence culturelle, pour permettre aux avocats de mieux comprendre les réalités d’une société multiculturelle, et souvent elle est appelée à donner son expertise sur des affaires en justice touchant les droits des femmes musulmanes. Elle était candidate lors des dernières élections en Tunisie pour la circonscription de l’ensemble de l’Amérique et le reste de l’Europe.

Actuellement candidate à la maîtrise en études littéraires avec la concentration en études féministes à l'UQAM, Jessica Hamel-Akré explore, sous la direction de Martine Delvaux, les liens entre violence et féminité dans la construction de l'identité sexuée des filles dans la littérature états-unienne. Titulaire d'un baccalauréat en littérature et langue française réalisé sur les deux rives de l'Atlantique, au Nazareth College of Rochester et à l’université de Rennes II, elle s'implique dans les milieux féministes depuis plusieurs années, notamment comme fondatrice et présidente du groupe Women and Gender Studies en 2008 à Nazareth College et, plus récemment, comme rédactrice de la revue FéminÉtudes, pour une deuxième année. En plus de son implication associative, elle affine ses intérêts de recherche par le biais de divers articles universitaires et présentations orales. Ses contributions universitaires incluent les articles « Faking it: le faux-féminisme dans les téléséries contemporaine au féminin. Une analyse comparative de Sex and the City et Secret Diary of a Call Girl. », paru dans le 16e  numéro de FéminÉtudes, « Je suis féministe, mais…. et ! »,  et « De l'individu à l'objet : l’impérialisme érotique sur le corps féminin dans La Vénus à la fourrure », paru dans le 15e numéro de Postures, « En territoire féministe : regards et relectures », ainsi que les communications présentées à l'UQAM : « Perception, subjectivité et amputation : complétude du corps féminin dans le Journal de Marie Uguay » et à l'Université Laval : « Wishing I had been born a boy »: féminité, subjectivité et rêverie de petite fille dans Bastard out of Carolina de Dorothy Allison ».

Katherine Hébert-Metthé a reçu une formation universitaire hors du commun au cours de laquelle elle a obtenu un baccalauréat en psychologie (Université de Montréal) ainsi qu’une maîtrise en études féministes et en développement international (Université Laval). De plus, de 2006 à 2008, elle a eu le plaisir d'être la coordonnatrice de l'Université féministe d'été. Elle est militante depuis plusieurs années à la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES) et a complété un stage de six mois à la Division pour l’égalité des genres de l’UNESCO à Paris en novembre 2009. Ce parcours multidisciplinaire lui permet aujourd’hui  d’analyser des enjeux de société à l’aide d’une perspective féministe, soit sous l’angle des rapports sociaux de sexe, de l’égalité femmes-hommes. Depuis mai 2010, elle occupe le poste de conseillère dans le cadre du projet Hypersexualisation de la Table de concertation jeunesse à Côte-des-Neiges, Montréal, ce qui l’amène à animer des ateliers dans les écoles secondaires du quartier. Ce projet a d’ailleurs été nommé Lauréat du Prix Égalité 2012 du Secrétariat à la condition féminine, Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec.

Danielle Juteau
est professeure émérite au Département de sociologie de l’Université de Montréal. Ses enseignements et recherches portent les rapports sociaux ethniques et de sexe, sur l’entrecroisement des catégories ainsi constituées et sur leur lien à la citoyenneté. Elle a été parmi les premières universitaires à offrir des cours en études des femmes où elle a développé une perspective anti-essentialiste des catégories sociales et de leurs visées identitaires, appréhendées en termes d’inégalités de pouvoir et de contraintes structurelles. La reconnaissance qui lui est témoignée sur la scène internationale est à l'image de sa contribution à la compréhension des rapports ethniques dans le système monde actuel et au développement d’instruments théoriques pour appréhender ceux-ci comme réels, historiquement construits, à la fois concrets et idéels. Fondatrice du Centre d’études ethniques en 1991 (CEETUM), elle y a été la première titulaire de la Chaire en relations ethniques. Membre de la Société royale du Canada depuis 1996, Danielle Juteau a reçu le prix Marcel-Vincent de l’ACFAS en 2001. Elle a été titulaire de la chaire d’études canadiennes à l'Université Paris III Sorbonne Nouvelle, en 2001 et fut nommée Fellow de la Fondation Pierre-Elliott Trudeau en 2003. L’Université York lui a décerné un Doctorat Honoris Causa en 2006. Elle est l’auteure de nombreux ouvrages dont La différenciation sociale : modèles et processus, Montréal, PUM, 2003;  L’ethnicité et ses frontières, Montréal, PUM, 1999, et avec Nicole Laurin, Un métier et une vocation. Le travail des religieuses au Québec de 1901 à 1971, Montréal, PUM, 1997.

Diane Lamoureux
est professeure de philosophie politique au département de science politique de l’Université Laval (Québec, Canada). Ses travaux récents portent sur l’impact conjugué du néolibéralisme et du néoconservatisme sur les sociétés occidentales contemporaines. Elle s’intéresse plus largement aux enjeux de citoyenneté et de démocratie. Elle est l’auteure de plusieurs ouvrages et articles sur le féminisme québécois et les théories féministes dont Fragments et collages (1986), Citoyennes? Femmes, droit de vote et démocratie (1989), L’amère patrie (2001) et Pensées rebelles (2010), tous publiés aux Éditions du remue-ménage. Elle a également coédité avec Stephan Gervais et Dimitrios Karmis, Du tricoté serré au métissé serré? publié aux Presses de l’Université Laval en 2008.

Louise Langevin
est professeure titulaire à la Faculté de droit de l’Université Laval, à Québec, depuis 1991. De 2006 à 2009, elle a été titulaire de la Chaire d’étude Claire-Bonenfant sur la condition des femmes de l’Université Laval. Depuis 1986, elle est aussi membre du Barreau du Québec, qui lui a décerné le Mérite Christine-Tourigny en 2010 pour son engagement social et son apport à l'avancement des femmes dans la profession. Elle a été secrétaire juridique auprès du très honorable Feu Antonio Lamer, ancien juge en chef de la Cour suprême du Canada, Ottawa. Elle est corédactrice de la Revue Femmes et Droit et a été active auprès de l’Agence universitaire de la Francophonie. Ses champs de recherche et d’enseignement sont en théorie féministe du droit, en matière de droits fondamentaux ainsi qu’en obligations conventionnelles et extracontractuelles. Elle a travaillé sur l’indemnisation des victimes de violence sexuelle et conjugale, sur le consentement des femmes en matière contractuelle, sur les sites web antiféministes, ainsi que sur la question de la traite des femmes, plus particulièrement la question des aides familiales domestiques immigrantes. Ses recherches portent présentement sur l’accessibilité à la justice des victimes de harcèlement sexuel.

Claire Lapointe (Ph. D. en administration et politique scolaires, 1995, Université Laval) est professeure titulaire et directrice du Département des fondements et pratiques en éducation à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université Laval. Tout en poursuivant ses études postsecondaires, elle a commencé sa carrière en éducation en 1973 comme suppléante en arts plastiques dans une école secondaire de Québec. Entre 1981 et 1995, elle a été éducatrice et administratrice au préscolaire en Nouvelle Zélande et au Québec, puis gestionnaire en développement international au Gabon. De 1995 à 2003, elle a été professeure chercheure en administration scolaire à l’université de Moncton, Nouveau-Brunswick, et elle est professeure chercheure dans le même domaine à l’université Laval depuis 2004. Elle est membre régulière du Réseau québécois de recherche féministe et du Centre de recherche et d’intervention sur la réussite scolaire. Elle est également membre du Conseil supérieur de l’éducation du Québec et présidente de la Commission de l’éducation préscolaire et de l’enseignement primaire de cette instance. Sensibilisée très tôt à l’analyse critique par ses parents qui ont été actifs dans le renouveau social entourant la réforme Parent, son intérêt pour le domaine de la gestion de l’éducation, et particulièrement pour l’étude comparée des systèmes d’éducation, s’est confirmé lors des séjours prolongés qu’elle a effectués en Allemagne, en Nouvelle-Zélande, en Polynésie française et au Gabon. Ses intérêts de recherche et d’enseignement portent principalement sur l’influence de la culture sociétale sur les systèmes d’éducation et sur l’influence du leadership et de la culture organisationnelle sur la réussite scolaire, le tout dans une perspective féministe appliquée à l’éducation.

Francine Lavoie, Ph. D., est professeure titulaire en psychologie communautaire à l’École de psychologie de l’Université Laval. Elle y fut la première femme professeure.  Après s’être longtemps intéressée aux groupes d’entraide et à leur potentiel d’empowerment, elle s’est jointe à des groupes d’universitaires dénonçant la violence faite aux femmes, ce qui a été un point tournant dans ses travaux. Elle a depuis joué un rôle majeur dans la conception et l’évaluation des programmes de prévention ViRAJ (sur la violence au sein des relations amoureuses des jeunes) et PASSAJ (sur la violence interpersonnelle chez les jeunes), programmes diffusés au Québec et en Belgique et en voie de  traduction, entre autres en espagnol. Elle a également réalisé les premières recherches québécoises sur la violence dans les relations intimes des adolescents. Parmi ses contributions récentes, mentionnons une enquête sur la violence sexuelle et physique auprès des Inuits du Nunavik. Sa réflexion sur le vécu sexuel des adolescents et les contextes de coercition l’a amenée de plus à démarrer un nouveau champ de recherche sur les activités sociales sexualisées, (ex. imitation de striptease). Elle est membre du Centre de recherche interdisciplinaire sur les problèmes conjugaux et les agressions sexuelles (CRIPCAS) et de l’Équipe violence sexuelle et santé (Évissa) qui mène actuellement une enquête sur la revictimisation sexuelle auprès d’un échantillon de 8 000 adolescents québécois. Ses travaux ont été reconnus par l’American Psychological Association qui lui a octroyé le titre de Fellow. En avril 2010, son alma mater, l’Université du Québec à Montréal, a souligné sa contribution exemplaire à la psychologie.

Estelle Lebel est professeure titulaire au Département d'information et de communication de l'Université Laval. Après un baccalauréat en enseignement des arts plastiques, elle a réalisé des films d’animation, puis fait des études de 2e et 3e cycles en sciences de l'éducation à l’Université de Montréal. Sa thèse a porté sur les rapports entre les informations visuelles et les informations verbales dans les images médiatiques. Elle est co-fondatrice du Centre de ressources en éducation aux médias. Ses recherches portent sur les représentations médiatiques, les images, les rapports sociaux de sexe et l'éducation aux médias. Elle a publié dans de nombreuses revues dont Recherches sémiotiques RS/SI, Communications, Recherches en communication Médiamorphoses, Recherches féministes, Alter, Le temps des médias, Vie pédagogique, Spirale. Elle est directrice de la revue Recherches féministes depuis 2005. Elle a publié notamment, en 2003, « Les images politiques », dans, A.-M. Gingras (dir.), La communication politique, État des savoirs, enjeux et perspectives, Québec, Presses de l'Université du Québec; plus récemment, en 2009, avec Marguerite Lavallée, Mon enfant devant l’écran, Montréal, Régie du cinéma et, avec Josette Brun, « Parole aux téléspectatrices, place au féminisme : la 1 500e  émission de Femme d'aujourd'hui et les francophones du Québec et du Canada en 1973 » dans Le temps des médias; plus récemment encore, en 2012, Intégration de l’approche genre dans la formation en journalisme des pays du Maghreb, Rabat : UNESCO.

Marie-Andrée Lefebvre est candidate à la maîtrise en science politique à l'université Laval et détentrice d'un baccalauréat en Communication, politique et société. Dans le cadre de ses recherches, elle s'intéresse notamment à la pensée féministe en matière d'hétérosexualité de même qu'aux effets du néolibéralisme sur la démocratie. Depuis quelques années, elle s'implique activement au sein de divers groupes affinitaires et collectifs féministes. Elle a notamment fait partie de l'équipe de rédaction de la revue étudiante féministe de l'UQAM, FéminÉtudes; elle a participé à l'organisation d'un cabaret du 8 mars, marquant la Journée internationale des femmes, à Québec en 2012; elle a aussi fait partie du comité d'organisation du colloque étudiant féministe à l'Université Laval en avril 2012, dont elle nous entretiendra dans sa communication.

Hélène Lee-Gosselin est professeure titulaire au Département de management de la Faculté des sciences de l’administration de l’Université Laval depuis 1981; elle le dirigea de 1984 à 1987. Détentrice d’un Ph.D. en Organizational Psychology, University of Michigan (1984), de même que d’une maîtrise et d’un baccalauréat en relations industrielles de l'Université Laval, elle consacre sa carrière à l’étude de la réalité des femmes sur le marché du travail, de l’équité en emploi et de l’éthique dans les organisations. Depuis janvier 2010, elle est titulaire de la Chaire Claire-Bonenfant – Femmes, Savoirs et Sociétés où elle poursuit ses travaux de recherche en partenariat avec le milieu, notamment sur les femmes entrepreneures, sur les femmes dirigeantes d’organisations et sur les programmes de réinsertion professionnelle, pour les femmes de 35 ans et plus. De 1997 à 2001, elle fut titulaire de la Chaire d’étude Claire-Bonenfant sur la condition des femmes de l’Université Laval. Universitaire engagée, elle est impliquée comme dirigeante au sein du Mouvement Desjardins depuis 1982, comme membre du Comité consultatif des partenaire, et du Comité des travailleuses non-syndiquées, à la Commission de l’équité salariale depuis 2010. Depuis 2011, elle siège au Conseil d’administration de l’Agence du revenu du Québec.

Yanick Noiseux
a récemment terminé un stage postdoctoral au Tata Institute of Social Science (Mumbai, Inde) où il a étudié les pratiques d’organisations collectives des travailleurs et travailleuses du secteur informel. Ses travaux portent également sur le renouvellement du syndicalisme, les transformations du travail et les politiques sociales dans le contexte de la mondialisation. Membre associé au Centre d’études sur l’intégration et la mondialisation, il collabore aussi avec l’Institut de recherches et d’études féministes (IREF). Depuis décembre 2011, il est professeur adjoint au département de sociologie de l’Université de Montréal.

Professeure émérite au département d’histoire de l’Université Laval, Christine Piette est spécialisée en histoire sociale de la France au XIXe siècle. Elle est l’auteure d’ouvrages et d’articles sur l’histoire de Paris, en particulier en collaboration avec Barrie M. Ratcliffe, Vivre la ville. Les classes populaires à Paris (1ère moitié du XIXe siècle) (Paris, 2007) et de L’Université Laval au féminin (Québec, 1980). Parmi les nombreuses responsabilités qu’elle a assumées figurent la présidence du Comité directeur de la Chaire Claire-Bonenfant Femmes, Savoirs et Sociétés sur la condition des femmes et la direction de la revue Recherches féministes, dont elle est encore membre du Comité de rédaction. Christine Piette a également été membre du Conseil du statut de la femme du Québec. Elle effectue présentement une recherche sur le monde du travail féminin à Paris au milieu du XIXe siècle.

Caroline Roy-Blais est candidate à la maîtrise en anthropologie à l'Université Laval. Dans le cadre de son mémoire de maîtrise, elle s'intéresse à l'analyse des violences faites aux femmes au Mexique réalisée par des féministes mexicaines. Titulaire d'un certificat en Études féministes de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), elle est une blogueuse active de www.jesuisfeministe.com <http://www.jesuisfeministe.com> depuis 2008 et a participé à l'organisation du Colloque étudiant féministe à l'Université Laval en avril 2012. Féministe depuis toujours, elle s'implique de plus en plus dans le mouvement en diversifiant ses implications. Elle a, en autre, été élue déléguée à la condition féminine du syndicat de l'hôtel où elle travaillait pendant ses études de premier cycle et elle travaille présentement à temps partiel dans une maison d'hébergement pour femmes et enfants victimes de violences ou en difficulté. Elle est coordonnatrice de l'Université féministe d'été 2012.

Après avoir travaillé pendant 20 ans comme journaliste, en particulier à la radio et à la télévision de Radio-Canada, Armande Saint-Jean a abordé la carrière universitaire en 1985. Elle est professeure titulaire à l'Université de Sherbrooke, où elle a été à la direction du Département des lettres et communications pendant 9 ans. Elle a siégé au Conseil d’administration de l’université pendant 8 ans. Elle est détentrice d’un doctorat en Communications de l’Université McGill et ses intérêts de recherche portent principalement sur l’éthique dans les communications publiques et dans les médias, l’évolution du journalisme et de l’information, au plan des contenus autant que des pratiques processionnelles. Reconnue comme l’une des rares éthiciennes dans le domaine des communications publiques, elle a publié en 2002 un ouvrage intitulé L’éthique de l’information. Fondements et pratiques au Québec depuis 1960 (Presses de l’Université de Montréal), qui s’est mérité le prix Alphonse-Desjardins et le prix littéraire de la Ville de Sherbrooke (catégorie essai). À l’automne 2002, Armande Saint-Jean a présidé le Comité conseil sur la qualité et la diversité de l’information, qui a remis son rapport au gouvernement du Québec en janvier 2003, faisant appel à la responsabilité de l’État afin d’éviter les conséquences potentiellement négatives de la concentration de la propriété des médias et des entreprises de presse. Depuis de nombreuses années, elle s’intéresse à la situation des femmes, particulière dans le domaine des médias et de l’information. Depuis 1983, date de la publication d’un essai de théorie féministe (Pour en finir avec le patriarcat, Éditions Primeur, Montréal), elle a donné de nombreuses conférences et sessions de formation sur des thèmes reliés au féminisme, à la condition féminine et aux rapports entre les genres. Armande Saint-Jean habite la campagne des Cantons de l’Est depuis près de 40 ans. Elle est la mère d’un fils et la grand-mère de quatre petits-enfants qui illuminent sa vie.

Dominique
Tanguay (Dominique.Tanguay.1@ulaval.ca) est doctorante en sciences de l’orientation à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université Laval et membre étudiante du Centre de recherche et d'intervention sur l'éducation et la vie au travail (CRIEVAT). Son projet de thèse porte sur l’incidence de la maternité et de la paternité sur la persévérance aux études doctorales, une question qui l’intéresse tant en théorie qu’en pratique puisqu’elle est mère de trois enfants. Pour son projet doctoral, elle s’est vu décerner une Bourse de doctorat du Fonds québécois de la recherche sur la société et la culture, la Bourse de démarrage au doctorat de la Chaire d’étude Claire-Bonenfant sur la condition des femmes et la Bourse AFDU Québec-Faculté des sciences de l’éducation. Elle a publié en 2010 un chapitre intitulé « Le soutien aux mères étudiantes universitaires au Québec », dans l’anthologie bilingue Mothering Canada : Interdisciplinary Voices. La maternité au Canada : voix interdisciplinaires, dirigée par Shawna Geissler et ses collaboratrices (Toronto : Demeter Press). Elle est titulaire d’un Baccalauréat spécialisé en études internationales (Université York), d’une Maîtrise en relations internationales et d’un Diplôme de 2e cycle en études féministes (DESS) (Université Laval). Elle a également étudié à la Lunds Universitet, en Suède. Dominique Tanguay est membre du Comité de programme de l’Université féministe d’été depuis la première édition en 2003 et a occupé le poste de coordonnatrice pour les éditions 2004, 2005 et 2009. Elle a également été auxiliaire de recherche pour le projet Enhancing Capacity to Engender Research for Sustainable Development in Vietnam de 2001 à 2005, ainsi qu’assistante et auxiliaire d’enseignement pour le cours Théories féministes du DESS en études féministes.

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