Les emplois après une maîtrise en anthropologie

La réalisation d’une maîtrise permet de gagner en autonomie parce que vous aurez conçu et complété un projet de recherche avec succès. Le diplôme de maîtrise donne accès à des postes de coordination, de consultant ou consultante, de professionnel ou professionnelle de recherche.

Vos compétences convoitées par les employeurs

Un diplôme de 2e cycle améliore les perspectives d’emploi dans tous les secteurs d’activités, mais ouvre aussi la voie à la création de votre propre emploi. Avec une maîtrise, vous aurez la marge de manœuvre nécessaire pour offrir des conseils à des entreprises ou à des organisations publiques ou parapubliques, et pour proposer des projets ponctuels, à moyen ou à long terme à des organismes, des agences et des compagnies. La maîtrise permet aussi d’être gestionnaire de projets auprès d’une ou d’un employeur.

Vos futurs domaines d’emploi

L’aptitude à la mobilité développée pendant la scolarité ou le terrain de maîtrise est un atout sur le marché du travail, car les anthropologues qui le souhaitent peuvent être appelés à travailler partout dans le monde, en plus d’ouvrir la porte de l’enseignement au niveau collégial. Vous serez aussi en mesure de faire de la recherche dite appliquée sur des enjeux précis, que ce soit en lien avec les déplacements des personnes, les conditions de vie des gens ou des problématiques environnementales ou de santé particulières.

Claudia Lessard maîtrise anthropologie 2008

Claudia Lessard

La combinaison d’une formation en soins infirmiers et d’une maîtrise en anthropologie rend le parcours de Claudia original. En effet, en plus d’enseigner l’anthropologie au Cégep de Sainte-Foy à travers différents cours thématiques, elle coordonne également des projets ponctuels d’intervention pour l’organisme Médecins sans frontières (MSF), et ce depuis 1994.

Ses services sont mobilisés principalement dans des zones de guerre, mais aussi suite à des catastrophes naturelles où il est essentiel de mettre en place des programmes de réhabilitation des services d’urgence. Elle a notamment travaillé au Congo, en Haïti, au Sri Lanka, en Mauritanie, en Guinée et au Kenya. Ses compétences anthropologiques lui permettent notamment de faciliter les échanges interculturels.

Nadine Bolduc maîtrise anthropologie agente de planification

Nadine Bolduc

Pendant son parcours universitaire, Nadine s’est rapidement spécialisée en anthropologie de la santé et travaille aujourd’hui dans ce domaine. Elle a développé une expertise sur le transfert et l’application des connaissances et œuvre dans le domaine des pratiques innovantes dans le milieu de la santé. Dans le cadre de son emploi, elle doit notamment évaluer les besoins des équipes cliniques et de ses collaborateurs, les accompagner dans le développement et l’implantation de pratiques innovantes en santé et services sociaux et assumer la gestion de projets.

L’anthropologie a permis à Nadine de développer son esprit d'analyse et son sens critique, de même que des aptitudes en recherche et en évaluation, incluant la recherche documentaire, le traitement de données, la rédaction d'articles et de rapports, la création d’outils de transfert de connaissances. Dans son travail, elle doit allier sens politique, analyse stratégique et capacité d'adaptation pour collaborer avec des partenaires de multiples disciplines et domaines, dans le cadre de projets complexes et de grande envergure. Elle doit aussi utiliser son esprit de synthèse et de vulgarisation pour partager le résultat de ses travaux, d'autres aptitudes qu'elle a également développées grâce à sa formation en anthropologie.

Dominic Simard maîtrise anthropologie ULaval

Dominic Simard

Sept ans après avoir terminé sa maîtrise en anthropologie à l’Université Laval, Dominic a fait un retour aux études au 2e cycle en sciences de l’éducation, profil recherche. Cette formation supplémentaire concorde parfaitement avec son profil professionnel, car Dominic est à la fois chercheur et enseignant en anthropologie.

Au cours des 5 dernières années, il a pu démontrer, dans le champ des sciences de l’éducation, ses compétences en tant que chercheur et coordonnateur sur des projets concernant les outils didactiques, la persévérance scolaire et la bande dessinée. Cela l’a conduit à travailler en étroite collaboration avec des didacticiens et des enseignants et à participer à la recherche, à la coordination, à la compilation, à l’analyse, à la rédaction, à la mise en forme et à la diffusion de divers documents et outils pédagogiques.

Comme professeur au collégial, il peut concevoir et utiliser une grande diversité d’outils didactiques et de stratégies pédagogiques. Il a créé des contenus et du matériel éducatif pour 8 cours différents, dont des cours en anthropologie, mais aussi en méthodologie, dans le programme d’histoire et civilisation au Cégep de Lévis-Lauzon.

Expériences professionnelles antérieures
De 2009 à 2011, Dominic a occupé un poste d’agent de participation citoyenne au sein du Forum jeunesse régional Chaudières-Appalaches. Au sein de cet organisme à but non lucratif soutenu par le Secrétariat de la jeunesse, il a assumé un ensemble de fonctions comme celles de concevoir, planifier, promouvoir et réaliser des activités de participation citoyenne pour les jeunes de 35 ans et moins de la région. Il travaillait en étroite collaboration avec différents partenaires, dans le but de créer des espaces d’échange et de discussion pour les jeunes. Cet emploi a permis à Dominic de mettre en valeur ses aptitudes en coordination, en animation et en mobilisation de la créativité, alors qu’on lui avait attribué d’importantes responsabilités au niveau organisationnel.

Pertinence de l’anthropologie dans son domaine d’emploi
Dominic tient à souligner que ses études en anthropologie lui ont permis de réaliser à quel point la triade « donner-recevoir-rendre » est un pilier incontournable pour établir des relations humaines de qualité et la transmission du savoir. Par ailleurs, l’esprit analytique et critique, la créativité, la curiosité intellectuelle, les habiletés de rédaction et de synthèse, l’ouverture d’esprit et la grande capacité d’adaptation sont des compétences importantes, façonnées et mises de l’avant en anthropologie.

Geneviève Beauvais maîtrise anthropologie assistante douanière

Geneviève Beauvais

Le profil de Geneviève est très intéressant puisqu’il combine une formation de 2e cycle en anthropologie à un baccalauréat en rédaction et multimédia obtenu en 2010 ainsi qu’à un diplôme d’études supérieures en Médiation et gestion de conflits (2012). Ce bagage acquis par l’entremise d’une formation diversifiée l’a menée à travailler en tant qu’assistante-douanière à l’ambassade du Canada à Buenos Aires, en Argentine. Son travail consiste entre autres à agir comme personne-ressource pour l'accueil des diplomates canadiens et la préparation de leur logement à Buenos Aires. Elle doit aussi s’occuper du déménagement de leurs effets personnels depuis le Canada ou depuis d'autres missions étrangères. Par ailleurs, elle est chargée de la gestion du matériel et de la logistique pour les évènements organisés par l'Ambassade et est en communication régulière avec le Ministère des Relations extérieures locales pour traiter de différents dossiers.

Expériences professionnelles antérieures
Auparavant, Geneviève a été coordonnatrice de la vie étudiante à l’Université, un poste qu’elle a occupé de 2011 à 2014, et qui lui a permis de mettre de l’avant des compétences de gestion et d’organisation. En outre, de 2011 à 2014, elle a été professeure de français langue seconde, poste dans le cadre duquel elle a pu mettre à profit les compétences interculturelles développées au cours de sa formation en anthropologie.

Pertinence de l’anthropologie dans son domaine d’emploi
Pour elle, l’anthropologie s'applique à tous les milieux professionnels puisqu'elle forge la curiosité, le respect des autres et le développement du regard critique. Elle spécifie que dans son parcours de vie et dans le poste qu’elle occupe actuellement, l’anthropologie lui a donné non seulement des outils pour évoluer plus aisément dans un milieu interculturel et différent de celui d’où elle provient, mais également une ouverture d'esprit essentielle pour intervenir dans la gestion de conflits ou dans des négociations serrées, situations auxquelles elle est régulièrement confrontée dans son travail. 

Karine Dubé maîtrise anthropologie chargée de projet ministère environnement

Karine Dubé

L’emploi occupé par Karine consiste à évaluer les conséquences positives ou négatives, sur la société, des grands projets de développement réalisés au Québec, comme c’est le cas, par exemple, des centrales hydroélectriques, des parcs éoliens, des routes et des autoroutes, des lieux d’enfouissement technique ou des mines. Son mandat consiste donc à analyser les impacts sociaux et à rédiger des rapports mettant de l’avant des solutions pour limiter le plus possible les effets négatifs des projets et de proposer des mesures afin d’en maximiser les retombées positives pour les individus et les communautés.

Expériences professionnelles antérieures
Auparavant, Karine a occupé plusieurs postes de professionnelle de recherche pour différents centres de recherche dans lesquels elle a été en mesure de mettre à profit les compétences acquises dans le cadre de sa formation en anthropologie. En 2012, elle a travaillé pour le Centre de recherche du CHU de Québec, où elle devait réaliser les différentes étapes (recension des écrits, recrutement, entrevues, analyse des données, rédaction d’un rapport) d’un projet de recherche visant à explorer l’effet des technologies de l’information et des communications sur le recrutement et la rétention des professionnels de la santé dans les communautés autochtones situées en régions éloignées. Avant cela, elle a été professionnelle de recherche pour la Faculté des sciences infirmières de l’Université Laval, où elle s’est vue confier la tâche de réaliser l’examen critique d’articles scientifiques. En 2011, elle a été assistante de recherche pour la Direction de la santé environnementale et de la toxicologie de l’Institut national de santé publique du Québec. Ses mandats consistaient, notamment, à synthétiser les résultats d’une recherche portant sur les dimensions sociales et culturelles du phénomène de prolifération des cyanobactéries au Québec et de l’observance des avis de santé publique, à présenter les résultats de l’étude aux partenaires du projet et à rédiger un article scientifique présentant ces mêmes résultats à un public de chercheurs.

Pertinence de l’anthropologie dans son domaine d’études
Sa formation en anthropologie lui a été très utile, aussi bien dans le cadre de ses expériences professionnelles antérieures que dans celui de son emploi actuel. L’évaluation des impacts sociaux requiert une compréhension des dynamiques sociales et des comportements humains, ainsi que des compétences d’ordre méthodologique. La discipline anthropologique lui permet de mieux saisir, dans une perspective globale, la complexité et la diversité des enjeux sociaux et culturels contemporains, qu’elle analyse dans une perspective critique. Le volet plus « pratique » du baccalauréat et de la maîtrise, lors de laquelle elle s’est spécialisée dans le domaine de l’environnement, lui a permis d’acquérir des aptitudes en recherche, en collecte et en analyse de données qualitatives, ainsi que des compétences rédactionnelles qui lui sont aujourd’hui toutes indispensables. Par ailleurs, sa spécialisation en environnement lui a permis d’acquérir une connaissance des cadres théoriques et de concepts propres à l’analyse sociale de sujets environnementaux.

Mireille Lambert agente de recherche maîtrise anthropologie ULaval

Mireille Lambert

Depuis mai 2009, Mireille agit à titre d’agente de recherche au CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Elle soutient une chercheuse en médecine familiale dans l’ensemble de ses activités et coordonne les différents projets de recherche que ce soit sur le plan de l’implantation du projet dans le milieu, de la collecte et de l’analyse des données ainsi que de la diffusion des résultats auprès du public et de la communauté scientifique. Dans le cadre de ses fonctions, elle est également appelée à soutenir les étudiants gradués dans leur compréhension des différentes méthodes de recherche et d’analyse qualitatives. De plus, son expertise méthodologique en recherche dans le milieu de la santé lui a permis d’assumer une charge de cours à l’Université du Québec à Chicoutimi.

Expériences professionnelles antérieures

Durant sa maîtrise, Mireille a travaillé comme assistante de recherche en effectuant des entrevues avec des Innus de la communauté de Matimekosh-Lac John sur leurs perceptions du métissage. Elle a également agi en tant qu’auxiliaire d’enseignement au Département d’anthropologie de l’Université Laval. Dans le cadre de son terrain de maîtrise, Mireille a séjourné 3 mois en Australie afin d’observer et de mieux comprendre l’occupation spatiale des lieux publics par les Aborigènes et les Euro-Australiens.

Pertinence de l’anthropologie dans son domaine d’emploi

Les investissements dans le domaine de la recherche en santé sont nombreux, mais malgré les subventions, les chercheurs en région ont de la difficulté à recruter du personnel de recherche qualifié. L’expertise de Mireille en recherche qualitative était donc grandement recherchée. En outre, son autonomie développée lors de sa maîtrise en anthropologie, c’est-à-dire sa capacité à développer et mettre en œuvre son propre projet de recherche ainsi que de procéder à la collecte et l’analyse de ses données, a représenté un atout majeur aux yeux de son employeur.