Professeures et professeurs réguliers
Programme de mobilisation des connaissances de la FSS
Plusieurs programmes de financement, subventions et bourses sont offerts aux chercheuses et chercheurs, aux stagiaires postdoctoraux et aux étudiantes et étudiants de 2e et 3e cycles en sciences sociales. Découvrez comment déposer vos demandes et les ressources mises à votre disposition pour y parvenir.
La Faculté des sciences sociales et des organismes publics offrent des programmes de financement pour soutenir les professeures et professeurs, les stagiaires postdoctoraux et les personnes étudiant aux 2e et 3e cycles dans leurs efforts de recherche.
Professeures et professeurs réguliers
Programme de mobilisation des connaissances de la FSS
*En vigueur pour les professeures et professeurs engagés avant le 1er juin 2023.
Ce programme soutient le démarrage des activités de recherche des nouveaux professeurs et des nouvelles professeures et valorise le rayonnement scientifique de leurs réalisations en recherche. Il vise l’établissement de conditions propices à l’obtention de fonds de recherche d’un organisme subventionnaire reconnu.
À l'embauche, il faut avoir l'un des deux statuts suivants :
Vous devez soumettre votre demande à l’intérieur des 18 mois suivant votre date d’embauche et ne pas avoir obtenu de subvention à titre de chercheur ou chercheuse principale.
La valeur de l’aide accordée est de 10 000 $ pour une durée de 12 mois consécutifs. Cette somme devra être dépensée à l’intérieur des 12 mois suivants l’octroi. Le financement est renouvelable à certaines conditions (voir plus bas).
Le professeur ou la professeure doit remplir ce formulaire en français et le soumettre électroniquement à recherche@fss.ulaval.ca. En déposant une demande, vous vous engagez à produire au moins une demande de subvention auprès d’un organisme reconnu dans l’année qui suit le versement de l’aide facultaire.
Au terme de la 1re période de financement, le ou la professeure peut faire une demande pour une seconde tranche de 10 000$ maximum, si les conditions suivantes sont remplies:
Au moment de faire une demande de renouvellement, vous devrez joindre un bref rapport faisant état des activités de recherche réalisées avec l’aide préalablement accordée ainsi que les montants dépensés/engagés. Si aucune demande de subvention n’a été faite pendant la première année de financement, cette omission devra être expliquée.
Tout comme au moment de la demande initiale, vous devrez fournir une projection de l’utilisation du montant demandé (budget). Si le renouvellement est accordé, il devra être dépensé à l’intérieur des 12 mois suivants l’octroi.
* L’acquisition d’un ordinateur pour les fins du professeur ou de la professeure doit être assumée à partir du Fonds de soutien aux activités académiques. Toutefois, l’achat d’équipement ou d’accessoires informatiques en lien avec la réalisation du projet de recherche est permis.
La demande peut être soumise à tout moment à l’intérieur des 18 mois suivant l’embauche. Le formulaire doit être soumis électroniquement à recherche@fss.ulaval.ca. L'équipe au développement de la recherche vérifiera l'admissibilité et la conformité de la demande et soumettra la version finale au vice-décanat à la recherche, en mettant la direction d'unité en copie conforme.
Note: ce programme est en vigueur seulement si les fonds facultaires sont disponibles.
Renseignements : recherche@fss.ulaval.ca
Les nouveaux diplômés et nouvelles diplômées au doctorat souhaitant entreprendre un stage postdoctoral à l’Université Laval peuvent aussi obtenir du financement.
Liste des principaux organismes offrant des bourses postdoctorales:
*Research Professional est une base de données recensant les occasions de financement couvrant les secteurs de la recherche en sciences sociales.
Voici les organismes où les professeures et professeurs en sciences sociales peuvent obtenir une subvention de recherche ou de partenariat.
Avant de soumettre un projet (lettre d’intention ou demande) à un programme de subvention, la ou le chercheur doit informer les conseillers en développement de la recherche de la Faculté.
1. Soumettez votre demande par courriel à votre conseiller ou conseillère à la recherche
N’oubliez pas que la date limite interne pour le dépôt auprès du Vice-décanat à la recherche est de 7 jours avant la date limite de l’organisme.
Consultez le calendrier des principaux programmes des organismes subventionnaires
2. Suivi et validation
Votre conseiller s'assurera de la conformité de votre demande et fera un suivi dans les meilleurs délais.
3. Envoi de la demande finale et processus d’approbation interne
Pour les principaux organismes subventionnaires (CRSH, CRSNG, FRSC, FRQNT, FRQS, IRSC), vous devez transmettre votre demande finale à votre conseiller en développement de la recherche au plus tard le matin même de la date limite à l’organisme.
Pour les autres demandes de financement, la ou le chercheur fait approuver sa demande à l'équipe en développement de la recherche et s'assure ensuite de sa transmission.
Consultez le cheminement habituel d'une demande de financement
Afin d’aider les professeures et professeurs de la Faculté dans leur recherche de financement, la Faculté offre un service de relecture de toutes les demandes de subvention des concours réguliers. Voici les incontournables:
Consultez la section Financement du vice-rectorat à la recherche, la création et l'innovation pour tous renseignements supplémentaires.
Le programme « Soutien aux équipes » vise à soutenir une programmation de recherche structurée, composée de thèmes et d’axes dans lesquels s’insèrent plusieurs projets. Il ne s’agit pas de financer des projets isolés, mais plutôt de soutenir une dynamique collective et cohérente.
Le financement est accordé pour une période de quatre ans, y compris pour les nouvelles équipes, selon les règles en vigueur lors du dernier concours.
60 000 $ pour une nouvelle équipe, jusqu’à 95 000 $ pour une équipe en renouvellement. Des bonifications peuvent s’ajouter pour les équipes interrégionales, partenariales, de plus de 12 membres ou incluant une chercheuse ou un chercheur collégial.
L’interdisciplinarité n’est pas exigée, mais elle peut être un atout si elle est bien intégrée à la programmation. Ce qui est surtout recherché, c’est une cohérence thématique entre les axes et les projets.
Une nouvelle équipe regroupe des chercheuses et chercheurs qui collaborent déjà, mais qui n’ont pas encore été officiellement constitués en équipe. Il est suggéré de démontrer des interactions antérieures (publications, co-supervisions, événements scientifiques).
Cela peut être envisageable, à condition de montrer comment les membres vont s’intégrer rapidement. Il n’est pas nécessaire que toutes et tous aient déjà collaboré, mais des liens doivent exister entre plusieurs membres.
Le programme recommande un minimum de cinq chercheuses et chercheurs universitaires du Québec. Il est utile de vérifier les règles d’appartenance, car une personne ne peut généralement faire partie que de deux équipes (en demande ou financées).
Oui, sous certaines conditions : être en emploi à temps plein, détenir un doctorat, et avoir une attestation de leur direction autorisant la recherche dans leur poste.
Oui, mais uniquement à titre de collaboratrices ou collaborateurs. Les membres officiels de l’équipe doivent être affiliés à des établissements québécois.
Il peut être utile de mettre en valeur les co-publications, co-directions, événements conjoints. Utiliser des tableaux ou graphiques pour illustrer les interactions. Produire une fiche synthèse annuelle des collaborations.
Il est fortement recommandé que chaque axe :
Il est fortement recommandé de :
Oui, si les retombées pour le Québec sont bien démontrées. Il est aussi conseillé de minimiser les coûts de transport, car cela peut affecter le budget disponible pour les activités scientifiques.
Voici quelques éléments souvent valorisés :
Les documents suivants doivent être préparés pour constituer une demande complète :
Il peut être judicieux de :
Il peut être judicieux de mettre en place certains rôles clés pour assurer une bonne coordination, notamment :
Oui, cela peut être très éclairant. Toutefois, il est important d’adapter le contenu à votre propre contexte, car les critères et seuils de financement peuvent varier d’une année à l’autre.
Pour construire un budget efficace et participatif, il peut être utile d’adopter une approche délibérative, où les membres de l’équipe discutent ensemble des priorités. Quelques suggestions :
C’est possible, mais cela peut représenter une part importante du budget. Une alternative souvent utilisée est d’engager des étudiantes ou étudiants au doctorat pour des tâches de coordination, ce qui permet aussi de soutenir leur formation.
Oui, certaines activités prévues dans la programmation pourraient être financées par d’autres programmes. Il peut être judicieux de consulter les conseillères et conseillers à la recherche pour identifier des sources complémentaires.
Il peut être nécessaire de :
Un partenaire minimum est requis, mais il n’y a pas de maximum. L’important est de démontrer la qualité et la pertinence de la collaboration. Plusieurs partenaires peuvent être impliqués à différents niveaux selon les axes de la programmation.
Lors du dernier concours, environ 24 % des demandes ont été financées. Un refus ne signifie pas un échec définitif : les commentaires reçus peuvent aider à améliorer la demande pour un dépôt ultérieur. Il est donc conseillé de persévérer et de considérer chaque dépôt comme une étape vers la consolidation de l’équipe.
Voici quelques éléments à surveiller :
Il est recommandé de :
Le concours s’adresse aux professeures régulières et aux professeurs réguliers en début de carrière, titulaires d’un doctorat.
Lorsqu’à la date de clôture du concours, la personne candidate a un poste régulier, mais ne détient pas un diplôme de doctorat, elle est admissible si elle prévoit soutenir avec succès sa thèse de doctorat ou obtenir son diplôme doctoral au plus tard le 1er juin de l’année suivante.
Chaque personne admissible dispose de 3 tentatives dans les 5 années suivant son embauche dans un poste professoral menant à la permanence. Si un poste permanent a été occupé dans une autre institution d’enseignement auparavant, ces années doivent être prises en compte dans le calcul de l’admissibilité.
Non, un stage postdoctoral ne compte pas comme un poste menant à la permanence.
La personne ayant interrompu ou ralenti sa carrière, en raison notamment de congés parentaux, d’une situation de handicap, d’obligations familiales majeures, d’un deuil, d’une période de carrière hors du milieu de la recherche ou pour des raisons de santé, peut voir sa période d’admissibilité prolongée. Dans le cas d’une interruption pour congé parental, familial, de deuil, de santé ou lié à un handicap, la prolongation accordée équivaut à deux fois la durée du congé. Dans le cas d’une interruption pour une période de carrière hors du milieu de la recherche, la prolongation accordée correspond à la durée de l’interruption. Dans le cas d’un ralentissement, le Fonds détermine la prolongation à accorder après analyse des documents justificatifs joints à la demande.
Le vice-rectorat aux ressources humaines et aux finances de l’Université Laval fournit une lettre officielle qui confirme le statut et atteste que la personne candidate sera à l’emploi de l’établissement pour toute la durée du financement. C’est la responsabilité de la personne candidate d’en faire la demande. Il est recommandé de prévoir un certain délai pour réaliser cette démarche.
Deux étapes sont requises (via le portail FRQnet) :
1. La prédemande : obligatoire pour accéder au formulaire complet. Elle est simple à remplir, ne nécessite ni budget ni lettre d’appui, et ne requiert pas l’approbation du vice-décanat à la recherche. Elle contient des éléments comme le titre du projet, un résumé, et l’identification de la personne responsable du projet.
2. La demande complète : Elle est transmise par l’équipe des conseillères au vice-décanat à la recherche. La personne candidate soumet à l’établissement (UL) sur le portail FRQnet et c’est la conseillère qui récupère la demande, la révise et la transmet au FRQ. Les conseillères demandent à recevoir la version complète 7 jours avant la date limite de l’organisme subventionnaire, afin de vérifier l’admissibilité, la conformité aux règles du concours et de l’UL et proposer des bonifications.
Oui, le titre peut être modifié entre les deux étapes.
La prédemande n’est pas éliminatoire, et il est possible de ne pas poursuivre avec une demande complète sans que cela ne compte comme une tentative. Elle permet au FRQ d’estimer le nombre de demandes à venir.
Oui, c’est un concours très compétitif. Il est donc fortement recommandé de commencer la préparation de la demande tôt au courant de l’été.
Le CV descriptif remplace le CV traditionnel. Il permet aux professeures et professeurs de mettre en valeur leurs réalisations, leurs expériences professionnelles, personnelles ou communautaires, ainsi que leurs collaborations. Il ne se limite pas aux publications scientifiques. C’est une occasion de valoriser des parcours atypiques et de démontrer pourquoi vous êtes la personne la mieux placée pour mener le projet proposé.
Non, les contributions détaillées ne sont plus exigées. Le CV descriptif permet d’intégrer ces éléments de manière narrative.
Oui. Les organismes subventionnaires souhaitent valoriser la diversité des parcours. Il est toutefois essentiel de mettre en évidence ces expériences par rapport au projet de recherche pour lequel le financement est demandé.
La description du projet doit suivre une structure claire et rigoureuse. Il est recommandé d’adopter une approche en pyramide inversée :
· Commencer par le contexte général
· Formuler une problématique en lien avec la revue de littérature
· Définir des objectifs de recherche
· Présenter un cadre théorique distinct du cadre méthodologique
· Détailler les méthodes de collecte de données selon l’approche méthodologique
· Expliquer comment ces méthodes permettront de répondre aux objectifs de la recherche
Non. Il est tout à fait acceptable de s’appuyer sur des recherches antérieures (doctorat, postdoctorat, etc.) et de montrer en quoi le projet proposé constitue une progression logique vers de nouveaux résultats et retombées. Le comité d’évaluation sait que les professeures et professeurs en début de carrière n’ont pas encore un dossier de recherche aussi étoffé que des collègues plus avancés.
Il faut démontrer :
· La cohérence du projet entre les objectifs, le cadre théorique, le cadre méthodologique, la collecte de données, le budget, le calendrier, les retombées;
· L’originalité par rapport à la revue de littérature et la faisabilité;
· Les retombées : au niveau scientifique, sociale et pour la relève étudiante;
· La diffusion des résultats (publics visés, moyens utilisés pour les rejoindre).
Le financement est de 15 000 $ par année pendant trois ans, pour un total de 45 000 $. Le montant offert par année n’est pas transférable d’une année à l’autre : il faut donc prévoir des dépenses de 15 000 $ pour chaque année.
Les dépenses admissibles incluent notamment :
· Les salaires des auxiliaires de recherche (étudiantes et étudiants)
· Les frais de déplacement pour la collecte de données (1re et 2e années du financement) ou la participation à des conférences (dernière année du financement)
· Les frais de publication en libre accès (avec justification et lien vers les coûts)
· Les logiciels ou outils nécessaires à la recherche s’ils ne sont pas fournis par l’établissement.
À l’Université Laval, il existe une distinction entre salaire et bourse. Une bourse est destinée à soutenir les études (mémoire ou thèse), sans contrepartie de travail. Si une personne étudiante effectue des tâches liées au projet, elle doit être rémunérée par un salaire.
Il est fortement recommandé de consacrer une part importante du budget au soutien à la relève étudiante, que ce soit par des salaires ou des activités de formation (par exemple communication des résultats).
Oui. Il faut décrire les tâches prévues, les heures estimées par semaine, les taux horaires, et justifier leur pertinence par rapport aux objectifs du projet. Cela démontre que le budget est bien réfléchi et que la formation des étudiantes et étudiants est intégrée à la démarche de recherche.
Oui, à condition de justifier clairement l’utilisation des autres fonds et de s’assurer qu’il n’y a pas de chevauchement entre les projets financés. Par exemple, une recension des écrits financée par un fonds de démarrage ne devrait pas être dans le budget prévu dans le projet Relève professorale.
· Commencer tôt : la préparation d’une demande prend du temps, surtout pour les premières fois.
· Travailler en collaboration avec les conseillères au vice-décanat à la recherche : elles offrent des lectures, des retours détaillés, des conseils de structuration, et peuvent organiser des rencontres personnalisées.
· Prévoir du temps pour les allers-retours avec les conseillères et les ajustements.
· Soigner la clarté et la cohérence : chaque section doit être bien articulée et cohérente avec les autres (objectifs, budget, retombées, etc.).
· Utiliser un langage accessible : les membres du comité d’évaluation ne sont pas nécessairement spécialistes de votre domaine.
· Demander des exemples de demandes acceptées pour financement à des collègues.
Oui. Le nombre de demandes, l’enveloppe budgétaire disponible, et la composition du comité varient d’une année à l’autre. Même une demande bien classée peut ne pas être financée. Il est donc recommandé de garder cette information en tête lorsque vous vous inspirez de demandes reçues de collègues.
Il est recommandé que le projet présente un intérêt pour le Québec. Par exemple, un projet comparatif ou une recherche menée à l’international peuvent être admissibles si la démonstration met en lumière des liens avec des enjeux au Québec.
· Éviter les irritants pour le comité d’évaluation : incohérences entre les sections, langage trop technique, manque de clarté
· Répéter les informations clés dans plusieurs sections (ex. : objectifs, budget, retombées), car les évaluatrices et évaluateurs ne retournent pas toujours vers les pages déjà lues dans le document de la demande.
· Soigner la présentation : titres, sous-titres, structure logique, calendrier clair, etc.
· Présenter un budget qui est bien justifié avec des chiffres qui peuvent être vérifiés facilement.
Oui, mais avec certaines conditions. Il est possible de déposer des demandes à la fois au FRQ (Relève professorale) et au CRSH, tant que les projets sont complètement distincts et que les financements ne se chevauchent pas.
Non. Ces deux statuts sont mutuellement exclusifs et il n’est pas possible de faire la demande la même année aux 2 concours. Les personnes qui ont un financement Relève professorale devront y renoncer pour accepter un financement FRQ-S Chercheuse boursière/chercheur boursier.
Non. Le projet doit être individuel.
Préparer son projet pour le concours Engagement partenarial du CRSH
Quand soumettre une demande ?
Engagement partenarial est destiné à des projets de petite envergure, avec un financement maximal de 50 000 $ sur un an. Il y a quatre dépôts par année, la personne candidate principale peut déposer une seule demande par année civile. Ainsi, si une demande est déposée en décembre et qu’elle n’est pas financée, il est possible de déposer une version retravaillée du projet au concours de mars.
Quels projets ne sont pas admissibles ?
Les projets dont l’objectif principal est le développement du curriculum, la préparation de matériel didactique, l’évaluation de programme, l’organisation d’une conférence ou d’un atelier, la numérisation d’une collection ou la création d’une base de données ne sont pas admissibles à ce concours.
Les sujets liés à la santé sont-ils admissibles ?
Les projets visant principalement à améliorer les soins de santé et la santé, à concevoir des services ou produits de soins de santé plus efficaces et (ou) à renforcer le système de soins de santé au Canada ; l’épidémiologie ou la santé publique, la formation et la recherche clinique, la thérapie ne sont pas admissibles. En cas de doute, consultez une conseillère en développement de la recherche pour vous aider dans la stratégie de rédaction du projet.
Partenaires : nombre, statut et démonstration de l’implication
Y a-t-il un nombre de partenaires requis ?
Le projet doit être réalisé avec un seul organisme partenaire. Le partenaire doit être une organisation légalement reconnue provenant du secteur public, privé ou sans but lucratif et indépendant de la personne candidate. Pour vérifier le statut officiel de votre partenaire, vous pouvez consulter le Registre des entreprises du Québec. Les établissements d’enseignement, dont les universités, ne peuvent être partenaires. Le CRSH fournit une liste de ces établissements non admissibles que vous pouvez consulter en cliquant ici.
Quelle est la contribution de l’organisme partenaire au projet ?
L’organisme partenaire doit soutenir activement les activités du projet de la conception à la diffusion et chiffrer sa participation au projet. Cependant, cette contribution peut être en espèces ou en nature. Bien qu’aucun montant précis ne soit exigé par le CRSH, la contribution doit refléter l’engagement réel de l’organisme partenaire et être décrite dans la lettre d’engagement ainsi que dans la description du projet. Il est notamment possible pour l’équipe de recherche de travailler conjointement avec l'organisme partenaire dans la préparation de la lettre d’engagement pour l’aider à identifier sa contribution et à la chiffrer.
Est-ce mal reçu par le comité d’évaluation d’avoir des personnes collaboratrices provenant d’autres organismes externes ?
Il est permis de rassembler des personnes collaboratrices provenant d’autres organismes externes. Comme il s’agit toutefois d’un financement offert pour un projet avec un seul partenaire, il est important de bien démontrer la valeur ajoutée au projet de la présence des personnes provenant d’autres organismes, par exemple pour faciliter la diffusion des connaissances ou le recrutement. Or, cet apport ne doit pas apparaitre plus important que celui du partenaire principal.
Est-ce que l’allocation de détachement peut payer une personne de l’organisme participant au projet ?
Non, l’allocation de détachement est versée seulement à des organismes sans but lucratif canadiens pour compenser les coûts de remplacement de son employée ou employé qui participe activement au projet. La personne qui touche le montant n’est pas la personne qui travaille sur le projet, mais celle qui la remplace au sein de l’organisme partenaire. Il est possible de demander jusqu’à 50 % du salaire annuel de la personne qui doit être remplacée pour couvrir le temps que cette personne consacrera au projet. La demande d’allocation doit être très bien justifiée dans le projet et dans la lettre d’engagement ; elle ne devrait pas donner l’impression qu’elle réduit la contribution en nature ou en espèce de l’organisme partenaire.
Collaboration avec l’organisme partenaire
Quelle est la nature de la collaboration avec l’organisme partenaire ?
La collaboration devrait s’appuyer sur une démarche de coconstruction des connaissances à toutes les étapes du projet. Il est encouragé de maintenir un dialogue continu entre l’équipe de recherche et l’organisme partenaire dès la préparation de la demande de subvention afin de développer une compréhension partagée des besoins du terrain et des besoins scientifiques.
Comment rendre compte de la collaboration dans la demande ?
Il est pertinent de documenter concrètement cette collaboration, par exemple en précisant le nombre de rencontres ayant contribué à la préparation de la demande, l’implication du partenaire dans la relecture, l’existence éventuelle d’un comité de suivi, ainsi que la fréquence, la durée des rencontres et les rôles respectifs. Une telle présentation peut aider à illustrer l’implication du partenaire à toutes les étapes du projet, et non uniquement, par exemple, dans la collecte de données ou la diffusion des résultats.
Comment traduire les besoins du partenaire en objectifs de recherche ?
Une démarche utile consiste à accompagner le partenaire dans la clarification et la priorisation de ses besoins. Ces besoins peuvent ensuite être reformulés en objectifs de recherche clairs, en questions de recherche et en livrables concrets. L'objectif est de faire émerger un projet qui enrichit les connaissances scientifiques tout en répondant à des enjeux réels de l'organisme, et qui est réalisable dans le cadre du financement visé.
Comment démontrer la pertinence scientifique d’un projet ancré dans les besoins du partenaire ?
Les besoins du partenaire constituent le point de départ du projet, mais la demande doit également montrer sa contribution à l'avancement des connaissances. À cette fin, il est utile de mettre en relation les enjeux du terrain avec l'état des connaissances, le cadre théorique et les travaux antérieurs. Cette démonstration permet de présenter un projet qui est à la fois utile pour le partenaire et pertinent sur le plan scientifique.
Plan de mobilisation des connaissances
Quelles sont les particularités de la mobilisation des connaissances dans le cadre de ce concours ?
Dans le cadre de ce concours, Il est utile d’identifier clairement les publics cibles et de proposer des moyens concrets et adaptés pour les rejoindre. Le comité s’attend d’ailleurs à ce que le partenaire figure parmi les publics cibles, ce qui signifie que les activités de mobilisation doivent être à la fois scientifiques et sociales. Il est possible de proposer des activités :
- pratiques, afin de soutenir la prise de décision et les actions du partenaire ainsi que d’autres publics cibles concernés ;
- scientifiques, notamment par la production et la diffusion de connaissances (rapports, communications, publications, selon les ressources disponibles).
Comment construire un échéancier réaliste ?
Le financement couvre une période de seulement un an, les activités prévues de recherche et de diffusion ainsi que le budget et le calendrier doivent donc être conçus sur une seule année. Cela implique de prioriser certaines actions et d’ajuster l’ampleur du projet en concertation avec le partenaire, afin de tenir compte des contraintes temporelles tout en préservant la qualité scientifique et partenariale.
Planification et accompagnement
Y a-t-il une démarche à suivre dès que je décide de soumettre une demande au programme CRSH Engagement partenarial ?
Oui, il est fortement recommandé de contacter recherche@fss.ulaval.ca dès que vous avez l’intention de soumettre une demande. Cela permet de vous inscrire dans le calendrier d’accompagnement et de planifier un soutien personnalisé tout au long du processus. De plus, en ce qui concerne le budget, il est essentiel d’utiliser les taux en vigueur à l’Université Laval (par exemple, pour les salaires des auxiliaires de recherche), et qui tiennent compte des cotisations de l’employeur et des indexations annuelles. En nous contactant dès le départ, vous évitez les erreurs et les ajustements de dernière minute. Nous pouvons vous fournir les références à jour pour vous assurer que votre budget respecte les politiques institutionnelles et les exigences du CRSH.
Même si les montants offerts peuvent sembler similaires, les deux programmes répondent à des objectifs très différents. Le programme Savoir soutient principalement des projets de recherche dirigés par le chercheur, où les partenaires peuvent être présents, mais sans nécessairement jouer un rôle central. En revanche, le programme Développement de partenariat est conçu pour des projets menés avec, pour et par les partenaires. Il exige une réflexion approfondie sur la collaboration, la co-construction des objectifs et la mise en œuvre du projet. Il ne s’agit donc pas de programmes interchangeables. La vraie question à se poser est : Est-ce que je souhaite m’engager dans une démarche de recherche partenariale structurée ? Si oui, ce programme peut offrir une expérience enrichissante, tant pour vous que pour vos partenaires.
Le programme Engagement partenarial est destiné à des projets de plus petite envergure, avec un financement maximal de 25 000 $ sur un an, et un seul partenaire. À l’inverse, le programme Développement de partenariat soutient des projets plus ambitieux, souvent avec plusieurs partenaires, et une portée plus large. Cela dit, un seul partenaire peut suffire dans ce programme s’il représente une diversité d’acteurs ou une couverture étendue. Ce qui compte, ce n’est pas le nombre de partenaires, mais la qualité, la complémentarité et la valeur ajoutée de chacun dans le projet
Oui, ce programme implique davantage de démarches administratives, notamment en raison de la nature collaborative du projet. Il faut prévoir du temps pour établir des ententes, rédiger des lettres d’appui, structurer la gouvernance du partenariat, etc. Cela peut sembler lourd, mais c’est aussi ce qui garantit une collaboration solide et équitable. Cela dit, pour les chercheurs qui souhaitent s’investir dans la recherche partenariale, ce programme peut servir de tremplin vers des initiatives plus ambitieuses, comme le programme CRSH Partenariat, qui offre jusqu’à 2,5 millions $ sur 5 à 7 ans. Le programme Développement de partenariat permet ainsi de tester sa capacité à gérer un projet collaboratif à plus petite échelle, avant de passer à un niveau supérieur.
Dans ce programme, un partenaire est généralement une organisation reconnue légalement, c’est-à-dire dotée d’une personnalité juridique (comme un OBNL, une entreprise, un organisme public, etc.). Si vous travaillez avec un regroupement de professionnels ou d’organisations, ce regroupement peut être considéré comme un partenaire unique, à condition qu’il ait un statut légal. Il est toutefois pertinent de préciser dans votre demande que ce regroupement représente plusieurs entités, ce qui peut renforcer la portée et la crédibilité de votre projet. Par exemple, un regroupement pancanadien qui rassemble 425 organisations peut être présenté comme un partenaire unique, mais avec une influence étendue. Cela peut suffire pour couvrir un secteur donné (comme l’industrie du bâtiment). En revanche, si vous travaillez dans un domaine où aucun regroupement ne couvre l’ensemble du territoire ou des enjeux, il peut être judicieux d’avoir plusieurs partenaires régionaux ou sectoriels. En résumé, un partenaire peut être une petite organisation locale ou un vaste regroupement national. Ce qui compte, c’est la pertinence de sa contribution au projet et sa capacité à représenter les acteurs clés du domaine visé.
Les évaluateurs sont généralement interdisciplinaires. Bien que vous puissiez indiquer vos domaines de recherche lors de la soumission, le nombre réduit de comités signifie que les évaluations couvrent souvent plusieurs disciplines. Cela reflète aussi la réalité des partenariats hors du milieu académique, où les intervenants sont souvent issus de divers horizons. Il est donc important de rédiger votre demande de manière accessible, en évitant le jargon trop spécialisé, afin d’être compris par des évaluateurs qui ne sont pas nécessairement experts dans votre domaine. Pensez à la clarté de votre message, comme vous le feriez avec vos partenaires communautaires.
Il n’existe pas de nombre minimal officiel de partenaires exigé. Toutefois, en pratique, les projets financés comptent souvent plusieurs partenaires. Il est possible de présenter une demande avec un seul partenaire, à condition de démontrer que ce partenaire couvre l’ensemble des besoins du projet et représente adéquatement les acteurs clés du domaine. L’essentiel est de justifier la pertinence et la portée de la collaboration.
Le programme Engagement partenarial est destiné à des projets de plus petite envergure, avec un financement maximal de 25 000 $ sur un an, et un seul partenaire. À l’inverse, le programme Développement de partenariat soutient des projets plus ambitieux, souvent avec plusieurs partenaires, et une portée plus large. Cela dit, un seul partenaire peut suffire dans ce programme s’il représente une diversité d’acteurs ou une couverture étendue. Ce qui compte, ce n’est pas le nombre de partenaires, mais la qualité, la complémentarité et la valeur ajoutée de chacun dans le projet
Dans ce programme, un partenaire est généralement une organisation reconnue légalement, c’est-à-dire dotée d’une personnalité juridique (comme un OBNL, une entreprise, un organisme public, etc.). Si vous travaillez avec un regroupement de professionnels ou d’organisations, ce regroupement peut être considéré comme un partenaire unique, à condition qu’il ait un statut légal. Il est toutefois pertinent de préciser dans votre demande que ce regroupement représente plusieurs entités, ce qui peut renforcer la portée et la crédibilité de votre projet. Par exemple, un regroupement pancanadien qui rassemble 425 organisations peut être présenté comme un partenaire unique, mais avec une influence étendue. Cela peut suffire pour couvrir un secteur donné (comme l’industrie du bâtiment). En revanche, si vous travaillez dans un domaine où aucun regroupement ne couvre l’ensemble du territoire ou des enjeux, il peut être judicieux d’avoir plusieurs partenaires régionaux ou sectoriels. En résumé, un partenaire peut être une petite organisation locale ou un vaste regroupement national. Ce qui compte, c’est la pertinence de sa contribution au projet et sa capacité à représenter les acteurs clés du domaine visé.
Oui, il est fortement recommandé de contacter votre conseillère dès que vous avez l’intention de soumettre une demande. Cela permet de vous inscrire dans le calendrier d’accompagnement et de planifier un soutien personnalisé tout au long du processus. De plus, en ce qui concerne le budget, il est essentiel d’utiliser les taux en vigueur à l’Université Laval (par exemple, pour les auxiliaires de recherche). Ces taux tiennent compte des cotisations de l’employeur et des indexations annuelles. En nous contactant dès le départ, vous évitez les erreurs et les ajustements de dernière minute. Nous pouvons vous fournir les références à jour pour vous assurer que votre budget respecte les politiques institutionnelles et les exigences du CRSH.
Ce programme offre un grand potentiel, mais il comporte aussi plusieurs défis, notamment en matière de coordination et de conformité. Contrairement à d’autres concours où l’on peut se concentrer d’abord sur le projet de recherche, ici, il est essentiel de penser dès le départ au partenariat. Cela signifie planifier son calendrier en fonction des étapes de collaboration avec les partenaires, ce qui facilitera le travail de toute l’équipe, y compris celui des conseillères et conseillers. Il est donc crucial de communiquer votre intention de déposer une demande le plus tôt possible. Cela permet de vérifier l’admissibilité, de s’assurer de la conformité de votre dossier, et de vous inscrire dans le calendrier d’accompagnement. À noter : la date à respecter n’est pas celle du CRSH, mais bien la date limite interne de la Faculté, qui est fixée, pour ce concours, à deux semaines avant la date officielle de dépôt.
L’originalité est un critère souvent discuté en comité. Il est essentiel de démontrer en quoi le projet apporte une contribution nouvelle à la littérature existante. Une recension des écrits trop ancienne ou peu diversifiée peut nuire à l’évaluation. Il faut également éviter les effets de mode ou les mots-clés mal intégrés (souvent appelés « buzzwords »), qui peuvent être perçus comme artificiels s’ils ne sont pas cohérents avec le reste de la demande.
L’ajout d’éléments perçus comme « à la mode » (ex. : diversité, intelligence artificielle, autochtonie) peut être mal reçu s’ils ne sont pas intégrés de manière cohérente et justifiée. Il vaut mieux rester fidèle à son expertise, ou expliquer clairement pourquoi on explore un nouveau champ. Le comité d’évaluation est sensible à l’authenticité et à la rigueur, et peut être agacé par des ajouts opportunistes ou superficiels.
Un projet fortement ancré dans un contexte local peut être perçu comme moins pertinent s’il ne démontre pas clairement sa portée ou sa signification dans un cadre pancanadien. Il est donc important de situer le projet dans un contexte plus large, en tenant compte de la diversité des perspectives et des réalités canadiennes. Il faut aussi garder à l’esprit qu’il y a une forte probabilité que la demande soit évaluée par des membres du comité provenant d’autres provinces que la vôtre.
Oui, à condition que la pertinence de la thématique et/ou du terrain soit bien justifiée. Le comité d’évaluation cherchera à comprendre en quoi le projet contribue au développement des connaissances, et quels sont les bénéfices pour la communauté universitaire canadienne, les étudiantes et étudiants, ou la société en général. Les dépenses liées au terrain doivent aussi être raisonnables et bien expliquées. Un projet qui semble profiter uniquement à une institution étrangère, ou dont les retombées ne sont pas claires pour le contexte canadien, peut être désavantagé.
Les projets qui touchent à la santé peuvent être admissibles, mais ils doivent clairement s’inscrire dans les sciences humaines et sociales. Certains projets peuvent être perçus comme relevant davantage des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), notamment lorsqu’ils mobilisent de grandes équipes, des approches biomédicales, ou des cadres conceptuels typiques des sciences de la santé. Le CRSH s’attend à ce que les projets qui relèvent principalement des IRSC soient soumis à ces derniers. Il est donc important de bien cadrer le projet dans les attentes du CRSH, tant sur le plan du contenu que de la forme.
Le résumé est souvent la première chose lue par le comité d’évaluation, et parfois aussi la dernière, lorsque la demande est évaluée en comité. Même s’il n’est pas officiellement noté, il influence fortement la perception initiale du projet. Il est donc essentiel de le soigner, de le rendre clair, cohérent avec le reste de la demande, et représentatif de la qualité du projet.
Un projet peut soulever des réserves s’il présente un écart important entre l’ampleur des objectifs, la méthodologie proposée, les ressources demandées et le temps alloué. Un budget exagéré ou une charge de travail irréaliste peuvent nuire à la crédibilité du projet. À l’inverse, un projet trop modeste pour son ambition peut aussi être mal reçu. Il est donc essentiel de proposer une démarche cohérente, bien calibrée et solidement justifiée.
Le comité d’évaluation s’attend à ce que la théorie (cadre conceptuel, problématique) et la méthodologie (plan de travail, collecte et analyse des données) soient présentées de manière distincte, même si elles sont liées. Une démarche trop abstraite, qui se limite à une présentation générale du sujet sans préciser les étapes concrètes de la recherche, peut être perçue comme imprécise. Il est donc important de démontrer que la chercheuse ou le chercheur sait exactement comment elle ou il compte procéder pour atteindre les objectifs annoncés.
Oui. Un calendrier des activités bien structuré permet de démontrer la faisabilité du projet. Il ne suffit pas d’indiquer les périodes de chaque phase : il faut aussi montrer comment elles s’articulent entre elles. Cela aide le comité d’évaluation à visualiser la progression du projet et à juger de la cohérence entre les objectifs, les méthodes et les ressources mobilisées. Un calendrier absent ou flou peut soulever des doutes, surtout dans les cas où la demande est déjà jugée fragile.
Oui, la composition de l’équipe de recherche est un élément important. Il n’est pas nécessaire que les membres aient déjà collaboré, mais il est important de justifier leur présence et leur complémentarité. Le comité d’évaluation est attentif à la cohérence entre les membres, leurs expertises et leur niveau d’implication. Il peut aussi se questionner sur la stratégie ou la répartition réelle du travail, surtout si la structure de l’équipe semble artificielle ou peu crédible.
Il est important de distinguer les tâches liées au projet de la demande de subvention de celles qui relèvent des travaux personnels des étudiantes et étudiants (ex. : essai, mémoire ou thèse). La rémunération prévue dans le budget doit uniquement couvrir le temps de travail effectivement consacré à la réalisation de tâches directement en lien avec le projet financé. Pour éviter toute confusion, il est essentiel de justifier clairement les rôles et les contributions attendues, en précisant les responsabilités selon les niveaux d’études (maîtrise, doctorat, postdoctorat).
L’inclusion d’un ou d’une stagiaire postdoctoral·e dans une demande n’est pas interdite, mais elle peut susciter des discussions au sein du comité d’évaluation. Celui-ci peut se demander si cette personne ne joue pas un rôle trop central, et, le cas échéant, pourquoi ce rôle n’est-il pas assumé par une cochercheuse ou un cochercheur. Il est donc important de bien justifier la place du ou de la stagiaire, tout en s’assurant que le projet reste clairement porté par la chercheuse ou le chercheur principal, secondé par les cochercheuses ou cochercheurs. Une autre option peut être de financer cette personne par un autre programme (ex. : Mitacs) et de la présenter comme collaboratrice ou collaborateur.
Oui, et cela peut même être perçu positivement. Mentionner que vous disposez déjà de matériel, de données ou d’une équipe en place peut renforcer la crédibilité du projet, à condition de bien distinguer ce qui est déjà acquis de ce qui sera financé par la subvention demandée. Il faut aussi éviter toute impression de double financement, notamment en ce qui concerne les étudiantes et étudiants.
Oui, cela peut soulever des doutes, notamment si les projets semblent presque identiques, mais soumis sous des noms différents. Le comité d’évaluation peut y voir une tentative de contourner les règles du CRSH, qui interdisent de soumettre plusieurs fois le même projet de recherche. Il est donc essentiel de s’assurer que chaque projet est distinct, tant sur le fond que sur la forme.
Le plan de mobilisation des connaissances occupe une place de plus en plus centrale dans l’évaluation. Il ne suffit plus de mentionner des articles et des conférences. Il est utile d’identifier clairement les publics cibles et de proposer des moyens concrets et adaptés pour les rejoindre. Des approches originales — comme une exposition, une bande dessinée ou un balado conçu pour un public spécifique (ex. : élèves d’une école secondaire, communauté locale) — peuvent faire une réelle différence. Cela dit, certaines formes, comme les balados, sont aujourd’hui perçues comme moins innovantes lorsqu’elles sont présentées de manière générique. Ce sont parfois les détails concrets du plan de mobilisation des connaissances, ainsi que son adéquation au public cible, qui permettent de départager des projets de qualité équivalente sur le plan scientifique.
Même dans un projet méthodologique, il est pertinent de réfléchir à la mobilisation des connaissances. Les publics cibles peuvent être d’autres chercheuses et chercheurs, mais il est important de les nommer et de proposer des moyens concrets pour les atteindre. Il ne s’agit pas seulement de publier des articles ou de participer à des colloques, mais de penser à des formes de diffusion adaptées, pertinentes et cohérentes avec les objectifs du projet.
Oui, mais il serait judicieux de vérifier d’abord si l’Université (par exemple, les services de la bibliothèque ou certains fonds internes) offre un soutien pour ce type de dépenses. Ensuite, il est important d’indiquer le coût exact de la publication, de préciser le soutien institutionnel disponible, et de ne demander au CRSH que le solde nécessaire. Le comité d’évaluation peut porter une attention particulière à la proportion que représentent ces frais de libre accès dans le budget global.
Le budget est souvent l’un des premiers éléments scrutés par le comité d’évaluation. Des dépenses exagérées ou mal justifiées (ex. : déplacements, hôtels, logiciels, ordinateurs) peuvent être perçues comme des irritants majeurs. Il est donc préférable de faire preuve de transparence, de sobriété et de précision. Même une justification simple ou originale peut faire la différence, tant qu’elle est sincère et cohérente avec le reste du projet.
Oui, mais il serait judicieux de vérifier d’abord si l’Université (par exemple, les services de la bibliothèque ou certains fonds internes) offre un soutien pour ce type de dépenses. Ensuite, il est important d’indiquer le coût exact de la publication, de préciser le soutien institutionnel disponible, et de ne demander au CRSH que le solde nécessaire. Le comité d’évaluation peut porter une attention particulière à la proportion que représentent ces frais de libre accès dans le budget global.
Oui, et cela peut même être perçu positivement. Mentionner que vous disposez déjà de matériel, de données ou d’une équipe en place peut renforcer la crédibilité du projet, à condition de bien distinguer ce qui est déjà acquis de ce qui sera financé par la subvention demandée. Il faut aussi éviter toute impression de double financement, notamment en ce qui concerne les étudiantes et étudiants.
Oui, les comités changent partiellement chaque année. Il y a un roulement progressif, ce qui assure une certaine stabilité tout en renouvelant les perspectives. Il est donc hautement improbable qu’une demande soit évaluée par les mêmes deux évaluatrices ou évaluateurs internes d’une année à l’autre.
Le comité d’évaluation ne pénalise pas explicitement une demande pour avoir été soumise à un « mauvais » comité. Toutefois, un projet mal aligné avec les pratiques, les approches ou les attentes d’un comité peut être désavantagé. Par exemple, un projet très théorique soumis à un comité habitué à des approches empiriques pourrait être moins bien compris ou apprécié. Il est donc important de réfléchir à la culture disciplinaire du comité visé et à la manière dont votre projet y sera reçu.
Le comité multidisciplinaire peut convenir à certains projets, mais il comporte un certain niveau d’incertitude. Sa composition varie d’une année à l’autre, notamment en ce qui concerne les disciplines représentées. Cela signifie que la réception d’un projet peut dépendre fortement des profils présents cette année-là. Il peut arriver qu’un projet soit bien accueilli une année, et moins bien l’année suivante. C’est pourquoi il est souvent conseillé, lorsque c’est possible, de soumettre sa demande à un comité dont on connaît mieux les attentes et les pratiques.
Il est recommandé d’utiliser un langage clair, d’expliquer les concepts de base et d’éviter le jargon spécialisé. Même si les membres du comité sont dans votre discipline, leur familiarité avec votre champ précis peut être limitée. Il est donc utile de présenter les fondements théoriques et méthodologiques de manière structurée, en gardant à l’esprit que la demande doit pouvoir être comprise par des collègues provenant d’autres horizons.
Les rapports externes sont pris en compte, mais ils ne sont pas déterminants. Un rapport très positif ne garantit pas un bon classement. En revanche, un rapport critique peut influencer négativement l’évaluation. Ces rapports ne reflètent pas toujours les discussions internes du comité d’évaluation, et il est important de ne pas les surinterpréter.
Il arrive qu’un projet bien classé ne soit pas financé, simplement en raison des contraintes budgétaires. Le classement dépend de nombreux facteurs, dont le montant demandé par les projets mieux classés. Il est donc possible d’être classé 7e une année, 2e l’année suivante, puis 14e l’année d’après. Ce type de fluctuation est courant et ne reflète pas nécessairement une faiblesse du projet.
Les commentaires sont souvent succincts, sauf en cas de note très faible, où une justification est requise. Cela s’explique par le volume élevé de demandes à traiter et par le fait que les discussions en comité ne sont pas toujours reflétées dans les commentaires écrits. Il peut donc être utile de faire relire sa demande par des collègues pour identifier des éléments problématiques qui n’auraient peut-être pas été nommés explicitement dans les commentaires transmis.
Les rapports externes sont pris en compte, mais ils ne sont pas déterminants. Un rapport très positif ne garantit pas un bon classement. En revanche, un rapport critique peut influencer négativement l’évaluation. Ces rapports ne reflètent pas toujours les discussions internes du comité d’évaluation, et il est important de ne pas les surinterpréter.
Cette section n’est pas obligatoire. Elle peut être utile si un point très précis a été soulevé et que vous pouvez démontrer qu’il a été résolu (ex. : obtention d’une autorisation de terrain). Dans ce cas, cela peut renforcer la crédibilité du projet. En revanche, des modifications mineures (comme une nouvelle recension des écrits) ne méritent pas nécessairement d’être mentionnées.
Le comité d’évaluation est souverain et n’est pas tenu de suivre les évaluations antérieures. Toutefois, un écart important entre deux années peut susciter des discussions internes pour assurer une certaine cohérence. Le fait de remplir la section « Réponse à des critiques précédentes » peut signaler qu’il s’agit d’une resoumission, mais ce n’est pas obligatoire.
Le programme Développement Savoir est destiné principalement aux chercheuses et chercheurs en début de carrière. Les chercheuses et chercheurs établis peuvent y participer uniquement s’ils démontrent que leur projet s’inscrit dans un champ véritablement distinct de leurs travaux antérieurs. Le programme Savoir permet de s’appuyer sur des recherches antérieures, à condition de bien mettre en évidence ce qui est approfondi, élargi ou renouvelé dans la nouvelle proposition.
En fait, il est attendu que le projet représente une rupture claire avec les travaux antérieurs. Si cette condition n’est pas remplie, la demande risque d’être mal classée. Par ailleurs, les taux de succès pour les chercheuses et chercheurs établis sont généralement plus favorables dans le programme Savoir (volet A) que dans Développement Savoir.
Il n’y a pas d’avantage systématique à soumettre en anglais. Les projets sont évalués dans les deux langues officielles. Plusieurs demandes rédigées en français sont financées chaque année, sans indication de biais linguistique. Toutefois, si vous rédigez en français, il peut être stratégique d’adopter un style accessible à une personne dont le français n’est pas la langue maternelle : phrases courtes, clarté, et style direct sont recommandés. Dans certains cas, le choix de la langue pourrait aussi être influencé par le type de littérature ou d’approches mobilisées, notamment si celles-ci sont davantage reconnues ou développées dans un espace linguistique plutôt qu’un autre.
Un texte bien structuré, aéré, avec des titres clairs et une mise en page soignée peut faciliter la lecture et capter l’attention. L’ajout de diagrammes ou d’illustrations est permis, dans la mesure où cela permet de clarifier des éléments complexes ou d’éviter des descriptions trop longues. Toutefois, ces éléments visuels doivent être utilisés avec discernement et pertinence, et ne pas alourdir inutilement la présentation.
Oui, cela peut soulever des doutes, notamment si les projets semblent presque identiques, mais soumis sous des noms différents. Le comité d’évaluation peut y voir une tentative de contourner les règles du CRSH, qui interdisent de soumettre plusieurs fois le même projet de recherche. Il est donc essentiel de s’assurer que chaque projet est distinct, tant sur le fond que sur la forme.
Oui, dans le cadre de la préparation à une demande, il est courant que des collègues partagent des exemples de demandes réussies. Cette pratique, bien qu’informelle, peut être très utile pour comprendre les attentes, la structure et le ton à adopter. Elle se fait généralement au sein de certaines unités (départements, écoles, centres de recherche), ou avec l’appui de conseillères ou conseillers à la recherche.
Le programme Développement Savoir est destiné principalement aux chercheuses et chercheurs en début de carrière. Les chercheuses et chercheurs établis peuvent y participer uniquement s’ils démontrent que leur projet s’inscrit dans un champ véritablement distinct de leurs travaux antérieurs. Le programme Savoir permet de s’appuyer sur des recherches antérieures, à condition de bien mettre en évidence ce qui est approfondi, élargi ou renouvelé dans la nouvelle proposition.
Oui, mais il est essentiel de bien réfléchir au projet qui sera soumis avant de commencer la rédaction et même avant de choisir le programme. Le projet doit représenter une rupture claire avec les travaux antérieurs. Si cette condition n’est pas remplie, la demande risque d’être mal classée. Cette réflexion doit être faite tôt pour avoir le temps de s’ajuster ou de cibler un autre programme, comme Savoir (volet A), où les taux de succès pour les chercheurs établis sont généralement plus favorables. À noter : lorsque vous cochez « chercheur établi » dans la section Identification, une case intitulée « Chercheuses établies et chercheurs établis : recherche proposée par opposition à la recherche continue » s’affiche. Elle sert à expliquer en quoi votre projet se distingue de vos travaux antérieurs (par exemple, si vous avez travaillé sur les pommes rouges, il ne sera pas suffisant de dire que vous vous intéressez aux pommes vertes dans ce projet; il faudrait plutôt montrer que vous vous intéressez aux poires). Cette justification doit être claire et cohérente avec votre parcours, d’autant plus que les évaluateurs peuvent consulter votre CV pour confirmer cette rupture.
L’originalité est un critère souvent discuté en comité. Il est essentiel de démontrer en quoi le projet apporte une contribution nouvelle à la littérature existante. Une recension des écrits trop ancienne ou peu diversifiée peut nuire à l’évaluation. Il faut également éviter les effets de mode ou les mots-clés mal intégrés (« buzzwords »), qui peuvent être perçus comme artificiels s’ils ne sont pas cohérents avec le reste de la demande.
L’ajout d’éléments perçus comme « à la mode » (ex. : diversité, intelligence artificielle, autochtonie) peut être mal reçu s’ils ne sont pas intégrés de manière cohérente et justifiée. Il vaut mieux rester fidèle à son expertise pour les chercheurs émergents, ou expliquer clairement pourquoi on explore un nouveau champ pour les chercheurs établis. Le comité d’évaluation est sensible à l’authenticité et à la rigueur, et peut être agacé par des ajouts opportunistes ou superficiels.
Un projet fortement ancré dans un contexte local peut être perçu comme moins pertinent s’il ne démontre pas clairement sa portée ou sa signification dans un cadre pancanadien. Il est donc
important de situer le projet dans un contexte plus large, en tenant compte de la diversité des perspectives et des réalités canadiennes. Il faut aussi garder à l’esprit qu’il y a une forte probabilité que la demande soit évaluée par des membres du comité provenant d’autres provinces que la vôtre.
Oui, à condition que la pertinence de la thématique et/ou du terrain soit bien justifiée. Le comité d’évaluation cherchera à comprendre en quoi le projet contribue au développement des connaissances, et quels sont les bénéfices pour la communauté universitaire canadienne, les étudiantes et étudiants, ou la société en général. Les dépenses liées au terrain doivent aussi être raisonnables et bien expliquées. Un projet qui semble profiter uniquement à une institution étrangère, ou dont les retombées ne sont pas claires pour le contexte canadien, peut être désavantagé.
Les projets qui touchent à la santé peuvent être admissibles, à condition de s’inscrire clairement dans le mandat du CRSH, centré sur les sciences humaines et sociales. Certains projets peuvent être perçus comme relevant davantage des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), notamment lorsqu’ils mobilisent de grandes équipes, des approches biomédicales ou des cadres conceptuels typiques des sciences de la santé. Il est donc essentiel de bien cadrer la proposition en fonction des attentes du CRSH, tant sur le plan du contenu que sur la forme.
À noter que les projets relevant principalement des sciences de la santé doivent être soumis aux IRSC et seront jugés inadmissible s’ils sont présentés au CRSH. Cela inclut, par exemple, la recherche clinique (traitement, prévention, diagnostic), la thérapie (psychothérapie, réadaptation, orthophonie), la formation clinique, la kinésiologie, l’épidémiologie ou la santé publique. Puisque le CRSH applique ces critères avec une attention accrue, il est fortement recommandé, en cas de doute, de le consulter avant de soumettre une demande en lien avec la santé.
Le résumé est généralement la première chose lue par le comité d’évaluation, et parfois aussi la dernière, lorsque la demande est évaluée en comité. Même s’il n’est pas officiellement noté, il influence fortement la perception initiale du projet. Il est donc essentiel de le soigner, de le rendre clair, cohérent avec le reste de la demande, et représentatif de la qualité du projet.
Un projet peut soulever des réserves s’il présente un écart important entre l’ampleur des objectifs, la méthodologie proposée, les ressources demandées et le temps alloué. Un budget exagéré ou une charge de travail irréaliste peuvent nuire à la crédibilité du projet. À l’inverse, un projet trop modeste pour son ambition peut aussi être mal reçu. Il est donc essentiel de proposer une démarche cohérente, bien calibrée et solidement justifiée.
Le comité d’évaluation s’attend à ce que la théorie (cadre conceptuel, problématique) et la méthodologie (plan de travail, collecte et analyse des données) soient présentées de manière distincte, même si elles sont liées. Une démarche trop abstraite, qui se limite à une présentation générale du sujet sans préciser les étapes concrètes de la recherche, peut être perçue comme imprécise. Il est donc important de démontrer que vous savez exactement comment atteindre les objectifs annoncés.
Oui, la composition de l’équipe de recherche est un élément important. Il n’est pas nécessaire que les membres aient déjà collaboré, mais il est important de justifier leur présence et leur complémentarité. Le comité d’évaluation est attentif à la cohérence entre les membres, leurs expertises et leur niveau d’implication. Dans le cadre de Développement Savoir, les équipes sont souvent plus petites que dans une demande Savoir, et il est important que la personne candidate principale, surtout en début de carrière, démontre clairement son rôle de leadership. Une structure qui semble artificielle ou peu crédible peut soulever des questions.
Il est important de distinguer les tâches liées au projet de la demande de subvention de celles qui relèvent des travaux personnels des étudiantes et étudiants (ex. : essai, mémoire ou thèse). La rémunération prévue dans le budget doit uniquement couvrir le temps de travail effectivement consacré à la réalisation de tâches directement en lien avec le projet financé. Pour éviter toute confusion, il est essentiel de justifier clairement les rôles et les contributions attendues, en précisant les responsabilités selon les niveaux d’études (baccalauréat, maîtrise, doctorat, postdoctorat).
L’inclusion d’un ou d’une stagiaire postdoctorale ou postdoctorale dans une demande n’est pas interdite, mais elle peut susciter des discussions au sein du comité d’évaluation. Celui-ci peut se demander si cette personne ne joue pas un rôle trop central, et, le cas échéant, pourquoi ce rôle n’est-il pas assumé par une cochercheuse ou un cochercheur. Il est donc important de bien justifier la place du ou de la stagiaire, tout en s’assurant que le projet reste clairement porté par la chercheuse ou le chercheur principal, secondé par les cochercheuses ou cochercheurs. Une autre option peut être de financer cette personne par un autre programme (ex. : Mitacs) et de la présenter comme collaboratrice ou collaborateur.
Oui, et cela peut même être perçu positivement. Mentionner que vous disposez déjà de matériel, de données ou d’une équipe en place peut renforcer la crédibilité du projet, à condition de bien distinguer ce qui est déjà acquis de ce qui sera financé par la subvention demandée. Il faut aussi éviter toute impression de double financement, notamment en ce qui concerne l’utilisation des fonds de démarrage ou les bourses nominatives des étudiantes et étudiants qui participeront au projet.
Le plan de mobilisation des connaissances occupe une place de plus en plus centrale dans l’évaluation. Il ne suffit plus de mentionner des articles et des conférences. Il est utile d’identifier clairement les publics cibles et de proposer des moyens concrets et adaptés pour les rejoindre. Des approches originales — comme une exposition, une bande dessinée ou un balado conçu pour un public spécifique (ex. : élèves d’une école secondaire, communauté locale, les personnes qui ont participé à des entretiens) — peuvent faire une réelle différence. Cela dit, certaines formes, comme les balados, sont aujourd’hui perçues comme moins innovantes lorsqu’elles sont présentées de manière générique. Ce sont parfois les détails concrets du plan de mobilisation des connaissances, ainsi que son adéquation au public cible, qui permettent de départager des projets de qualité équivalente sur le plan scientifique.
Même dans un projet méthodologique, il est pertinent de réfléchir à la mobilisation des connaissances. Les publics cibles peuvent être d’autres chercheuses et chercheurs, mais il est important de les nommer et de proposer des moyens concrets pour les atteindre. Il ne s’agit pas seulement de publier des articles ou de participer à des colloques, mais de penser à des formes de diffusion adaptées, pertinentes et cohérentes avec les objectifs du projet.
Oui, mais il serait judicieux de vérifier d’abord si l’Université (par exemple, les services de la bibliothèque ou certains fonds internes) offre un soutien pour ce type de dépenses. Ensuite, il est important d’indiquer le coût exact de la publication, de préciser le soutien institutionnel disponible, et de ne demander au CRSH que le solde nécessaire. Le comité d’évaluation peut porter une attention particulière à la proportion que représentent ces frais de libre accès dans le budget global.
Le budget est souvent l’un des premiers éléments scrutés par le comité d’évaluation. Des dépenses exagérées ou mal justifiées (ex. : déplacements, hôtels, logiciels, ordinateurs) peuvent être perçues comme des irritants majeurs. Il est donc préférable de faire preuve de transparence, de sobriété et de précision. On s’attend à ce que la justification ne se limite pas à décrire la dépense, mais qu’elle démontre en quoi celle-ci est nécessaire pour atteindre les objectifs du projet. Même une justification simple ou originale peut faire la différence, tant qu’elle est sincère et cohérente avec le reste du projet. À noter : le CRSH peut juger inadmissible une demande si 30 % ou plus des dépenses sont considérées comme inadéquatement justifiées.
Oui, mais il serait judicieux de vérifier d’abord si l’Université (par exemple, les services de la bibliothèque ou certains fonds internes) offre un soutien pour ce type de dépenses. Ensuite, il est important d’indiquer le coût exact de la publication, de préciser le soutien institutionnel disponible, et de ne demander au CRSH que le solde nécessaire. Le comité d’évaluation peut porter une attention particulière à la proportion que représentent ces frais de libre accès dans le budget global.
Oui, et cela peut même être perçu positivement. Mentionner que vous disposez déjà de matériel, de données ou d’une équipe en place peut renforcer la crédibilité du projet, à condition de bien distinguer ce qui est déjà acquis de ce qui sera financé par la subvention demandée. Il faut aussi éviter toute impression de double financement, notamment en ce qui concerne l’utilisation des fonds de démarrage ou les bourses nominatives des étudiantes et étudiants qui participeront au projet.
Oui, les comités changent partiellement chaque année. Il y a un roulement progressif, ce qui assure une certaine stabilité tout en renouvelant les perspectives. Il est donc hautement improbable qu’une demande soit évaluée par les mêmes deux évaluatrices ou évaluateurs internes d’une année à l’autre.
Le comité d’évaluation ne pénalise pas explicitement une demande pour avoir été soumise à un « mauvais » comité. Toutefois, un projet mal aligné avec les pratiques, les approches ou les attentes d’un comité peut être désavantagé. Par exemple, un projet très théorique soumis à un comité habitué à des approches empiriques pourrait être moins bien compris ou apprécié. Il est donc important de réfléchir à la culture disciplinaire du comité visé et à la manière dont votre projet y sera reçu.
Le comité multidisciplinaire peut convenir à certains projets, mais il comporte un certain niveau d’incertitude. Sa composition varie d’une année à l’autre, notamment en ce qui concerne les disciplines représentées. Cela signifie que la réception d’un projet peut dépendre fortement des profils des membres du comité d’évaluation présents cette année-là. Il peut arriver qu’un projet soit bien accueilli une année, et moins bien l’année suivante. C’est pourquoi il est souvent conseillé, lorsque c’est possible, de soumettre sa demande à un comité dont on connaît mieux les attentes et les pratiques.
Il est recommandé d’utiliser un langage clair, d’expliquer les concepts de base et d’éviter le jargon spécialisé. Même si les membres du comité sont dans votre discipline, leur familiarité avec votre champ précis peut être limitée. Il est donc utile de présenter les fondements théoriques et méthodologiques de manière structurée, en gardant à l’esprit que la demande doit pouvoir être comprise par des collègues provenant d’autres horizons.
Les rapports externes sont pris en compte, mais ils ne sont pas déterminants. Un rapport très positif ne garantit pas un bon classement. En revanche, un rapport critique peut influencer négativement l’évaluation. Ces rapports ne reflètent pas toujours les discussions internes du comité d’évaluation, et il est important de ne pas les surinterpréter.
Il arrive qu’un projet bien classé ne soit pas financé, simplement en raison des contraintes budgétaires. Le classement dépend de nombreux facteurs, dont le montant demandé par les projets mieux classés. Il est donc possible d’être classé 7e une année, 2e l’année suivante, puis 14e l’année d’après. Ce type de fluctuation est courant et ne reflète pas nécessairement une faiblesse du projet.
Les commentaires sont souvent succincts, sauf en cas de note très faible, où une justification est requise. Cela s’explique par le volume élevé de demandes à traiter et par le fait que les discussions en comité ne sont pas toujours reflétées dans les commentaires écrits. Il peut donc être utile de faire relire sa demande par des collègues pour identifier des éléments problématiques qui n’auraient peut-être pas été nommés explicitement dans les commentaires transmis.
Les rapports externes sont pris en compte, mais ils ne sont pas déterminants. Un rapport très positif ne garantit pas un bon classement. En revanche, un rapport critique peut influencer négativement l’évaluation. Ces rapports ne reflètent pas toujours les discussions internes du comité d’évaluation, et il est important de ne pas les surinterpréter.
Cette section n’est pas obligatoire. Elle peut être utile si un point très précis a été soulevé et que vous pouvez démontrer qu’il a été résolu (ex. : obtention d’une autorisation de terrain). Dans ce cas, cela peut renforcer la crédibilité du projet. En revanche, des modifications mineures (comme une nouvelle recension des écrits) ne méritent pas nécessairement d’être mentionnées.
Le comité d’évaluation est souverain et n’est pas tenu de suivre les évaluations antérieures. Toutefois, un écart important entre deux années peut susciter des discussions internes pour assurer une certaine cohérence. Le fait de remplir la section « Réponse à des critiques précédentes » peut signaler qu’il s’agit d’une resoumission, mais ce n’est pas obligatoire.
Il n’y a pas d’avantage systématique à soumettre en anglais. Les projets sont évalués dans les deux langues officielles. Plusieurs demandes rédigées en français sont financées chaque année, sans indication de biais linguistique. Toutefois, si vous rédigez en français, il peut être stratégique d’adopter un style accessible à une personne dont le français n’est pas la langue maternelle : phrases courtes, clarté, et style direct sont recommandés.
Dans certains cas, le choix de la langue pourrait aussi être influencé par le type de littérature ou d’approches mobilisées, notamment si celles-ci sont davantage reconnues ou développées dans un espace linguistique plutôt qu’un autre.
Un texte bien structuré, aéré, avec des titres clairs et une mise en page soignée peut faciliter la lecture et capter l’attention. L’ajout de diagrammes ou d’illustrations est permis, dans la mesure où cela permet de clarifier des éléments complexes ou d’éviter des descriptions trop longues. Toutefois, ces éléments visuels doivent être utilisés avec discernement et pertinence, et ne pas alourdir inutilement la présentation.
Oui, dans le cadre de la préparation à une demande, il est courant que des collègues partagent des exemples de demandes réussies. Cette pratique, bien qu’informelle, peut être très utile pour comprendre les attentes, la structure et le ton à adopter. Elle se fait généralement au sein de certaines unités (départements, écoles, centres de recherche), ou avec l’appui de conseillères ou conseillers à la recherche. Il est également recommandé de commencer par faire relire votre demande par des pairs, afin d’obtenir une première rétroaction sur la clarté et la cohérence, ainsi que sur des considérations propres à votre discipline.
Le Fonds d’innovation (FI) est un concours hautement compétitif organisé par la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI). Il vise à soutenir des propositions de recherche ou de développement technologique portés par des équipes de chercheuses et chercheurs, dont la portée scientifique doit pouvoir se mesurer aux standards internationaux du domaine.
Contrairement aux autres concours qui évaluent chaque proposition de manière indépendante, le FI est une compétition « contre » les autres propositions soumises à travers le Canada : les propositions sont comparées les unes aux autres, et seules les plus pertinentes sont retenues pour financement.
Dans ce contexte, une proposition doit non seulement démontrer la qualité et l’originalité de la recherche rendue possible par l’infrastructure demandée, mais aussi sa capacité à répondre à des besoins collectifs pour la communauté scientifique et la société canadienne, ainsi que la pérennité de l’infrastructure sur le long terme. Ces derniers éléments peuvent faire toute la différence, car une proposition peut être tout à fait excellente sur le plan scientifique, mais ne pas se démarquer suffisamment dans une cohorte où d’autres propositions s’alignent plus directement avec les priorités stratégiques ou les enjeux collectifs du moment.
Le Fonds d’innovation (FI) finance l’infrastructure qui rend possible la recherche, et non la recherche elle-même. Ce financement vise les moyens matériels, technologiques ou numériques nécessaires pour permettre à une équipe de chercheuses et chercheurs de mener une recherche ambitieuse et structurée.
La recherche demeure au cœur de la proposition, mais elle doit être présentée comme étant rendue réalisable grâce à l’infrastructure demandée. Ce qui est évalué, c’est la manière dont l’infrastructure soutient concrètement la recherche proposée, et comment cette articulation contribue à la qualité, à la pertinence et à la pérennité de l’ensemble.
Le Fonds des leaders et le Fonds d’innovation (FI) sont tous deux des programmes de la FCI. Ils ont en commun de financer l’infrastructure qui rend possible la recherche, et non la recherche elle-même.
Le Fonds des leaders évalue chaque proposition de manière indépendante : répondre aux critères d’évaluation est généralement suffisant pour obtenir un financement. Le FI, quant à lui, est un programme plus compétitif. L’évaluation repose sur une approche comparative entre les propositions soumises à travers le Canada. Autrement dit, il s’agit d’une compétition « contre » les autres propositions.
Dans ce contexte, la capacité d’une proposition à répondre à des besoins collectifs pour la communauté scientifique et la société canadienne, ainsi que la démonstration de la pérennité de l’infrastructure sur le long terme, sont des éléments qui peuvent faire toute la différence. Ils sont d’autant plus importants qu’une proposition peut être très solide sur le plan scientifique, mais ne pas se démarquer suffisamment dans une cohorte où d’autres propositions s’alignent plus directement avec les priorités stratégiques ou les enjeux collectifs du moment.
Ce n’est pas un critère obligatoire, mais elle peut enrichir la proposition. Contrairement au programme Nouvelles frontières en recherche, la FCI ne l’exige pas. Toutefois, les grandes propositions innovantes sont souvent interdisciplinaires, voire intersectorielles.
Le concours Fonds d’innovation (FI) est structuré en trois volets, chacun conçu pour mieux refléter la diversité des réalités en matière d’infrastructure de recherche :
Volet 1 – Le volet traditionnel
Ce volet s’adresse à tout type de proposition, dans tous les domaines. Il est particulièrement adapté aux propositions d’infrastructure qui soutiennent une programmation de recherche structurée, portée par une équipe clairement identifiée. L’approche peut être disciplinaire ou interdisciplinaire ou intersectorielle, selon les besoins du programme de recherche.
Volet 2 – Le volet en sciences humaines et sociales
Ce volet a été introduit pour mieux répondre aux besoins spécifiques des équipes en sciences humaines et sociales, dont les infrastructures peuvent différer des modèles technologiques plus classiques. Il permet à chaque établissement de soumettre une proposition hors quota institutionnel, ce qui représente une opportunité stratégique pour les domaines historiquement moins représentés dans ce concours.
Volet 3 – Le volet pour les plateformes de services
Ce volet vise les infrastructures partagées qui offrent des services à un large bassin d’utilisatrices et utilisateurs, souvent au-delà d’une seule équipe ou d’un seul établissement. Il est particulièrement adapté aux plateformes technologiques (ex. : génomique, bases de données fédérées), dont la programmation de recherche est parfois moins centralisée, mais dont l’impact est collectif et structurant. Ce volet permet également de financer certains coûts d’opération, comme les salaires liés à la maintenance de la plateforme.
Les subventions peuvent couvrir une période allant jusqu’à 5 ans, voire 7 ans pour les propositions dont le budget dépasse 10 M$.
Le taux de succès national du Fonds d’innovation de la FCI tourne autour de 33 %, mais cela peut varier selon la taille des propositions et les quotas institutionnels.
Les propositions doivent permettre la réalisation d’une recherche dont la portée scientifique peut se mesurer aux standards internationaux du domaine.
Sans être exhaustive, voici des exemples de types de propositions :
· Développement ou acquisition de bases de données
· Création d’applications ou de logiciels de recherche
· Laboratoires d’observation
· Plateformes technologiques ou numériques
· Studios d’enregistrement ou infrastructures muséales
Oui. Elles sont admissibles au Volet 1 (le volet traditionnel) et au Volet 2 (le volet en sciences sociales et humaines), que la FCI a justement introduit pour encourager les propositions dans ces domaines.
Voici quelques exemples inspirants :
· Développement ou fédération de bases de données (ex. : données sur l’enfant, données autochtones)
· Applications numériques pour la collecte ou l’analyse de données
· Laboratoires d’observation des interactions sociales ou familiales
· Infrastructures délocalisées ou mobiles (ex. : laboratoires citoyens)
· Studio d’enregistrement pour la recherche-création
· Technologies muséales ou de la scène
· Plateformes analytiques pour le traitement automatisé de données
· Propositions de recherche citoyenne
Le concours Fonds d’innovation (FI) est structuré en trois volets, chacun conçu pour mieux refléter la diversité des réalités en matière d’infrastructure de recherche :
Volet 1 – Le volet traditionnel
Ce volet s’adresse à tout type de proposition, dans tous les domaines. Il est particulièrement adapté aux propositions d’infrastructure qui soutiennent une programmation de recherche structurée, portée par une équipe clairement identifiée. L’approche peut être disciplinaire ou interdisciplinaire ou intersectorielle, selon les besoins du programme de recherche.
Volet 2 – Le volet en sciences humaines et sociales
Ce volet a été introduit pour mieux répondre aux besoins spécifiques des équipes en sciences humaines et sociales, dont les infrastructures peuvent différer des modèles technologiques plus classiques. Il permet à chaque établissement de soumettre une proposition hors quota institutionnel, ce qui représente une opportunité stratégique pour les domaines historiquement moins représentés dans ce concours.
Volet 3 – Le volet pour les plateformes de services
Ce volet vise les infrastructures partagées qui offrent des services à un large bassin d’utilisatrices et utilisateurs, souvent au-delà d’une seule équipe ou d’un seul établissement. Il est particulièrement adapté aux plateformes technologiques (ex. : génomique, bases de données fédérées), dont la programmation de recherche est parfois moins centralisée, mais dont l’impact est collectif et structurant. Ce volet permet également de financer certains coûts d’opération, comme les salaires liés à la maintenance de la plateforme.
Absolument. Les propositions interfacultaires peuvent être particulièrement pertinentes, notamment lorsqu’elles permettent de mutualiser les ressources, de croiser les expertises ou d’éviter des chevauchements entre initiatives similaires.
Dans le cadre du Fonds d’innovation, les propositions les plus ambitieuses sont souvent celles qui mobilisent plusieurs disciplines, voire plusieurs secteurs, pour répondre à des enjeux complexes. Dans ce contexte, une approche interfacultaire peut enrichir la portée scientifique et sociale de la proposition, tout en renforçant sa cohérence et sa pérennité.
Il est donc recommandé d’amorcer les discussions tôt avec les facultés concernées, afin de clarifier les rôles, les contributions et les appuis institutionnels.
Absolument. Les propositions interétablissement peuvent offrir une réelle valeur ajoutée, notamment lorsqu’elles permettent de mettre en commun des expertises complémentaires, de partager des infrastructures ou d’éviter la duplication d’initiatives similaires.
Dans le cadre du Fonds d’innovation, les propositions les plus ambitieuses sont souvent portées par des collaborations qui dépassent les frontières institutionnelles. Une approche interétablissement peut renforcer la portée scientifique, favoriser l’accès à des ressources diversifiées et accroître les retombées pour l’ensemble du milieu de la recherche.
Il est donc recommandé d’amorcer les discussions tôt avec les établissements partenaires, afin de clarifier les rôles, les engagements et les contributions attendues.
Chaque université reçoit de la FCI un quota institutionnel, qui correspond à la valeur totale des propositions qu’elle peut soumettre au concours Fonds d’innovation. Ce quota est réparti à l’interne entre les facultés, selon un processus coordonné par le VRRCI (vice-rectorat à la recherche, à la création et à l’innovation).
Pour maximiser les chances de succès, l’Université Laval organise un concours interne lors duquel elle sollicite des propositions pour une valeur équivalente au double de son quota. Chaque faculté reçoit alors une enveloppe indicative, correspondant à la valeur des propositions qu’elle peut soumettre au concours interne.
Ce processus interne à l’Université Laval permet de faire émerger plusieurs propositions, puis de retenir les plus compétitives, qui seront ensuite soumises officiellement à la FCI. À noter que la sélection interne est contrainte par le quota institutionnel : la valeur totale des propositions retenues ne peut dépasser la valeur réelle du quota autorisé par la FCI.
Les propositions interfacultaires ou interétablissement peuvent bénéficier d’un appui partagé entre plusieurs unités. Cela suppose des discussions en amont pour clarifier les rôles, les contributions et les priorités.
Chaque faculté peut accepter de soutenir une ou plusieurs propositions portées par d’autres facultés, en y consacrant une partie de son enveloppe, selon l’implication de ses chercheuses et chercheurs. Il est très fortement recommandé que les engagements soient clairement établis et fermement convenus en amont, car cela renforce la cohérence et la faisabilité de la proposition, contribuant ainsi à un meilleur positionnement lors de la sélection interne.
Du côté interuniversitaire, de telles collaborations peuvent permettre de mutualiser les enveloppes entre établissements. Là encore, pour assurer la cohérence et la faisabilité de la proposition qui sera examinée lors de la sélection interne, il est essentiel que les engagements soient clairement établis et fermement convenus en amont.
Dans le cadre du programme Fonds d’innovation, le montage financier d’une proposition repose sur une structure tripartite :
· 40 % du montant financé par la FCI
· 40 % du montant financé par le Gouvernement du Québec
· 20 % de cofinancement à trouver auprès de partenaires
Le 20 % de cofinancement peut provenir de plusieurs sources :
Admissibles
· Contributions privées (en argent ou en nature)
· Partenaires externes
· Philanthropie
· Rabais fournisseurs
· Temps de personnel technique (ex. : CSTIP)
· Revenus générés par des infrastructures existantes
Non admissibles
· Les trois conseils fédéraux (CRSH, CRSNG, IRSC)
· Les Fonds de recherche du Québec (FRQ)
· La majorité des ministères provinciaux
Les salaires liés au développement de l’infrastructure (ex. : programmation, structuration de bases de données, conception d’équipements) sont admissibles dans tous les volets du concours Fonds d’innovation. Toutefois, leur cofinancement est souvent plus difficile à obtenir, car les fournisseurs de services ne peuvent généralement pas offrir de rabais sur les montants associés aux ressources humaines.
Dans le volet 3, les salaires liés à l’opération ou à la maintenance d’une plateforme sont également admissibles. Cependant, le gouvernement du Québec ne bonifie pas ces coûts, ce qui signifie que pour chaque dollar de salaire dans ce volet, 60 % doivent être couverts par d’autres sources.
L’infrastructure doit être hébergée par un établissement admissible au financement de la FCI. Cela inclut :
· Les universités et collèges reconnus,
· Les hôpitaux de recherche,
· Les instituts de recherche,
· Les établissements de recherche à but non lucratif.
Les organisations non admissibles (ex. : entreprises privées, organismes communautaires, partenaires autochtones non affiliés) ne peuvent pas héberger l’infrastructure, même si elles peuvent contribuer financièrement ou en nature.
Si un partenaire non admissible au financement de la FCI est impliqué dans l’hébergement, l’entretien ou l’exploitation de l’infrastructure, une entente interinstitutionnelle peut être requise.
Il n’est pas strictement requis que cette entente soit signée avant le dépôt à la FCI. Toutefois, les engagements doivent être clairement établis et fermement convenus dès le concours interne. En l’absence d’entente formelle, il est recommandé d’inclure des lettres de confirmation des partenaires concernés, indiquant leur intention de collaborer et de mettre les ressources à disposition. Cela permet de réduire la perception de risque par les évaluateurs et de renforcer la crédibilité de la proposition.
Il n’y a pas de minimum, mais les équipes comptent généralement entre 8 et 10 professeures et professeurs. L’important est que l’équipe soit capable de réaliser la recherche proposée et d’exploiter l’infrastructure.
Oui, et leur participation est encouragée. Ce concours n’est pas réservé aux personnes ayant une longue carrière. Ce qui compte, c’est la compétitivité de la recherche proposée, quel que soit le stade de carrière.
Oui, sous certaines conditions. La FCI évalue la contribution réelle à la recherche et la capacité à exploiter l’infrastructure. Il n’est pas nécessaire d’avoir une affiliation institutionnelle traditionnelle (ex. : université ou collège), mais il faut démontrer que la personne ou l’organisation joue un rôle actif et pertinent dans la proposition.
Si un partenaire non admissible au financement de la FCI est impliqué dans l’hébergement, l’entretien ou l’exploitation de l’infrastructure, une entente interinstitutionnelle peut être requise.
Il n’est pas strictement requis que cette entente soit signée avant le dépôt à la FCI. Toutefois, les engagements doivent être clairement établis et fermement convenus dès le concours interne. En l’absence d’entente formelle, il est recommandé d’inclure des lettres de confirmation des partenaires concernés, indiquant leur intention de collaborer et de mettre les ressources à disposition. Cela permet de réduire la perception de risque par les évaluateurs et de renforcer la crédibilité de la proposition.
Le Fonds d’innovation (FI) finance l’infrastructure qui rend possible la recherche, et non la recherche elle-même. Ce financement vise les moyens matériels, technologiques ou numériques nécessaires pour permettre à une équipe de chercheuses et chercheurs de mener une recherche ambitieuse et structurée.
La recherche demeure au cœur de la proposition, mais elle doit être présentée comme étant rendue réalisable grâce à l’infrastructure demandée. Ce qui est évalué, c’est la manière dont l’infrastructure soutient concrètement la recherche proposée, et comment cette articulation contribue à la qualité, à la pertinence et à la pérennité de l’ensemble.
Parmi les dépenses admissibles, on retrouve :
· Équipements scientifiques ou technologiques
· Logiciels spécialisés
· Bases de données (développement, structuration, acquisition)
· Rénovation ou aménagement d’e
· Salaires liés à la conception ou au développement de l’infrastructure (ex. : programmation, architecture de données)
Pour les coûts d’opération, voir la question « Que sont les coûts d’opération et quelle est la différence avec les coûts d’exploitations? »
Parmi les dépenses non admissibles, on retrouve :
· Salaires pour mener des activités de recherche
· Mobilier de bureau (sauf exception)
· Coûts liés à la diffusion ou à la publication des résultats
Pour les coûts d’opération, voir la question « Que sont les coûts d’opération et quelle est la différence avec les coûts d’exploitations? »
Les coûts d’opération et les coûts d’exploitation sont deux notions distinctes dans le cadre du concours Fonds d’innovation :
Les coûts d’opération désignent les dépenses liées au fonctionnement technique de l’infrastructure, comme la maintenance, l’entretien, ou les salaires du personnel chargé d’opérer une plateforme. Ces coûts sont admissibles uniquement dans le volet 3, qui est destiné aux plateformes de services partagées. Toutefois, il est important de noter que le gouvernement du Québec ne bonifie pas ces coûts dans son calcul de cofinancement, ce qui peut représenter un défi budgétaire.
Les coûts d’exploitation, quant à eux, renvoient aux activités de recherche elles-mêmes (ex. : collecte de données, analyse, diffusion des résultats). Ces coûts ne sont admissibles dans aucun volet du concours FI. Le financement vise exclusivement l’infrastructure qui rend la recherche possible, et non la recherche en tant que telle.
Le processus de dépôt d’une proposition au concours Fonds d’innovation de la FCI comporte plusieurs étapes, dont une sélection interne à l’Université Laval, suivie du processus officiel de la FCI :
Concours interne à l’Université Laval
Chaque faculté reçoit une enveloppe indicative pour soumettre des propositions. L’Université sollicite environ le double de son quota afin de procéder à une sélection interne. Seules les propositions jugées les plus compétitives sont retenues pour être déposées à la FCI.
Avis d’intention
Cette étape est non éliminatoire. Elle permet à la FCI de planifier l’évaluation en constituant les comités. Un résumé de la proposition est requis, mais il ne détermine pas l’issue de la demande.
Proposition complète
Il s’agit d’un document détaillé (entre 25 et 36 pages, selon la langue et la taille de la proposition) qui présente la recherche, l’infrastructure demandée, les retombées et les modalités de mise en œuvre.
Évaluation par la FCI (trois étapes)
- Comité d’experts : évaluation disciplinaire coordonnée par les FRQ au Québec. Les propositions qui passent cette étape reçoivent automatiquement le financement du gouvernement du Québec (40 %).
- Comité multidisciplinaire : regroupe des experts de divers domaines, qui évaluent la qualité scientifique et la faisabilité des propositions.
- Comité d’évaluation multidisciplinaire spécial (CEMS) : ce comité trace la ligne de financement. Il ne reçoit que les rapports des deux premières étapes et le résumé (4 pages en français, 3 pages en anglais). C’est à cette étape que la décision finale est prise.
Ce résumé est le seul document examiné par le Comité d’évaluation multidisciplinaire spécial (CEMS), qui établit la ligne de financement. Il doit donc être clair, convaincant et bien rédigé, car il influence directement la décision finale.
Non. Il est recommandé de rédiger dans la langue avec laquelle l’équipe est la plus à l’aise, tout en tenant compte du bassin d’évaluateurs disponibles. Les demandes en français bénéficient de 20 % de pages supplémentaires.
Oui, et cela peut être bénéfique. Les commentaires des évaluateurs permettent souvent d’améliorer la proposition pour un dépôt ultérieur.
Le plus tôt possible. Que le concours interne soit lancé ou pas encore, il est judicieux de commencer à discuter avec les partenaires, les facultés et les conseillères en développement de la recherche.
Il est recommandé de contacter les conseillères en développement de la recherche ou le VRRCI (vice-rectorat à la recherche, à la création et à l’innovation) pour valider l’admissibilité. Il est aussi possible de consulter le navigateur de la FCI pour voir des exemples de propositions.
· Le cofinancement, surtout pour les salaires
· La coordination entre partenaires
· La rédaction du dossier, qui est exigeante
· La planification à long terme