Profils des doctorants

Titre de la thèse : Not only domestic matters: the international dimension of authoritarian survival. The case of Syria

Ma thèse de doctorat vise à analyser les choix de politique étrangère des États autoritaires au Moyen-Orient dans des contextes de transition politique. En général, la recherche académique a peu mis l'accent sur l'aspect international des transitions dans les pays du monde arabe. En conséquence, la région a souvent été considérée comme résistante aux processus de transition démocratique, puisque analysée sur la base de variables exclusivement nationales. Ce qui fait défaut dans la littérature scientifique c'est la valeur attribuée aux variables internationales, qui jouent un rôle essentiel. En effet, les acteurs internationaux agissent souvent comme les parrains des gouvernements auxquels ils s'intéressent : ils peuvent donc être un facteur aussi déterminant que les variables purement nationales. Dans le cas spécifique de cette recherche, l'accent sera mis sur la guerre civile syrienne des dix dernières années (2011-2021). Le gouvernement autoritaire de Bachar al-Assad a en fait été soutenu par les gouvernements autoritaires de la Russie et de l'Iran, qui lui ont permis de rester au pouvoir. La guerre civile syrienne est un cas exceptionnel car, face au gouvernement en place, se trouvait une opposition soutenue à son tour par d'autres acteurs autoritaires (Arabie saoudite, pays du Golfe persique). La Syrie est ainsi devenue le champ de bataille entre des régimes non démocratiques, dont certains ont soutenu des choix de politique étrangère visant à empêcher une éventuelle transition démocratique. Grâce à cette recherche, il sera possible de combiner l’étude de la politique étrangère et les études comparatives sur les transitions de régimes politiques (la transitologie). Cette hybridité permet une analyse multidimensionnelle, dans laquelle les variables internationales et nationales sont complémentaires à une explication plus globale. L’étude permettra également d'élargir nos connaissances sur les régimes autoritaires en tant qu'acteurs actifs et rationnels dans leurs choix de politique étrangère. Par leurs choix et leurs investissements, ils ont pu influencer la trajectoire politique de la Syrie à un moment charnière de son histoire. D'un point de vue théorique, montrera que même les régimes non démocratiques se comportent comme des acteurs rationnels sur la scène internationale lorsqu'il s'agit de choix stratégiques ou d'intérêts particuliers. 

Direction: Francesco Cavatorta
Codirection: Jonathan Paquin

Études antérieures

  • Master en sciences internationales, spécialisation en MENA Politics, à l'Université de Turin (Italie) 2016-2019
  • Licence en science politique et relations internationales, à l'Università Del Salento (Italie) 2012-2016

 

Affiliations

Intérêts de recherche

  • Démocratisation
  • Analyse de politiques étrangères
  • Relations internationales
  • Moyen-Orient
  • Régime autoritaire