Regards sur le mystère Trump

Regards sur le mystère Trump

9 novembre 2016

Anessa Kimball et Jonathan Paquin dans Le Soleil du 9 novembre dernier.

Jonathan PaquinL'élection historique de Donald Trump a propulsé les États-Unis et le reste du monde dans une zone de turbulences et d'incertitudes dont personne ne connaît l'ampleur. Il y a beaucoup de questions et bien peu de réponses pour le moment. Afin d'essayer de disperser un tant soit peu le brouillard, Le Soleil s'est entretenu avec deux professeurs du Département de science politique de l'Université Laval, Anessa Kimball, originaire de la région de New York, et Jonathan Paquin.

LES RAISONS DE LA VAGUE TRUMP

Plus Trump disait des énormités en campagne électorale, plus il renforçait sa base de militants qui ne lui ont pas tenu rancoeur, explique M. Paquin. «Pour le commun des mortels, il y avait enfin quelqu'un disait tout haut ce que la majorité pensait.» Le discours de Trump a ainsi séduit beaucoup d'électeurs blancs, surtout dans les milieux ruraux. Le ressentiment anti-establishment a aussi pesé dans la balance, sans oublier la fameuse «prime à l'urne», un nombre important de pro-Trump refusant de divulguer leur véritable choix aux firmes de sondage. En outre, Trump fait figure de «symbole de prospérité dans les États-Unis du Think Big», de l'avis de M. Paquin, ce qui a de quoi séduire. «Pour plusieurs Américains, il est un success story, même si c'est un drôle de success story.» Pour Mme Kimball, la division du vote a joué contre Hillary Clinton. «Dans plusieurs États où les résultats ont été très serrés, une certaine proportion est allée à des tiers partis, que ce soit des libertariens ou des verts. Ce sont habituellement des gens qui votent pour les démocrates.»

Article complet : Le Soleil, 9 novembre 2016