5 décembre 2019

Heure: 12h00 à 13h00
Lieu: DKN-3470

Détails supplémentaires

Trajectoires de jeunes hommes dans la violence politico-idéologique

Cette présentation porte sur des résultats préliminaires de sa thèse qu'il rédige à l’École de sciences criminelles (criminologie) de Lausanne sous la co-supervision de la professeure Aurélie Campana. Il analyse, en utilisant des méthodes inductives et ethnographiques, les trajectoires de jeunes hommes de trois contextes (Suisse, Liban, Canada), qui se sont mobilisés pour des conflits dans le monde arabe. En se basant sur leurs narratifs, il essaie de comprendre comment eux-mêmes définissent et justifient leur engagement dans l’action violente et quel rôle les griefs et les expériences d’injustice jouent là-dedans. Il avance qu’une analyse centrée sur les griefs nous permet de saisir tant les facteurs socio-structurels que les facteurs biographiques et de mieux comprendre comment ces individus s’approprient une cause et choisissent de s’engager physiquement. À part les individus engagés dans la violence, il inclut dans son analyse des individus non-engagés mais sympathisants d’une cause ainsi que des individus engagés de façon non-violente - l’idée étant de voir quelles autres formes les individus choisissent pour agir sur leurs griefs et sentiments d’injustice.

Conférencier :

Après un BA en Relations internationales, Ahmed Ajil a complété un MA en Applied Security Strategy à l’Université d’Exeter où il a rédigé son mémoire sur les European Foreign Fighters. Ensuite, il a effectué un Master en droit en criminologie à l’École des sciences criminelles de Lausanne. Dans le cadre de son mémoire, il a travaillé sur les expériences d’(in)sécurité des réfugiés urbains en Jordanie. Bénéficiare d’une bourse Doc.CH du Fonds national Suisse de recherche scientifique depus 2018, il rédige actuellement sa thèse de doctorat qui porte sur la violence politico-idéologique en lien avec le monde arabe. Il est également collaborateur scientifique au Centre suisse de compétences en matière d’exécution des sanctions pénales (CSCSP) où il travaille sur un projet de prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent en milieu pénitentiaire.

Un léger lunch sera servi.

Bienvenue à toutes et à tous !