Le lien manquant auquel personne ne pense

Le lien manquant auquel personne ne pense

31 octobre 2017

Point de vue de Louise Quesnel, professeure émérite, dans Le Soleil du 11 octobre dernier.

On a beaucoup parlé et débattu au cours des derniers mois des problèmes de congestion routière dans la ville et la région métropolitaine de Québec. Plusieurs solutions ont été mises de l’avant, dont la construction d’un troisième lien entre la rive nord et la rive sud. Le débat s’est poursuivi jusqu’à devenir l’un des principaux enjeux de la présente campagne électorale municipale.

Sur cet enjeu comLouise Quesnelme sur bien d’autres, la question se pose de savoir si ce n’est pas d’un autre type de lien, préalable à tous les autres, dont nous avons, à titre de citoyens, un pressant besoin. Un lien qui devrait figurer en tout premier lieu dans les programmes électoraux des candidats et des partis en lice. Ce lien, à construire et à entretenir durablement, c’est celui de la compréhension mutuelle, lequel passe par davantage d’information, notamment de données probantes, d’explications claires et mises en contexte, de mécanismes consultatifs et participatifs à différentes échelles (microlocale, locale et régionale) et d’empathie, soit l’aptitude à se mettre à la place ou dans les souliers de l’autre. Dans la cité politique, en effet, où il importe, dans chaque décision publique à prendre, de discerner et de faire prévaloir le bien commun, la compréhension mutuelle constitue un préalable indispensable à l’expression des différents points de vue, à une plus juste appréciation des enjeux collectifs, à une délibération citoyenne respectueuse et responsable et à une prise de décision politique mieux fondée et plus largement partagée.

Article complet : Le Soleil, 11 octobre 2017