31 mai 2019

Heure: 9h à 17h
Lieu: Université du Québec en Outaouais

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Une personne sur quatre est proche aidante au Québec (Lecours, 2015). Selon le gouvernement du Québec : « Toute personne de l’entourage qui apporte un soutien significatif, continu ou occasionnel, à titre non professionnel, à une personne ayant une incapacité est considérée comme un proche aidant. Il peut s’agir d’un membre de la famille ou d’un ami » (MSSS, 2003). Les recherches se sont concentrées dans les années 1970 à déterminer et à quantifier les tâches des aidants. De ces connaissances ont émergé les nombreux aspects négatifs du rôle de proche aidant, ce qui a amené par la suite les chercheurs à décrire les tâches effectuées et leurs répercussions pour les proches aidants. On a parlé de stress, de coping, de travail de soin, de carrière d’aidant. Quarante ans de recherche et d’intervention clinique ont permis de tenter de soulager et d’amoindrir les difficultés vécues par les proches aidants. Aider une personne handicapée, en perte d’autonomie, malade ou en fin de vie est difficile, et les proches aidants ont besoin de soutien pour le faire. À partir des années 1990, on a commencé à se soucier des aspects moins tangibles de ce rôle : l’amour, la tendresse, la relation qui se construit, se développe, la confiance, le sentiment de sécurité, d’abandon. Tout ce que l’aidé reçoit qui ne peut pas être mesuré. Cela a permis de faire ressortir l’ampleur de la responsabilité morale des proches aidants, mais aussi tous les aspects positifs qui y sont associés. La réciprocité, le don de soi, l’accomplissement personnel, la création de nouveaux liens, le sentiment de compétence personnelle. Notre colloque permet de mettre en lumière des problématiques émergentes de la proche aidance, notamment la période post-aidance, la détresse suicidaire, la maltraitance, les services de soutien en ligne, la réalité des proches aidants LGBTQ ou parents d’enfants autistes.

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