Financement politique : le DGE veut plus de pouvoirs d'enquête

Financement politique : le DGE veut plus de pouvoirs d'enquête

2 mai 2016

Réjean PelletierRéjean Pelletier et Éric Montigny pour ICI Radio-Canada.ca le 28 avril dernier.

Critiqué depuis des années pour son manque de mordant, le Directeur général des élections demande aux parlementaires d'obtenir des pouvoirs d'enquête élargis.

Pour Réjean Pelletier, professeur retraité du département de science politique de l'Université Laval, le virage proposé est important. « Il s'agit de faire des enquêtes sur le terrain un peu, je dirais, comme l'UPAC peut le faire. Le DGE aurait vraiment les moyens d'aller dans les secrétariats de partis politiques. »

Éric Montigny pense aussi que ces outils vont donner les coudées franches au DGE. Le politologue de l'Université Laval estime que « ça permet, de telles mesures, de Éric Montignyfavoriser la coopération, de forcer si nécessaire la coopération ». Mais, selon lui, « qui dit enquête, dit ressources ».

Réjean Pelletier ajoute que des pouvoirs additionnels pourraient exiger plus de moyens. « Il devrait se doter d'enquêteurs plus chevronnés à ce moment-là. Disons presque des enquêteurs policiers », dit-il.

À son avis, le personnel actuel n'a pas toujours ce genre de compétence. « Ce ne sont pas des gens qui sont habitués d'aller sur le terrain. Fouiller, aller faire des enquêtes », donne-t-il pour exemple.

Article complet : ICI Radio-Canada.ca, 28 avril 2016