Mieux comprendre les atteintes au décorum de l'Assemblée nationale

Mieux comprendre les atteintes au décorum de l'Assemblée nationale

18 novembre 2016

Éric Montigny dans le journal Métro du 16 novembre dernier.

Eric MontignyMardi, les trois députés de Québec solidaire se sont fait rabrouer par le président de l’Assemblée nationale parce qu’ils avaient «insulté» l’institution. Même s’il ne s’agit pas d’un blâme en bonne et due forme, c’est un avertissement sérieux, croit Éric Montigny, spécialiste des institutions parlementaires.

Pour M. Montigny, le comportement inusité des députés de QS rompt avec les efforts d’institutionnalisation faits par ce parti pendant les dernières années. «Manifester lors d’un vote, c’est un peu un comportement de parti qui est anti-système», poursuit-il.

Une conduite de ce type serait toutefois très rare, rappelle le directeur de la Chaire de recherche. Un exemple de geste d’éclat du même genre serait celui commis par Stéphan Tremblay, député du Bloc québécois dans la circonscription Lac-Saint-Jean en 1998. M. Tremblay, afin de protester contre les inégalités sociales, avait quitté la Chambre des communes à Ottawa avec sa chaise de député.

On note aussi l’exemple, la semaine dernière, des députés australiens qui ont été appelés à voter en plein milieu de la nuit et qui s’étaient présentés à moitié nus.

Article complet : Métro, 16 novembre 2016