Soutenance de thèse d'Adjimaël Ibrahim Halidi
Heure: 12h
Lieu: En ligne
Pour information
elisabeth.mercier@soc.ulaval.ca
Description de l'événement
« Les réseaux sociaux transnationaux marchands des Anjouanais installés à Mayotte. Analyses de leurs déploiements et de leurs mises en récit. »
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ID de réunion: 689 0644 9001
Code secret: 728110
Résumé: La polyonomasie constitue une méthodologie, qu’une fois mobilisée permet de saisir la pluralité des points de vue possibles exprimés par les différents acteurs qui se meuvent dans les espaces transnationaux et diasporiques. Au moyen de la polyonomasie, cette étude qui démontre la transnationalité différenciée des Comoriens installés à l’étranger, a choisi d’analyser les réseaux sociaux marchands qui se déploient entre Mayotte et Anjouan, et dont la formation et la structuration dépassent le contentieux franco-comorien sur Mayotte[1] et aussi les réglementations qui encadrent l’entrée et l’établissement des migrants dans cette île désormais département ultramarin français depuis 2011.
Dans les faits, les nombreuses études consacrées à la diaspora comorienne l’assimilent à un tout compact, puisqu’elles s’abstiennent d’appréhender les membres qui la composent dans leurs différentes manières d’interagir entre eux et aussi avec leur environnement spatial. Pourtant, les réseaux marchands transnationaux composés de migrants comoriens, et aussi de migrants et de non-migrants d’autres nationalités, dévoilent une habileté relationnelle qui sert à maintenir ou à améliorer sa position sociale dans un contexte de multi-appartenance. Multidisciplinaire, cette étude adopte une approche ternaire. Elle s’appuie principalement sur les méthodes des sciences sociales, ensuite sur la déconstruction du discours africaniste, une méthodologie initiée par Césaire dans Discours sur le colonialisme (1950), reprise par Fanon dans Peau noire, Masques blancs (1952) et plus tard par Hountondji (1977), Eboussi Boulaga (1977) et Mudimbe (1982). Enfin, elle mobilise en filigrane une approche foucaldienne qui fait de l’histoire un instrument d’analyse et de démystification.
[1]La vingtaine de résolutions prises par l’ONU condamne la présence française à Mayotte ; celle du 21 octobre 2016 juge cette présence comme « une violation de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de la République indépendante des Comores ».