Les emplois après un doctorat en anthropologie

Le doctorat donne encore plus d’autonomie et une plus grande marge décisionnelle. Vous développerez les habiletés nécessaires pour contribuer à la préparation de politiques et de programmes qui ont une portée locale, nationale ou transnationale.

Vos compétences convoitées par les employeurs

Le doctorat donne accès à des postes universitaires en recherche et en enseignement. Dans les organismes publics ou parapublics et dans le secteur privé, il permet d’initier des projets, de diriger des équipes, de contribuer à l’élaboration de politiques, de programmes et de projets complexes. Après votre doctorat, vous serez spécialiste d’un domaine en particulier, mais serez aussi en mesure d’appliquer vos connaissances et compétences à un ensemble de situations comparables dans le monde.

Vos futurs domaines d'emploi

Après vos études, vous pourrez travailler en collaboration avec des groupes qui ont identifié des enjeux à faire valoir dans la société, auprès des gouvernements, à l’international ou auprès d’agences spécialisées.

Marie-Pierre Bousquet diplômée doctorat anthropologie Université Laval

Marie-Pierre Bousquet

À l’automne 2002, après avoir complété son doctorat au Département d’anthropologie de l’Université Laval (thèse en cotutelle avec l’Université de Paris X Nanterre en France, commencée à l’automne 1995, soutenue en automne 2001), Marie-Pierre a obtenu un poste de professeure adjointe au Département d’anthropologie de l’Université de Montréal, où elle continue sa carrière depuis.

Avant son embauche à l’Université de Montréal, Marie-Pierre a été chargée de cours à l’Université de Paris X Nanterre et a travaillé à ranger les archives de Robert Hertz au Laboratoire d’anthropologie sociale à Paris. Elle a également effectué, à titre de stagiaire non rémunérée, des stages au Musée de l’homme (Paris) et au Musée de la civilisation (Québec).

Depuis son tout premier cours dans la discipline, Marie-Pierre espérait avoir la chance d’exercer une profession lui permettant de vivre sa passion. Elle ne s’attendait pas à trouver un poste aussi vite et s’était préparée à l’éventualité d’utiliser les compétences qu’elle avait acquises dans d’autres milieux professionnels.

Passionnée depuis la maîtrise par les cultures et les sociétés des Premières Nations du Québec, Marie-Pierre a créé le programme en études autochtones de l’Université de Montréal, programme pluridisciplinaire qui a été inauguré à l’automne 2015. Outre ses travaux de recherche et ses activités académiques diverses, elle effectue des projets de transfert de connaissances d’abord aux Premières Nations concernées, puis au grand public. Elle a ainsi monté des expositions muséales dans deux communautés anicinabek et a envie de tenter le médium de la bande dessinée, outil qu’elle a testé avec Emanuelle Dufour et Sébastien Brodeur-Girard à l’occasion des élections présidentielles françaises de 2017. Elle s’investit également dans l’amélioration de l’accueil des étudiants autochtones dans son université et a créé en 2016 le prix Claude-Kistabish, qui récompense la persévérance des étudiants autochtones dans les études postsecondaires.

Benoit Éthier diplômé doctorat anthropologie Université Laval emploi

Benoit Éthier

À l’automne 2017, après avoir complété son doctorat au département d’anthropologie de l’Université Laval (2012-2017), Benoit a obtenu un poste de professeur adjoint à l’École d’études autochtones de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. En continuité directe avec ses études graduées, ses projets de recherches actuelles portent sur les enjeux territoriaux autochtones, la transmission des savoirs, le droit coutumier et la coexistence entre autochtones et allochtones.

 

Expériences professionnelles antérieures :

Avant d’être embauché à l’École d’études autochtones, Benoit a été auxiliaire de recherche et d’enseignement au département d’anthropologie de l’Université Laval (2012-2017). Entre 2010 et 2012, avant le début de son doctorat, il a aussi travaillé comme agent de recherche à la Commission de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador (CSSSPNQL)

 

Pertinence de l’anthropologie dans son domaine d’emploi :

Les approches théoriques et méthodologiques mobilisées par Benoit dans ses projets de recherche actuelle sont directement issues des disciplines de l’anthropologie et de la géographie sociale. Parmi les différentes approches théoriques et conceptuelles mobilisées, notons l’anthropologie du savoir, l’anthropologie juridique et la perspective ontologique. Dans son enseignement à l’École d’études autochtones, qui se veut un département multidisciplinaire, Benoit s’inspire aussi largement des concepts et approches anthropologiques. Il utilise plusieurs exemples issus de ses séjours au sein des communautés autochtones pour mieux expliquer les concepts et approches théoriques.

Eduardo Gonzales Castillo doctorat anthropologie Université Laval emploi

Eduardo Gonzales Castillo

Docteur en anthropologie de l’Université Laval (2010), Eduardo est professeur adjoint au Département de criminologie de l’Université d’Ottawa depuis 2017. Il s’agit d’un département très connu par l’approche critique de ses enseignants ainsi que par la richesse des problématiques abordées dans les recherches qui y sont réalisées. Outre la participation à différents projets de recherche, Eduardo est responsable de l’enseignement de cours concernant les jeunes en difficultés avec la loi (CRM 3712 Jeunes et justice), l’intervention communautaire (CRM 2710), l’action politique collective (CRM 4720 Justice sociale en action) et la dimension sociale de la violence (CRM 4746 Violence et société). Ses responsabilités incluent également la direction des travaux de recherche des étudiants à la maîtrise et au doctorat.

Expériences professionnelles antérieures

Avant de devenir professeur à l’Université d’Ottawa, Eduardo a collaboré comme enseignant dans différentes institutions éducatives au Canada et au Mexique. Ainsi, au Canada, il a travaillé comme chargé de cours au département de géographie de l’Université de Montréal, à l’École d’études sociologiques et anthropologiques de l’Université d’Ottawa et à l’École nationale d’administration publique. Certaines de ces activités ont été exercées dans le cadre de différents stages postdoctoraux (dont un financé par le CRSH). Au Mexique, Eduardo a travaillé dans le programme de maîtrise en anthropologie socioculturelle de la Benemérita Universidad Autónoma de Puebla.

Pertinence de l’anthropologie dans son domaine d’emploi

Comme anthropologue social, Eduardo offre aux étudiants en criminologie de l’Université d’Ottawa un regard nécessaire à la compréhension de la dimension culturelle et politique du rapport à la loi, surtout en ce qui concerne les pratiques des jeunes. En effet, une criminologie qui se veut non seulement critique, mais aussi rigoureuse (dans le sens académique du terme) sort gagnante de l’utilisation des différents outils conceptuels développés dans le domaine de l’anthropologie pour comprendre le caractère multidimensionnel et contradictoire des pratiques de régulation sociale ainsi que les différentes dynamiques culturelles qui y sont associées.

Marie-Thérèse Atsena Abogo doctorat anthropologie ULaval

Marie-Thérèse Atsena Abogo

Après avoir obtenu un baccalauréat et une maîtrise en communication, c’est vers l’anthropologie que Marie-Thérèse s’est tournée pour effectuer son doctorat qui a grandement ajouté à son parcours antérieur, déjà ancré dans le domaine de la coopération internationale. Elle travaille actuellement comme coordonnatrice des services au Centre d’action bénévole de Cowansville (Québec). Elle est responsable du recrutement et de la gestion de plus de 100 bénévoles et du soutien de plus de 20 organismes oeuvrant dans le domaine communautaire.

Expériences professionnelles antérieures

En 2016-2017, elle fut à l’emploi du Centre canadien d’étude et de coopération internationale (CECI) et affectée à la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), à Darkar, au Sénégal. Marie-Thérèse travaillait en vue d’améliorer les capacités des principaux acteurs du gouvernement et des marchés à participer à des réseaux multiacteurs contribuant à des marchés durables inclusifs des femmes et des jeunes. Son mandat était d’assurer la mise en œuvre et l’amélioration du plan de communication, plus spécifiquement de la visibilité des initiatives du Centre pour le développement du genre (CCDG) de la CEDEAO, tant à l’échelle régionale qu’à celle des États membres. Les initiatives de cet organisme visent à favoriser l’autonomisation économique des femmes, l’éducation des jeunes filles, la santé reproductive, la paix et la sécurité de la femme.Marie-Thérèse a aussi œuvré comme conseillère volontaire en plaidoyer et sensibilisation (Advocacy & Outreach) au CHIMO Crisis Centre de la région de Vancouver, comme conseillère en approvisionnement dans une filiale d’ExxonMobil au Cameroun et comme conseillère en communication dans les secteurs gouvernementaux et parapublics au Cameroun.

 

Pertinence de l’anthropologie dans son domaine d’emploi

Son parcours en anthropologie a notamment aidé Marie-Thérèse à s’intégrer dans son nouveau milieu de travail au Sénégal. Grâce à ses compétences anthropologiques en observation et analyse des pratiques quotidiennes, elle a rapidement interprété la culture de l’institution et de son nouveau milieu professionnel de la même manière qu’elle l’aurait fait pour un terrain anthropologique.

Candice Cornet

Candice Cornet

Candice est une passionnée de l'anthropologie. Elle a franchi tous les niveaux de formation dans la discipline, depuis le baccalauréat (Concordia, 1999) jusqu'au postdoctorat (Université de l’État de Washington à Seattle, 2015), en passant par la maîtrise (McGill, 2002) et le doctorat (Université Laval, 2012). Aujourd'hui, elle l'enseigne et la pratique.

Depuis 2003, elle transmet son savoir et sa passion à de futurs anthropologues au Cégep de St-Hyacinthe et à l'Université de Montréal. Elle contribue aussi au développement de la recherche au collégial, grâce à de multiples projets réalisés principalement en Chine (pendant 13 ans) et, plus récemment, au Maroc. C'est d'ailleurs dans ce dernier pays que Candice a effectué un terrain à l'été 2016 en tant que chercheure en collaboration avec deux universités marocaines : Ibn Zohn à Agadir et Sultan Moulay Slimane à Beni Mellal. Elle a poursuivi ses recherches depuis. En parallèle, Candice a implanté un cours terrain pour les étudiants du Cégep de St-Hyacinthe qui a lieu au début du mois de janvier, depuis 2016, dans les montagnes berbères du Haut Atlas marocain.

Quelles compétences anthropologiques servent à Candice dans son milieu professionnel ? « Toutes ! », soutient-elle.

Pierre Boris Nnde Takukam Chercheur postdoctoral anthropologie ULaval

Pierre Boris Nnde Takukam

Après avoir obtenu un baccalauréat en sciences sociales en 2007 et une maîtrise en développement et management de projets en 2009, Pierre Boris Nnde Takukam oriente finalement sa formation vers l’anthropologie pour réaliser son doctorat qu’il obtient avec succès à l’Université Laval en 2016. Il ne s’arrête pas là. Pierre Boris s’affaire désormais à accomplir un postdoctorat en tant que chercheur dans le domaine de la coopération internationale. Depuis septembre 2016, il recueille des données auprès d’acteurs et de réfugiés en situation humanitaire grâce au Fonds de recherche de la Croix-Rouge française.

Expérience professionnelle antérieure
Avant d’obtenir cet emploi temporaire, Pierre Boris a réalisé différents contrats comme auxiliaire d’enseignement et chargé de cours au Département d’anthropologie de l’Université Laval entre 2010 et 2015.

Pertinence de l’anthropologie dans son domaine d’emploi
Son poste de chercheur pour la Croix-Rouge française est directement lié à sa formation avancée en anthropologie et cette dernière est essentielle, selon lui, à la réussite de sa mission. En effet, les données recueillies au cours de ses terrains ethnographiques dans les camps de réfugiés sont analysées grâce à des logiciels comme N'Vivo. Ensuite, les résultats sont transmis à la Croix-Rouge pour éclairer ses actions. Son doctorat en anthropologie lui a été très utile, le rendant apte à la recherche en lui procurant des outils précieux pour la construction de problématiques d’un point de vue critique et pour l'élaboration de solutions sur la base de résultats obtenus. Ces acquis lui sont essentiels aujourd’hui dans la réalisation quotidienne de son travail. Aussi, la maîtrise d’outils ou de logiciels d’analyse de données qualitatives développée grâce à sa formation en anthropologie lui est indispensable dans l’exercice de ses fonctions.

Finalement, Pierre Boris soutient que toute expérience de recherche (l’aspect routinier des pratiques de collecte de données) est importante pour un travail pertinent et d’un point de vue méthodologique, les approches participatives sont très mobilisées dans ses activités actuelles tout comme en anthropologie.