Les travaux de Jean-Frédéric Morin reconnus parmi les 10 découvertes de l’année 2025
9 janvier 2026
Les recherches de Jean-Frédéric Morin sur l’utilisation du commerce international à des fins environnementales figurent parmi les 10 découvertes de l’année 2025, selon le magazine Québec Science. Cette reconnaissance met en lumière l’importance de ses travaux, qui analysent comment les politiques commerciales peuvent contribuer à la protection de l’environnement et au développement durable. Une belle distinction qui souligne l’impact scientifique et sociétal de cette recherche.
Ensemble, faisons rayonner cette recherche
Traités climatiques : sortir de l’impasse par le commerce
Conclure des traités efficaces est essentiel pour faire face à la crise climatique. Pourtant, les accords climatiques actuels s’avèrent décevants. Les négociateurs sont confrontés à un dilemme : viser des obligations ambitieuses mais peu fédératrices, ou des obligations consensuelles mais faibles.
Une équipe dirigée par le professeur Jean-Frédéric Morin, de la Faculté des sciences sociales, propose une solution pour sortir de cette impasse : intégrer des clauses commerciales dans les traités sur le climat. Les signataires bénéficieraient ainsi d’avantages commerciaux entre eux, ce qui pousserait d’autres États à joindre le traité pour ne pas être désavantagés. Les entreprises qui en profiteraient deviendraient partisanes de règles encore plus strictes, afin de nuire à leurs concurrents plus polluants. Un traité modeste pourrait ainsi devenir à la fois ambitieux et généralisé.
Les auteurs ont vérifié cette hypothèse à partir d’une base de données qui regroupe des informations détaillées sur 647 traités portant sur différents enjeux environnementaux, de la déforestation aux pêcheries en passant par les déchets dangereux. Ils ont observé que les accords environnementaux qui incluent des clauses commerciales sont plus susceptibles d’être renforcés et d’attirer de nouveaux membres au fil du temps que ceux n’en contenant pas. Les chercheurs mentionnent d’ailleurs à titre d’exemple des accords fructueux sur le thon et la couche d’ozone, qui font la preuve qu’en misant sur les bons incitatifs l’action environnementale internationale est possible. Plutôt que d’opposer commerce et climat, il serait plus avantageux de les combiner intelligemment.
Source :
ULaval communications
Université Laval