Quand l’IA joue au psychologue
3 juin 2026
Se confier à un agent conversationnel comme s'il s'agissait d'un thérapeute est une pratique de plus en plus fréquente chez les jeunes Canadiennes et Canadiens. Au pays, une personne sur 6 ayant moins de 35 ans déclare avoir déjà utilisé l'intelligence artificielle (IA) pour obtenir du soutien en santé mentale. Si cette donnée peut donner froid dans le dos à bien des professionnelles et professionnels de la santé, ceux-ci ne doivent pas pour autant démoniser l'IA et tâcher de l'écarter de leur pratique. Au contraire, ils doivent l'apprivoiser, car elle fait dorénavant partie de leur travail, qu'ils le veuillent ou non. En effet, elle entre dans leur bureau en même temps que toutes ces patientes et tous ces patients qui ont déjà demandé l'avis de ChatGPT, Copilot ou Gemini sur leurs symptômes.
«Les psychologues ne peuvent pas se mettre des œillères. L'IA est présente sur leur divan. L'important est donc d'en dresser un portrait nuancé, avec ses bénéfices et dangers potentiels», déclare le professeur Alexandre Marois de l'École de psychologie.